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	<title>Grand Écart &#187; apocalypse</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Mad Max : Fury Road, de George Miller</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2015 11:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/mad-max-fury-road-tom-hardy-george-miller.jpg" alt="Mad Max Fury Road, de George Miller" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-21383" />Dans cet opéra-rock plein de bruit et de fureur, ce maelstrom d’images fortes, au cœur de cette odyssée absurde que constitue <em>Mad Max : Fury Road</em>, il y a une figure centrale très étonnante, un héros dont la finalité est absolument opposée au mouvement même du film. Celui qui donne son nom au film et qui pourtant ne le révèle que tardivement est préoccupé par une chose : disparaître. Ne pas être là. Où il se rêve, on ne le saura pas. Mais le fait est que <em>Fury Road</em>, c’est l’histoire d’un homme qui lutte pour s’effacer. </p>
<p>Le premier plan nous le montre de dos, on ne distingue pas son visage caché sous des vêtements et une pilosité abondante. Ce sont les Warboys qui vont nous révéler Max et ainsi le forcer à se montrer. Il va ensuite se retrouver littéralement embarqué dans le conflit qui oppose Furiosa (Charlize Theron, qui crée là un personnage inoubliable) et Immortan Joe, la première lui ayant dérobé son plus grand bien, des femmes (des « couveuses », comme on dit dans ce monde…).</p>
<p>Max est là malgré lui, mais il prend parti pour ces femmes, sans jamais se défaire de ses démons (un enfant mort). Il porte en lui une culpabilité trop lourde, un passé trop pesant. Alors, oui, sa rédemption sera de mener à bon port ce convoi improbable, mais au-delà de cette mission, on sent que Max est seul, irrémédiablement seul. <span id="more-21379"></span></p>
<p>D’où cette sensation étrange d’un film où le personnage principal est « absent » : peu de dialogues, un jeu très renfermé, Tom Hardy compose un héros qui est là pour faire briller les autres en quelque sorte. Et c’est peu dire que George Miller a orchestré une fascinante galerie de personnages… </p>
<p><em>Mad Max : Fury Road</em>, c’est l’épure et la débauche en une seule œuvre, la mise en relation des extrêmes au sein d’un montage sophistiqué. Le vide et le plein en un seul espace. Un film d’une richesse incroyable et d’une simplicité étonnante. Un film qui hurle la douleur de son héros à travers des larmes de silence.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mad Max : Fury Road<em> de George Miller, avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Zoë Kravitz&#8230; Australie, 2015. Présenté hors compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 14 mai 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/srxfks/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Les Combattants, de Thomas Cailley</title>
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		<pubDate>Fri, 23 May 2014 15:14:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans ce Festival de Cannes, où les femmes sont battues, violées, bafouées, <em>Les Combattants</em> offre enfin un personnage de femme forte.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Apocalypse now</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/les-combattants-2.jpg" alt="Les Combattants" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-18058" />Dans ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/" target="_blank">Festival de Cannes</a>, où les femmes sont battues, violées, bafouées, <em>Les Combattants</em> offre enfin un personnage de femme forte. La première combattante du titre, c&#8217;est d&#8217;abord elle, Madeleine, Adèle Haenel. Athlétique, froide, abrupte. La survie est son mode de vie, son aspiration. Il s&#8217;agit de se préparer à l&#8217;inévitable, l&#8217;apocalypse autant redoutée que fantasmée par cette