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	<title>Grand Écart &#187; Programme Télé</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Plateau télé : semaine du 9 mars 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Mar 2014 18:23:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La semaine dernière, on apprenait la mort d&#8217;Alain Resnais. Depuis, Arte a déprogrammé The Housemaid et La Servante pour diffuser Mon oncle d&#8217;Amérique et Mélo. Mais sur France Télévisions, rien....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/television-cinema-phono-an-2000-imaginee.jpg" alt="Correspondance &quot;cinéma-phono-télégraphique&quot; imaginée au début du XXe siècle" width="280" height="178" class="alignleft size-full wp-image-15054" />La semaine dernière, on apprenait la mort d&#8217;Alain Resnais. Depuis, Arte a déprogrammé <em>The Housemaid</em> et <em>La Servante</em> pour diffuser <em>Mon oncle d&#8217;Amérique</em> et <em>Mélo</em>. Mais sur France Télévisions, rien. Ce qui a provoqué un coup de gueule de la part de Gilles Jacob, grand maître vénéré du Festival de Cannes, sur Twitter. Des messages et <a href="https://twitter.com/jajacobbi/status/441815291488911361" target="_blank" class="broken_link">des selfies boudeurs</a> pour protester contre le choix de diffuser <em>Smoking</em> et <em>No Smoking</em> les 23 et 30 mars après minuit – soit après les soirées électorales qui auront déjà achevé les plus chevronnés des téléspectateurs. On ne peut que se joindre à Gilles Jacob, mais on peut comprendre France 2 : ils ne pouvaient pas, par exemple, déprogrammer, ce soir, <em>Les Femmes du 6e étage</em>. Ce film, dispensable, qui voit Luchini faire du Luchini en découvrant l&#8217;univers des chambres de bonne avec autant d&#8217;enthousiasme que NKM vivant des moments de grâce dans le métro, avait déjà été la victime collatérale du décès de Georges Lautner en novembre dernier. Déprogrammer pour <em>Les Tontons flingueurs</em> que tout le monde connaît par coeur, oui. Déprogrammer pour rendre hommage à un cinéaste reconnu dans le monde, non. Chapeau France 2.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>La Leçon de piano</em>, de Jane Campion – lundi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Quelques jours après la Journée de la femme, la diffusion de <em>La Leçon de piano</em> est l&#8217;occasion de se souvenir que Jane Campion est la seule femme à avoir reçu une Palme d&#8217;or. Enfin la seule cinéaste puisque Steven Spielberg a eu la fantaisie, l&#8217;an dernier d&#8217;en décerner une conjointement à Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos pour <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/" target="_blank"><em>La Vie d&#8217;Adèle</em></a>. Curieusement, ces deux histoires d&#8217;amour ne sauraient être formellement plus opposées. A l&#8217;absolutisme d&#8217;Abellatif Kechiche répondent la lenteur et l&#8217;austérité de Jane Campion. Aux discours et aux disputes des deux jeunes femmes, le silence d&#8217;Holly Hunter. Au soleil de Lille, la brume de la Nouvelle-Zélande. Et pourtant, il s&#8217;agit dans les deux cas de s&#8217;ouvrir à l&#8217;autre, de découvrir et apprivoiser un désir insoupçonné, et, finalement, de s&#8217;affirmer. Et tout cela se termine en se plongeant – plus ou moins volontairement – dans l&#8217;eau.<span id="more-16557"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Sous le sable</em>, de François Ozon – mardi, 20h50 – HD1</h4>