ex-étudiante en macroéconomie qui a abandonné ses études, estimant qu&#8217;il ne sert à rien de prévoir les mouvements d&#8217;un monde voué à disparaître. Car Madeleine est pragmatique. Ce qui ne lui servira pas en situation extrême ne l&#8217;intéresse pas. Aller boire un verre, danser, pour quoi faire ? <em>Les Combattants</em>, et c&#8217;est là l&#8217;une de ses nombreuses originalités, est une romance entre les personnages les moins romantiques du monde. Madeleine est entière. Pour survivre, il faudra être préparé, alors elle s&#8217;y attelle. Boit du sang de maquereau, fait de l&#8217;apnée dans sa piscine, un sac à dos rempli de tuiles, le tout pour intégrer les commandos de l&#8217;armée où elle espère apprendre des astuces comme celle de se pisser dessus en cas d&#8217;avalanche pour savoir où est le sol. <em>&#8220;Ah ouais, pas con, j&#8217;y aurais pas pensé&#8221;</em>, dit-elle sans ironie aucune. Le premier degré de Madeleine, sa détermination jusqu’au-boutiste y est pour beaucoup dans cette comédie pour une fois franchement drôle, sans avoir recours à des gags lourdingues. Le décalage entre Madeleine et Arnaud, jeune homme un brin naïf mais très intrigué par la jeune femme, donne au film sa saveur, avec un naturel confondant. Suivant le fameux schéma <em>&#8220;first, they meet, then, they fight, then, they fuck”</em> (d’ailleurs le titre anglais du film est<em>Love at First Fight</em>), les deux futurs tourtereaux commencent par se battre, littéralement, avant de se tourner autour, avec maladresse, parfois à l&#8217;aide de poussins congelés en guise de cadeau. Le jeune homme, comme le spectateur, est sans cesse dérouté et surpris par Madeleine, à qui le regard dur et la diction saccadée d&#8217;Adèle Haenel donne tout son caractère. Jamais il ne la juge. <span id="more-18054"></span>Au contraire, Arnaud plonge avec elle dans son délire apocalyptique, intègre un stage de l&#8217;armée pour être à ses côtés, lui offre la survie dont elle rêve le temps de quelques jours en forêt. Mine de rien, avec sa fraîcheur, son humour féroce et ses dialogues incisifs, <em>Les Combattants</em> pourrait être la comédie la plus sincère et juste qu’on ait vue dans le cinéma français depuis longtemps. Ajoutons à cela une certaine audace (réaliser une comédie sentimentale dans l&#8217;univers le moins glamour qui soit) et une maîtrise formelle revendiquée : ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on fait une comédie qu&#8217;elle doit être moche. Pour son premier film, Thomas Cailley rend ses lettres de noblesse au genre. Une très belle promesse pour les années à venir.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les combattants <em>de Thomas Cailley avec Adèle Haenel, Kevin Azaïs, Antoine Laurent&#8230; France, 2014. Sortie le 20 août 2014. Prix SACD de la 46e Quinzaine des réalisateurs.</em> </p>
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		<title>These Final Hours, de Zak Hilditch</title>
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		<pubDate>Wed, 21 May 2014 12:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Tic Tac Tic Tac Il ne vous reste que quelques heures avant la fin du monde… Auprès de qui souhaiteriez-vous les passer ? C&#8217;est la question que pose Zak Hilditch...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Tic Tac Tic Tac</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/thesefinalhoursaffiche.jpg" alt="These Final Hours, de Zak Hilditch" width="196" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17930" />Il ne vous reste que quelques heures avant la fin du monde… Auprès de qui souhaiteriez-vous les passer ? C&#8217;est la question que pose Zak Hilditch dans son premier long-métrage <em>These Final Hours</em>. Un film qui se joint ainsi à la grande famille des films apocalyptiques. Un exercice périlleux donc, dont la difficulté principale ne réside pas tant dans la problématique que dans les pistes explorées pour y répondre. Et force est de constater que cette histoire de fin du monde nous laisse un peu sur notre faim.</p>
<p>Ca tourne en boucle à la radio. Il reste douze heures avant l&#8217;éradication totale de toute vie sur terre. Le décompte a commencé. L&#8217;Europe a déjà disparu… Alors on baise, on prie, on se défonce, on tue. Dans une séquence d&#8217;ouverture lancée au rythme trépidant d&#8217;une bande-annonce, Hilditch nous passe en revue toute la panoplie comportementale des excès primales et primaires auxquels l&#8217;être humain est capable de s&#8217;adonner. James (le très sculpté Nathan Phillips), quant à lui, tergiverse avec Zoé, sa maîtresse, pour savoir s&#8217;ils passeront l&#8217;apocalypse ensemble ou s&#8217;il ira, comme prévu, à la <em>big party</em> de son ami Freddy, retrouver sa légitime, se repoudrer le nez et tout oublier. Mais James voit ses projets pré-apocalyptiques contrariés lorsqu&#8217;il est contraint en chemin de venir en aide à une fillette, Rose, tombée aux mains de deux lascars patibulaires… James n&#8217;ira donc pas à sa <em>big party</em> mais accompagnera Rose dans la recherche désespérée de son père qui lui a promis d&#8217;être là lorsque cela arriverait… <span id="more-17917"></span></p>
<p>Si la question de départ s&#8217;annonçait prometteuse – &#8220;Et vous, comment réagiriez-vous ?&#8221; –, le développement s&#8217;avère beaucoup plus discutable. Zak Hilditch y brasse à la fois un parti pris réaliste, celui de se concentrer essentiellement sur la dimension humaine de la fin du monde, et, par ailleurs, une mise en scène qui évoque tout le contraire. Des plans sur-construits, une image sur-esthétisée, des séquences &#8220;clipesques&#8221; (celle de la fameuse <em>big party</em>, notamment, se prélasse quelque part entre <em>Projet X</em> et <em>Spring Breakers</em>). L&#8217;oreille grince, les yeux piquent… Et on a toutes les peines du monde à s&#8217;attacher au destin pourtant ô combien tragique de notre duo James-Rose. On ne s&#8217;attardera guère non plus sur le bouquet final, à deux doigts de la série B, qui renforce encore un peu plus cette regrettable sensation d&#8217;un cinéaste qui n&#8217;a pas su choisir son camp.</p>
<p>&nbsp;<br />
These Final Hours<em> de Zak Hilditch, avec Nathan Phillips, Angourie Rice, Jessica de Gouw, Kathryn Beck&#8230; Australie, 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 22 juillet 2015.</em></p>
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		<title>Les Derniers Jours, d’Alex et David Pastor</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Aug 2013 14:09:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[film catastrophe]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans <em>Les Derniers Jours</em>, les hommes souffrent d’une crise d’agoraphobie aiguë. Inexplicablement. Tous, les uns après les autres, dans le monde entier, refusent de sortir à l’extérieur. D’ailleurs s’ils...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/lesderniersjours-affiche.jpg" alt="Les Derniers Jours d&#039;Alex et David Pastor" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14280" />Dans <em>Les Derniers Jours</em>, les hommes souffrent d’une crise d’agoraphobie aiguë. Inexplicablement. Tous, les uns après les autres, dans le monde entier, refusent de sortir à l’extérieur. D’ailleurs s’ils le font, ils meurent, comme pris d’une panique irrationnelle. Alors autant rester cloîtré chez soi ou à son travail et coloniser métros, égouts et espaces clos, en se livrant une guerre sans merci pour sa propre survie… Après <em>Infectés</em> qui traitait déjà de la fin du monde, mais aux Etats-Unis, les frères Pastor reviennent dans leur Espagne natale et utilisent Barcelone comme terrain de jeux. Ours dans une église, rats qui grouillent, rues désertes, hôpital en feu, cadavres