<p>François Ozon, qui touche à tous les genres avec plus ou moins de réussite, signe ici un film de fantôme, très ancré dans la réalité. C&#8217;est l&#8217;absence qu&#8217;il filme. Le manque, l&#8217;incertitude. Sans doute un peu l&#8217;espoir. Le sujet de son film, c&#8217;est avant tout Charlotte Rampling. Une femme à la dérive alors que son mari a disparu sur une plage des Landes. Son élégance infinie, la pointe d&#8217;inquiétude que peut inspirer son regard lointain. Le mystère plane autant sur la cause de la disparition de Jean (noyade, fugue ou suicide ?) que sur l&#8217;état d&#8217;esprit de Marie, qui continue de parler de lui au présent et sent sa présence – il faut dire que Bruno Crémer est à la fois inoubliable et imposant. Une parenthèse sensible dans la filmographie d&#8217;un réalisateur d&#8217;habitude plus prompt à la provocation qu&#8217;à l&#8217;émotion.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Belle Epine</em>, de Rebecca Zlotowski – mercredi, 22h30 – France 4</h4>
<p> <em>« Belle, c&#8217;est un mot qu&#8217;on dirait inventé pour elle »</em> s&#8217;est dit un jour le cinéma français. Ca a commencé par Christophe Honoré avec <em>La Belle Personne</em>, et ça poursuit Léa Seydoux jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui avec le récent <em>La Belle et la Bête</em>. Mais c&#8217;est la <em>Belle Epine</em> qui intéresse Rebecca Zlotowski. Un bel oxymore qui correspond bien à l&#8217;actrice, rose piquante capable de faire tourner les têtes à Hollywood comme d&#8217;entretenir les polémiques dans le cinéma français, jusqu&#8217;à bouder ostensiblement aux César quand elle n&#8217;est pas récompensée (et donc de remettre 100 sous dans la machine sur le thème de l&#8217;enfant gâtée). Ici, Léa Seydoux incarne une adolescente dépassée par la mort de sa mère, livrée à elle-même dans l&#8217;appartement familial, avec les halles de Rungis pour échappatoire. <em>Belle Epine</em>, c&#8217;est aussi l&#8217;alliance de cette beauté froide et de la dureté d&#8217;un regard. De la bravade adolescente et de la douleur intime. De Rebecca Zlotowski, on a depuis pu voir <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/grand-central-rebecca-zlotowski/" target="_blank">Grand Central</a></em>, toujours avec Léa Seydoux. Dès son premier film – dont le projet a démarré sur les bancs de la Femis –, elle faisait déjà preuve d&#8217;une maîtrise impressionnante, composant ses cadres au millimètre, jouant avec la lumière et les focales. Entre Pialat et les teen-movies, la réalisatrice n&#8217;a pas choisi son camp. L&#8217;oxymore, toujours.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 2 mars 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Mar 2014 18:37:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[César]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/semaine-plateau-tv-s.jpg" alt="La télé ça décoiffe" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-12022" />A l&#8217;heure où l&#8217;on écrit ces lignes, on est toujours sous le choc de la razzia Gallienne aux Cesar et des deux seuls prix (un chacun) réservés à <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/">La Vie d&#8217;Adèle</a></em> et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/linconnu-lac-alain-guiraudie/" title="L’Inconnu du lac, de Alain Guiraudie">L&#8217;Inconnu du lac</a></em>. Du coup, c&#8217;est avec la peur au ventre qu&#8217;on aborde la nuit des Oscars (un aperçu du cauchemar : rien pour Cate Blanchett, le doublé pour Jennifer Lawrence dans un film de David O. Russell, lui-même grillant au poteau Martin Scorsese, Alfonso Cuaron, Steve McQueen et Alexander Payne, et, pour couronner le tout, l&#8217;Oscar de la musique à <em>Gravity</em>). Pour conjurer le sort, on détourne le regard de <em>Bienvenue chez les Ch&#8217;tis</em> dimanche sur TF1, et, avec les films de cette semaine, on se dit que par le passé, des prix ont été justement décernés (Sara Forestier dans <em>Le Nom des gens</em>) ou que des grands ont été honteusement oubliés (Patrick Dewaere nommé six ans de suite, dont l&#8217;année du <em>Juge Fayard</em>, lundi sur Arte), et aussi qu&#8217;une carrière peut prendre un tournant inattendu (Matthew McConaughey à revoir dans <em>Comment se faire larguer en 10 leçons</em>, mardi sur Numéro 23).</p>