en pagaille, supermarchés devenus châteaux forts à sauvegarder. Le chaos règne dans sa toute-puissance, comme une allégorie de la crise mondiale que nous subissons ces dernières années. Et deux hommes que tout oppose vont devoir faire équipe pour affronter le danger (intérieur et extérieur) afin de retrouver l’un sa femme enceinte, l’autre son père. Dans <em>Les Derniers Jours</em>, il y a un petit goût de <em>Phénomènes</em> de Shyamalan ou de <em>Blindness</em> de Meirelles : un virus apporté par l’air, on ne sait comment, qui joue sur les peurs des humains, jurant leur perte. <span id="more-14274"></span>Hormis quelques flash-back, tout le film se déroule dans une semi-pénombre oppressante, éclairée à la lampe-torche, avec des lumières orangées qui grésillent ou des écrans de téléphones portables devenus obsolètes. Il y a du prévisible, de-ci, de-là. On sait que les deux ennemis (charismatiques Quim Gutiérrez et José Coronado) vont devoir s’entraider et bientôt ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, véritables béquilles de sécurité dans ce monde qui vacille. Il y a quelques effets spéciaux un peu limités, reflétant un léger manque de moyens, mais aussi de superbes scènes esthétiques d’un Barcelone ravagé, dont seuls les animaux enfuis du zoo deviennent les maîtres. Et il y a surtout une fin frustrante qui aurait mérité à elle seule une plus longue exposition : la reconquête par l’homme de ce qu’il a perdu, grâce aux générations futures qui ne connaissent pas la phobie de leurs parents, qui eux, ne savent toujours pas comment affronter le monde extérieur. Une lueur d’espoir dans les ténèbres, tournée comme un conte de fées, après des scènes d’apocalypse au cruel réalisme&#8230;</p>
<p><strong>&raquo; Lire l&#8217;<a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/rencontre-freres-alex-david-pastor-realisateurs-derniers-jours-apocalypse/">interview d&#8217;Alex et David Pastor</a> à propos des <em>Derniers Jours</em></strong></p>
<p>&nbsp;<br />
Les Derniers Jours <em>d’Alex et David Pastor, avec Quim Gutiérrez, José Coronado, Marta Etura. Espagne, 2012. Sortie le 7 août 2013.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/src/x3vlkv/zone/2/autoplay/no/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" width="560" height="320"></iframe></center></p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 23 juin</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/plateau-tele-semaine-23-juin-2013/</link>
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		<pubDate>Sun, 23 Jun 2013 18:58:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[super-héros]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine on est mal-pensant. C'est l'été, enfin il paraît, et bientôt les vacances, et on se lâche. Rebondissant sur l'actualité, on escroque en bande organisée, mais dans la bonne humeur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/oceans-twelve-soderbergh.jpg" alt="Ocean&#039;s Twelve, de Steven Soderbergh" width="280" height="128" class="alignleft size-full wp-image-13987" />Cette semaine on est mal-pensant. C&#8217;est l&#8217;été, enfin il paraît, et bientôt les vacances, et on se lâche. Rebondissant sur l&#8217;actualité, on escroque en bande organisée, mais dans la bonne humeur (et sans mise en examen). On retrouve la naïveté adolescente et on se prend pour des super-héros. On fait des pieds et des mains pour retrouver sa dulcinée avant la fin du monde. Bref, on chôme pas.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Ocean&#8217;s Twelve</em>, de Steven Soderbergh – dimanche, 20h50 – TF1</h4>