<h4><em>Fighter</em>, de David O. Russell – lundi, 23h – D8</h4>
<p>David O. Russell, le nouveau nabab du cinéma américain, raflant Oscars, Baftas et Golden Globes à la pelle était pourtant indésirable des studios américains après l&#8217;échec retentissant de <em>J&#8217;adore Huckabees</em>. Avant <em>Happiness Therapy</em> et <em>American Bluff</em>, c&#8217;est avec <em>Fighter</em> qu&#8217;il s&#8217;était de nouveau fait un nom. Et avant de donner une respectabilité à Bradley Cooper – qui n&#8217;était jusque là que le beau gosse de <em>Very Bad Trip</em> –, c&#8217;est à Mark Wahlberg qu&#8217;il avait donné de l&#8217;épaisseur dans ce rôle de boxeur entraîné par son grand frère. Comme dans le film, ce n&#8217;est pourtant pas sa victoire à lui qui importe, mais celle de Christian Bale, récompensé de l&#8217;Oscar du second rôle. Un film de reconquête, qui en dit autant sur ses auteurs et acteurs, qui ont tous connus la traversée du désert, que sur ses personnages.<span id="more-16504"></span></p>
<h4><em>Le Nom des gens</em>, de Michel Leclerc – mercredi, 20h45 – France 4</h4>
<p>On oubliera vite que Sara Forestier n&#8217;a pas été honorée cette semaine en célébrant le fait qu&#8217;elle l&#8217;a justement été pour son rôle dans <em>Le Nom des gens</em>. Un rôle de jeune femme libre, impulsive, déconcertante, avec une savoureuse ligne de conduite : les mecs de droite, les fachos dirait cette fille de militante gauchiste, c&#8217;est elle qui les baise. Littéralement. Face à elle, le trop raisonnable Jacques Gamblin est bousculé par cette spontanéité, par cette apparente insouciance finalement plus profonde. Une réflexion subtile sur l&#8217;engagement au quotidien, un débat sans fin entre la raison et la passion : ce n&#8217;est pas toujours le meilleur produit qui emporte le marché, nous répète Jacques Gamblin inlassablement. Le tout enrobé d&#8217;un humour féroce, où l&#8217;émotion affleure sans prévenir (les personnages des parents, dont les blessures et regrets surgissent), agrémenté des délicieuses apparitions d&#8217;Alain Bedouet – la voix du Téléphone sonne de France Inter jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il prenne sa retraite il y a peu – et de Lionel Jospin. Un plaisir.</p>
<h4><em>The Housemaid</em>, de Im Sang-soo – mercredi, 20h50 – Arte<br />
<em>La Servante</em>, de Kim Ki-young – mercredi, 22h30 – Arte</h4>
<p>Pour finir, on se tourne vers les losers de la semaine : même pas un petit Oscar à se mettre sous la dent. Tout juste une présentation en Compétition à Cannes pour <em>The Housemaid</em>, reparti bredouille. Une variation troublante sur la domination et la liberté tant les deux réalisateurs coréens brouillent les pistes et mélangent les genres : drame psychologique, comédie acérée, film érotique et même thriller horrifique. Une immersion dans la classe dominante, du côté de l&#8217;escalier de service, où la question du choix et de la liberté de ses actes est omniprésente, voire jusqu&#8217;au-boutiste. La domination ne s&#8217;exerce pas seulement sur les faibles, et les puissants portent aussi leurs chaînes. Le choix de s&#8217;en défaire, en revanche, semble être celui de ceux qui n&#8217;ont plus rien à perdre.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 23 février 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Feb 2014 19:24:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[César]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu'on se prépare à célébrer le cinéma à la fin de la semaine avec les César vendredi soir puis les Oscars dans la nuit de dimanche à lundi pour les insomniaques, la télé aurait pu faire un effort...