<p>Comme c&#8217;est le cas pour beaucoup de suites, il est d&#8217;usage de conspuer <em>Ocean&#8217;s Twelve</em>. <em>Rotten Tomatoes</em> ne le cote qu&#8217;à 55 %, contre 82 % pour <em>Ocean&#8217;s Eleven</em>, c&#8217;est dire. Eh bien, pas de ça chez nous. Parce que cette suite respire la bonne humeur. Celle d&#8217;une bande de potes, contents de se retrouver, et de faire un petit film qui ne paie pas de mine. Oui, le scénario est un prétexte à tiroirs, et oui, tout le monde cabotine un peu. Mais chacun joue avec son image – divine apparition de Julia Roberts –, et se marre franchement. Du coup, si nous aussi, on aime bien ces gens (au choix : la classe de George Clooney, l&#8217;arrogance de Brad Pitt, la loose de Matt Damon, et/ou la capoeira de Vincent Cassel), qu&#8217;on n&#8217;est pas trop exigeant sur la profondeur psychologique et la complexité des personnages, c&#8217;est communicatif. Et c&#8217;est déjà pas mal. <span id="more-13982"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Kick-Ass</em>, de Matthew Vaughn – lundi, 20h50 – W9</h4>
<p>Tant qu&#8217;on est dans le ridicule assumé, avouons notre tendresse pour les super-héros ratés et les teen-movies. <em>Kick-Ass</em> est donc la synthèse parfaite. C&#8217;est la revanche des geeks, ces éléments de décor des films qui ne s&#8217;intéressent qu&#8217;à la pom-pom girl et au joueur de foot. Des super-héros sans super-pouvoirs, comme Batman, mais sans les moyens de Bruce Wayne. Des gamins qui pensent qu&#8217;en étudiant suffisamment les comics, ils sauront se débrouiller pour botter le cul des gros méchants. En combi de plongée. C&#8217;est drôle et ridicule, ultraréférencé et irresponsable (<em>« sans pouvoir, pas de responsabilité »</em>, disent-ils, en clin d&#8217;œil à <em>Spider-Man</em>), violent et mal-pensant. Bref, ça donne envie de voir la suite, en salle cet été.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Les Derniers Jours du monde</em>, des frères Larrieu – mercredi, 1h – France 2</h4>
<p>France 2 a une idée de programmation géniale. Proposer à ceux qui sont devant leur télé entre 1h et 3h du matin, donc les insomniaques, un film hautement anxiogène. Histoire qu&#8217;ils dorment bien. Un film apocalyptique réaliste. Ca commence par des petites choses, des coquillages qui ne sont plus consommables, de l&#8217;eau marron au robinet, une pluie de cendres. Tout cela semble intériorisé comme étant l&#8217;ordre normal des choses désormais. On pense alors à tous ces dérèglements qui semblent aujourd&#8217;hui normaux, qu&#8217;on est en juin et qu&#8217;on n&#8217;a encore pas eu deux semaines consécutives de beau temps. Rapidement, le film passe à l&#8217;hystérie collective et à une quête personnelle, propres à tous les délires, parfois totalement abscons, parfois plutôt pertinents. Le tout porté par l&#8217;exubérance de Mathieu Amalric, Sergi Lopez ou encore Karin Viard. Une chose est sûre, la vision finale d&#8217;un Paris déserté et plongé dans le noir, et ce sentiment d&#8217;une apocalypse proche assez tenace n&#8217;est pas du genre à faire retrouver le sommeil.</p>
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		<title>The End, de Jorge Torregrossa</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 07:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[The End commence avec les retrouvailles d’amis perdus de vue depuis vingt ans (comme dans une chanson de Patrick Bruel). Chacun joue son rôle comme on l’attend : il y...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/affiche-the-end-fin-torregrossa.jpg" title="The End, de Jorge Torregrossa" alt="The End, de Jorge Torregrossa" width="215" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11288" /></p>
<p><em>The End</em> commence avec les retrouvailles d’amis perdus de vue depuis vingt ans (comme dans une chanson de Patrick Bruel). Chacun joue son rôle comme on l’attend : il y a le beau gosse agaçant, la copine sympa mais avec qui personne ne veut coucher, la fiancée mystérieuse (avec qui tout le monde veut coucher)… Et, brillant par son absence, l’ombre d’Angel, dit « le prophète » depuis qu’il a avalé un peu trop de substances illicites. Si les personnages avaient été plus jeunes, <em>The End</em> aurait été un <em>teen movie</em>. Au lieu de ça, Torregrossa réalise un <em>quadra movie</em> avec un twist d’une heure vingt. Parce qu’au bout d’un quart d’heure, la classique conversation non finie de potes qui reprend là où on l’avait laissée est terminée, et le film prend un tour inattendu. </p>
<p>La <em>fin</em> du titre, ce n’est pas celle d’une amitié, c’est la fin de tout. Torregrossa installe calmement une ambiance toute en violence contenue : une sorte d’apocalypse sous Lexomil, distillant çà et là des séquences choc sur fond de paysages magnifiques, séquences qu’on aurait aimées plus nombreuses et qui témoignent de l’immuable règne animal. Dans <em>The End</em>, la nature reprend ses droits ; l’homme y est petit (réduit à ses mesquineries et lâcheté du début du film), la femme un peu moins, et son existence prétentieuse n’est rien de plus qu’une pièce de l’évolution, vouée à disparaître. A travers son allégorie, Torregrossa pointe du doigt l’humanité : qu’est-ce que vivre ? Existe-t-on en dehors du regard des autres, sommes-nous autre chose que des acteurs, comme l’avoue l’un des personnages : <em>« J’ai toujours été celui qu’on voulait que je sois »</em> ? <span id="more-11287"></span></p>
<p>Ce premier film de Jorge Torregrossa, récompensé par le Prix du jury du <a href="/pense-bete/festival-film-fantastique-gerardmer-2013/" title="20e Festival de Gérardmer">20e Festival de Gérardmer</a>, pose davantage de questions qu’il ne donne de réponses – ce qui laisse parfois circonspect –, mais au milieu d’une production où la mode apocalyptique est généralement synonyme d’hécatombe, de guerre nucléaire, de virus foudroyant ou de météorite, <em>The End</em> séduit par sa volonté de se démarquer et d’offrir une perspective poétique à la disparition.</p>
<p>&nbsp;<br />
The End <em>(Fin) de Jorge Torregrossa, avec Maribel Verdú, Daniel Grao, Clara Lago, Blanca Romero&#8230; Espagne, 2012. Prix du jury au 20e Festival du film fantastique de Gérardmer.</em></p>
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		<title>Apocalypse et cinéma : vive la fin du monde !</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Dec 2012 08:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[film catastrophe]]></category>
		<category><![CDATA[zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[21/12/2012. Aujourd’hui, c’est la fin du monde. Je me suis levé tôt exprès pour profiter des dernières heures d’électricité et donner d’ultimes signes de vie virtuels, envoyés dans les limbes de l’Internet...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/bombe-nucleaire-fin-monde.jpg" alt="Un champignon atomique" title="Un champignon atomique" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-10395" />21/12/2012. Aujourd’hui, c’est la fin du monde. Je me suis levé tôt exprès pour profiter des dernières heures d’électricité et donner d’ultimes signes de vie virtuels, envoyés dans les limbes de l’Internet jusqu’à la coupure finale. La fin est proche, mais je me demande encore comment ça va arriver. Le cinéma m’a préparé à tout : à affronter les zombies, à mourir instantanément pour cause d’attaque nucléaire au-dessus de ma tête – ou un peu plus tard pour cause d’attaque nucléaire pas tout à fait au-dessus de ma tête – et même à combattre le Diable. C’est d’ailleurs pour ça que je ne me sépare jamais de mon couteau suisse (toujours bien l’enfoncer dans la tête des zombies), d’une boîte d’aspirine 1000 mg (le 500 est absolument inefficace contre les radiations) et de ma bouteille d’eau bénite.</p>