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/television-tv-moustache-noeud-pap.jpg" alt="Moustache TV" title="Moustache TV !" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-16401" />Alors qu&#8217;on se prépare à célébrer le cinéma à la fin de la semaine avec les César vendredi soir puis les Oscars dans la nuit de dimanche à lundi pour les insomniaques, la télé aurait pu faire un effort et se mettre sur son 31. Eh bien non. France 2 a innové avec succès en diffusant une série britannique en VM (la très réussie <em>Broadchurch</em>, avec David Tennant, ex-<em>Doctor Who</em>), mais France 3 reste à la traîne. Et si elle a la pertinence de diffuser <em>Le Discours d&#8217;un roi</em>, récompensé des 4 oscars les plus prestigieux (film, scénario, réalisateur, acteur), elle le fait en VF. Ce qui, pour un film sur les difficultés d&#8217;élocution du roi George VI, n&#8217;a aucun sens. Bref, heureusement qu&#8217;Arte existe et viendra nous sortir du marasme, avec notamment la poursuite de son cycle sur la guerre de 14-18 (<em>Capitaine Conan</em> et <em>Johnny s&#8217;en va-t-en guerre</em>). Ca vous laissera du temps pour commencer à faire des paris et pronostics sur les cérémonies du week-end, et à confectionner des grilles de bingo (intermittents, blague sur Julie Gayet, merci Claude Berri, larmes, bides, un moment gênant à la Jeanne Balibar, bisous à mes enfants qui me regardent à la télé, irruption de Gérard Depardieu, etc.). A vos stylos. <span id="more-16394"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>L&#8217;Horloger de Saint-Paul</em>, de Bertrand Tavernier – dimanche, 20h45 – Arte</h4>
<p>Pas de prise de risques inconsidérés. Tavernier, pour son premier film (récompensé du prix Louis-Delluc), a tapé dans les valeurs sûres : une adaptation de Simenon – qui, donc, n&#8217;a pas inspiré que des épisodes de <em>Maigret</em> –, transposée dans sa ville natale de Lyon, interprétée par Philippe Noiret. L&#8217;histoire d&#8217;un père qui découvre son fils lorsque celui-ci est recherché pour meurtre. L&#8217;histoire d&#8217;une complicité perdue et retrouvée. En arrière-plan, Tavernier brosse aussi le portrait de la France pompidolienne : les flics, les syndicats, le rapport de force. « <em>Tu vas voir que les Français ont encore voté comme des cons</em> », disent les premiers dialogues du film, après un long plan sur une voiture en flammes. Une violence sous-jacente, qui met une histoire intime sous tension et la place sur un terrain politique.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Mulholland Drive</em>, de David Lynch – dimanche, 20h50 – HD1</h4>
<p>L&#8217;une est aussi blonde que l&#8217;autre est brune. Une histoire d&#8217;opposés qui s&#8217;attirent jusqu&#8217;à se confondre. Une fois de plus David Lynch nous perd dans le dédale des inconscients, le sien, le nôtre, celui de ses personnages. Des longues scènes hypnotiques, une mystérieuse clé bleue, une quête. Avec David Lynch, on n&#8217;est jamais sûr de savoir où l&#8217;on va, de comprendre ce qu&#8217;on cherche et ce qu&#8217;on trouve. Peu importe, c&#8217;est le voyage qui compte. Se laisser embarquer, se perdre, et se raccrocher à un mot énigmatique avant d&#8217;aller se coucher : <em>silencio</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Un poison violent</em>, de Katell Quillévéré – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Sensation de la Quinzaine des réalisateurs 2010, <em>Un poison violent</em> suit Anna, 14 ans, et ses doutes alors qu&#8217;elle doit s&#8217;engager sur le chemin religieux. Au moment où elle doit faire sa confirmation, elle se trouve à la fois attirée par un jeune garçon et bouleversée par le départ de son père. Le parcours initiatique d&#8217;une jeune fille pendant l&#8217;été en Bretagne. Le conflit entre la chair et la foi, deux attirances contraires. Elle se crée, chemin faisant, ses propres valeurs, ses propres limites, affronte ses désirs.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Vilain</em>, d&#8217;Albert Dupontel – mercredi, 20h45 – France 4</h4>
<p>Vilain est un mot qui va bien à Albert Dupontel. Un mot un peu enfantin, à la fois désuet et réjouissant. Un mot de sale gosse. Espiègle, inventif, et finalement attachant. Dupontel écrit, depuis <em>Bernie</em>, des personnages outranciers, démesurés, dont la violence n&#8217;a d&#8217;égale que leur bêtise. Comme si le Coyote de Chuck Jones prenait vie sous nos yeux. Des stratagèmes impensables pour un duo burlesque vivifiant. Catherine Frot, grimée en vieille femme, face à son fils, Dupontel, donc, dans une escalade de cascades, de déguisements et de bruitages. A quelques jours des César, où Albert Dupontel concourt avec <em>Neuf mois ferme</em>, on se replonge avec délice dans l&#8217;univers déjanté d&#8217;un réalisateur qui se fait de plus en plus tendre avec les années. </p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 16 février 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Feb 2014 13:49:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Les vacances et les Jeux olympiques fournissaient les éléments idéaux d&#8217;une semaine télé pourrie. Eh bien non, tel un Nelson Monfort qui comprendrait enfin les règles du short track (on...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/zapping-television-jeux-olympiques-s.jpg" alt="Télévision et JO" title="Télévision et JO" width="280" height="139" class="alignleft size-full wp-image-16329" />Les vacances et les Jeux olympiques fournissaient les éléments idéaux d&#8217;une semaine télé pourrie. Eh bien non, tel un Nelson Monfort qui comprendrait enfin les règles du short track (on peut rêver), la télé peut surprendre. Avec une programmation de circonstance : l&#8217;inoubliable <em>Rasta Rockett</em>, dont les héritiers s&#8217;élancent ce dimanche sur les pistes de Sotchi ; <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/" title="Tomboy, de Céline Sciamma">Tomboy</a></em>, en pleine polémique puisqu&#8217;il fait partie du programme « Ecole et cinéma », au grand dam des défenseurs des stéréotypes sexués ; et le début de la saga <em>Indiana Jones</em>, un moment régressif propre aux vacances scolaires. Sans oublier <em>Le Fils préféré</em>, le premier film de Nicole Garcia derrière la caméra, alors qu&#8217;elle met en scène son fils dans <em>Un beau dimanche</em>, sorti au début du mois.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>La Grande Illusion</em>, de Jean Renoir – dimanche, 20h45 – Arte<br />
<em>Les Sentiers de la gloire</em>, de Stanley Kubrick – lundi, 20h50 – Arte<br />
<em>L&#8217;Adieu aux armes</em>, de Frank Borzage – lundi, 22h15 &#8211; Arte</h4>
<p>Arte présente, dans son cycle sur la Première Guerre mondiale, trois visions du conflit. Jean Gabin, Kirk Douglas et Gary Cooper sont chacun dans des positions différentes : dans un camp de prisonniers en Allemagne, entre soldats et généraux dans la guerre des tranchées, ou en arrière du front, dans les hôpitaux sous le charme des infirmières. Mais pour tous, il s&#8217;agit de résister à la boucherie en gardant son humanité, ses principes, ses émotions. Dans <em>La Grande Illusion</em>, Jean Renoir s&#8217;intéresse à la dimension sociale de la guerre, qui mélange dans ses rangs des hommes de tous milieux. Consacrant la fraternité entre les peuples, il montre l&#8217;amitié entre un Français et un Allemand (Pierre Fresnay et Erich von Stroheim), face au déclin de l&#8217;aristocratie, et les