<p>Malheureusement pour moi, d’après l’article « Neuf scénarios de fin du monde » (consultable <a href="http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/12/13/neuf-scenarios-de-fin-du-monde_1806224_1650684.html" target="_blank" rel="nofollow">ici</a>) publié dans le supplément Science &#038; Techno du <em>Monde</em> du 15 décembre 2012, mon kit de survie risque de peu me servir. Les scénarios envisagés par les très sérieux auteurs de l’article ne font aucune mention de revenants ni d’extraterrestres belliqueux. Exit <em>La Nuit des morts-vivants</em>, pourtant si révélateur d’une société qui se suicide à petit feu, et adieu le Mal absolu de l’oppressant <em>Prince des ténèbres</em> de John Carpenter. Même le final pré-apocalyptique de <em>Los Angeles 2013</em> du même Carpenter n’est pas retenu, alors qu’un arrêt pur et simple des tuyaux avait quelque chose de presque charmant. <span id="more-10386"></span></p>
<p>Non, depuis l’avènement de Roland Emmerich au rang de pape du film-catastrophe global, et surtout depuis que son <em>2012</em> a remis au goût du jour Mayas, dérèglement climatique et Bugarach, tout le monde s’attend à un séisme, un tsunami ou un ouragan. Ouf, aucun de ces scénarios n’est réellement retenu dans <em>Le Monde</em> ; celui qui s’en rapproche le plus, c’est celui d’« éruptions en chaîne de supervolcans », provoquant, si ce n’est la fin du monde, celle de régions complètes. Ainsi, malgré l’improbable Pierce Brosnan, <em>Le Pic de Dante</em> tiendrait la route ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/la-route-hillcoat-fin-monde.jpg" alt="La Route, de John Hillcoat" title="La Route, de John Hillcoat" width="280" height="157" class="alignright size-full wp-image-10396" /><em>La Route</em>, d’ailleurs, c’est aussi le titre du film de John Hillcoat (et surtout du roman de Cormac McCarthy) ; avec son réalisme brut et ses décors glaçants, <em>La Route</em> semble relever du documentaire. Si rien n’est explicitement précisé, le monde post-apocalyptique décrit dans l’œuvre suggère une guerre atomique, suivie d’un redoutable « hiver nucléaire ». Car en plus de décimer immédiatement des populations entières, <em>« les énormes quantités de particules arrachées à la Terre rempliraient l’atmosphère sur plusieurs dizaines de kilomètres de hauteur, jusqu’à causer pour longtemps au sol obscurité, froid et sécheresse. Et s’ensuivraient l’écroulement de l’agriculture et une famine de dimension planétaire »</em>, précise Etienne Dubuis, le journaliste du <em>Monde</em>. </p>
<p>Le nucléaire fait entrer l’homme dans une nouvelle ère : pour la première fois, il est capable d’anéantir sa planète. L’être humain ne doit plus forcément sa perte à la fatalité ou aux petits hommes verts, mais à lui-même. Meurtri à jamais par la bombe, le Japon a d’ailleurs très vite donné naissance au fantasme atomique, et le cinéma l’a formulé dès 1954. Dans <em>Godzilla</em> de Ishirō Honda, le monstre naît des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki et sème la mort autour de lui. Seul moyen de le stopper : créer une force de destruction encore supérieure. Avant que <em>Godzilla</em> ne devienne une série de films sans âme (tiens, dont le remake américain est signé… Roland Emmerich), il s’agit d’une redoutable métaphore de la peur atomique. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/monde-chair-diable-macdougall-fin-monde.jpg" alt="Le Monde, la chair et le diable, de Ranald MacDougall" title="Le Monde, la chair et le diable, de Ranald MacDougall" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-10397" />Au cinéma, la peur de l’apocalypse est souvent double : d’abord, celle de mourir ; ensuite, celle de survivre. Et de réapprendre à vivre, à se nourrir, être capable d&#8217;affronter de nouveaux dangers – ou les mêmes. Edité en DVD il y a peu, <em>Le Monde, la chair et le diable</em> est l’œuvre visionnaire de Ranald MacDougall. Après l’apocalypse nucléaire, trois survivants se retrouvent, et reconstruisent inconsciemment le même schéma sociétal, sans apprendre de leurs erreurs.</p>