oppose à la vision d&#8217;un homme du peuple, Jean Gabin. <span id="more-16322"></span>La guerre pour la gloire des armes ou la guerre pour la souveraineté des peuples, chacun a sa vision du conflit, mais tous essaient de s&#8217;en extraire. Avant d&#8217;être rattrapés par l&#8217;absurdité d&#8217;un conflit qui sépare les nations. L&#8217;absurdité, c&#8217;est aussi ce qui intéresse Stanley Kubrick dans <em>Les Sentiers de la gloire</em>. La bêtise de ces généraux, calfeutrés dans les salons dorés, envoyant leurs hommes se faire tuer dans une bataille perdue d&#8217;avance pour ne pas être désavoués. Face à une parodie de justice, Kirk Douglas se dresse seul face à une institution qui organise la mort de ses propres troupes. L&#8217;absurdité, ce n&#8217;est pas tant celle de la guerre que celle de l&#8217;armée, au sein de laquelle les ambitions personnelles, et les veuleries individualistes, passent bien au-dessus de la survie collective. Un homme qui se bat au nom de ses principes et qui fait figure d&#8217;exception parmi les généraux, qui plaquent sur lui leur propre cynisme. <em>L&#8217;Adieu aux armes</em>, de son côté, reste éloigné du front. Après l&#8217;Allemagne et la France, nous voilà transportés en Italie, où un ambulancier américain tombe sous le charme d&#8217;une infirmière britannique. Chez Frank Borzage, la guerre est le décor d&#8217;une romance tragique, ce qui en conditionne à la fois la naissance et l&#8217;issue. L&#8217;ambiance de garnison, le deuil, l&#8217;urgence sont autant d&#8217;éléments qui font que Gary Cooper et Helen Hayes s&#8217;aiment, se séparent et se retrouvent.<br />
Trois films pour raconter la guerre, une guerre en noir et blanc, pour s&#8217;intéresser à ses aspects les plus différents. Certaines s&#8217;élèvent au-dessus du conflit, d&#8217;autres sont plongés dans ses méandres les plus abjects, et les derniers en subissent les conséquences. Chaque fois, des hommes pris dans un système qui les dépassent.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Les Aventuriers de l&#8217;arche perdue</em>, de Steven Spielberg – mardi, 20h50 – M6</h4>
<p>Après avoir repassé l&#8217;intégrale <em>Star Wars</em>, M6 poursuit une suite logique et quelque peu régressive avec <em>Indiana Jones</em>. On se replonge donc avec délice dans les aventures de l&#8217;archéologue à l&#8217;humour flegmatique, affublé, dans son combat face aux nazis (et non face aux extraterrestres&#8230; ceci est un appel au boycott du quatrième volet, <em>Le Royaume du crâne de cristal</em>), d&#8217;un père castrateur, d&#8217;une maîtresse courageuse et de sa peur des serpents. Harrison Ford a peut-être pris un petit coup de vieux depuis, il n&#8217;en est rien du fidèle Indy, tombeur de ces dames, aussi macho dominateur que fils diminué, aussi lâche que courageux. Un héros, un vrai, avec ses failles et une bonne dose d&#8217;autodérision pour une trilogie (oui, trilogie) dont le charme réside justement dans le fait qu&#8217;elle ne se prend pas au sérieux.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Tomboy</em>, de Céline Sciamma – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Si vous êtes Jean-François Copé ou Christine Boutin, restez éloignés d&#8217;Arte ce mercredi soir, sous peine de risquer le malaise cardiaque. Pour les autres, vous pouvez vous délecter de la sensibilité de Céline Sciamma, qui brosse dans <em>Tomboy</em> le portrait d&#8217;une fille qui se fait passer pour un garçon. Un garçon manqué (<em>tomboy</em>, en anglais, donc), au sens propre du terme. Mais, avec une bonne dose de valium, Jean-François Copé et autres Christine Boutin pourraient, grâce à ce film, accéder à des réalités qui les dépassent. Une quête d&#8217;identité, une confrontation aux stéréotypes, l&#8217;humiliation