<p>Le mythe du survivant abreuve largement le septième art. <em>The Last Man on Earth</em>, s’il n’est pas inoubliable, raconte parfaitement l’horrible et monotone quotidien de Robert Morgan, unique rescapé d’une pandémie. Le remake de ce film, <em>Je suis une légende</em> avec Will Smith, revient lourdement sur les événements qui ont conduit à l’extermination de l’espèce, comme pour valider avec autorité les thèses du roman de Richard Matheson. Pourtant, à en croire <em>Le Monde</em>, le risque d’un tel virus est quasi nul, pour des raisons aussi originales que logiques : un virus extrêmement virulent, comme Ebola, tue trop vite ses victimes pour se propager mondialement ; à l’inverse, un virus plus lent laisse suffisamment de temps aux scientifiques pour mettre au point un vaccin. Aux oubliettes les <em>Alerte !</em>, <em>28 jours plus tard</em>, <em>Perfect Sense</em> et autre <em>Contagion</em>, pourtant si (faussement) documenté. Chouette, une fin du monde en moins.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/melancholia-von-trier-dunst-fin-monde.jpg" alt="Kirsten Dunst dans Melancholia" title="Kirsten Dunst dans Melancholia" width="280" height="133" class="alignright size-full wp-image-10398" />De toute façon, depuis que j’ai vu l’incroyable <em><a href="/cinema/melancholia-lars-von-trier/" target="_blank">Melancholia</a></em>, je nourris le secret espoir que la fin du monde ressemble à ça. Une collision, une fin identique pour tous, calme, attendue et d’une beauté destructrice. Lars von Trier n’est pas Michael Bay et <em>Melancholia</em> n’est pas une débauche d’effets spéciaux, mais un étrange chef-d’œuvre qui se finit presque bien. En plus, toujours d’après « Neuf scénarios de fin du monde », celui-ci est l’un des plus sérieux (avec une probabilité estimée à 1 fois tous les 100 millions d’années). Mais la vraie fin, l’inéluctable apocalypse, le journal la dévoile : ce sera dans 4,8 milliards d’années, lorsque le Soleil, en fin de vie, gonflera et avalera la Terre. Une sorte de <em>Sunshine</em> inversé, en somme.</p>
<p>Avec toutes ces possibilités, et si je fais – heureusement ? – partie des survivants du 21 décembre 2012, je n’ai plus qu’à continuer de me préparer au mieux en regardant des films, un peu à la manière de Curtis LaForche, le héros de <em>Take Shelter</em>, qui se prépare au pire. Pour moi, la fin du monde, c’est chaque soir, après un épisode de <em>Walking Dead</em> et avant <em>La Nuit de la comète</em>. Je vais continuer à l’attendre tranquillement, et à me délecter de sa mécanique, qui électrise mon cinéma depuis <em>La Fin du monde</em> d’Abel Gance.</p>
<p>A demain ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="reference"><strong>Les références :</strong><br />
<em>La Nuit des morts-vivants</em>, George A. Romero, 1968<br />
<em>Prince des ténèbres</em>, John Carpenter, 1987<br />
<em>Los Angeles 2013</em>, John Carpenter, 1996<br />
<em>2012</em>, Roland Emmerich, 2009<br />
<em>Le Pic de Dante</em>, Roger Donaldson, 1997<br />
<em>La Route</em>, John Hillcoat, 2009<br />
<em>Godzilla</em>, Ishirō Honda, 1954<br />
<em>Godzilla</em>, Roland Emmerich, 1998<br />
<em>Le Monde, la chair et le diable</em>, Ranald MacDougall, 1959<br />
<em>The Last Man on Earth</em>, Ubaldo Ragona et Sidney Salkow, 1964<br />
<em>Je suis une légende</em>, Francis Lawrence, 2007<br />
<em>Alerte !</em>, Wolfgang Petersen, 1995<br />
<em>28 jours plus tard</em>, Danny Boyle, 2002<br />
<em>Perfect Sense</em>, David MacKenzie, 2011<br />
<em>Contagion</em>, Steven Soderbergh, 2011<br />
<em>Melancholia</em>, Lars von Trier, 2011<br />
<em>Armageddon</em>, Michael Bay, 1998<br />
<em>Sunshine</em>, Danny Boyle, 2007<br />
<em>Take Shelter</em>, Jeff Nichols, 2011<br />
<em>Walking Dead</em>, série créée par Frank Darabont et Robert Kirkman, 2010<br />
<em>La Nuit de la comète</em>, Thom Eberhardt, 1984<br />
<em>La Fin du monde</em>, Abel Gance, 1931</div>
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