de la supercherie démasquée. <em>Tomboy</em> est un film de regard. Le regard que portent les enfants – filles et garçons – sur Laura déguisée en Michaël. Celui, bienveillant, de sa famille. Celui, plein de préjugés, des autres adultes. Un enfant et l&#8217;apprentissage des règles sociales, dont il est à la fois si facile de s&#8217;extraire tant que l&#8217;état civil n&#8217;est pas dévoilé, et si contraignantes tant elles attribuent des rôles prédéfinis. Le tout sous le soleil éclatant du mois d&#8217;août, qui enveloppe d&#8217;espoir cette histoire existentielle.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 9 février 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Feb 2014 13:05:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[expressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Une semaine riche à la télé, une fois n'est pas coutume. L'angoisse est à l'honneur, qu'il s'agisse de partir à la recherche de sa femme dans les rues de Paris, de préparer l'arrivée inattendue d'un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/cabinet-docteur-caligari-robert-wiene-expressionnisme-arte-s.jpg" alt="Le Cabinet du docteur Caligari, de Robert Wiene" title="Le Cabinet du docteur Caligari, de Robert Wiene" width="280" height="145" class="alignleft size-full wp-image-16199" />Une semaine riche à la télé, une fois n&#8217;est pas coutume. L&#8217;angoisse est à l&#8217;honneur, qu&#8217;il s&#8217;agisse de partir à la recherche de sa femme dans les rues de Paris, de préparer l&#8217;arrivée inattendue d&#8217;un enfant ou encore de donner naissance à un genre avec <em>Le Cabinet du docteur Caligari</em>. La politique est là aussi, sous sa forme la plus tyrannique et violente, avec le portrait d&#8217;Amin Dada, la face sombre de la CIA (et de la télé), ou encore les diatribes incessantes des diplomates à l&#8217;aube d&#8217;une guerre. Une semaine qui balaie les époques et les genres pour se rejoindre dans la dissection de nos propres contradictions.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Frantic</em>, de Roman Polanski – dimanche, 20h45 – Arte</h4>
<p>Sous l&#8217;œil toujours un brin ironique de Roman Polanski, un Américain à Paris, ça donne une confrontation ubuesque avec la bureaucratie policière, Gérard Klein qui abandonne son éternelle veste en velours et sort son plus bel accent anglais, et bien sûr la présence mystérieuse d&#8217;Emmanuelle Seigner. Une valise est échangée, une femme disparaît, Harrison Ford part à sa recherche. Sur la musique d&#8217;Ennio Morricone, il se perd dans les nuits parisiennes. Comme toujours, la mise en scène ciselée de Roman Polanski fait monter l&#8217;angoisse peu à peu, construisant patiemment le labyrinthe que devient Paris, loin des images de cartes postales. Un dédale de rues hostiles, avec pour guide l&#8217;envoûtante Emmanuelle Seigner. <span id="more-16193"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Dernier Roi d&#8217;Ecosse</em>, de Kevin MacDonald – dimanche, 20h40 – Numéro 23</h4>
<p>Venu du documentaire, aidé au scénario par Peter Morgan – le spécialiste britannique de la politique contemporaine (<em>The Queen</em>, <em>Frost / Nixon</em>) – Kevin MacDonald réalise un portrait ambigu d&#8217;Amin Dada, ici incarné par l&#8217;impressionnant Forest Whitaker. En s&#8217;intéressant à la relation, au cœur du film, entre le dictateur et son médecin, il montre un homme de pouvoir, aussi terrifiant que séduisant et charismatique. Le jeune James McAvoy, tout juste sorti de la fac, bercé d&#8217;illusions sur ses velléités humanitaires, tombe sous l&#8217;emprise du tyran, ébloui par sa folie des grandeurs. Plus que le dictateur sanguinaire, c&#8217;est cet aveuglement qui attire Kevin MacDonald. Les contradictions de son personnage, à la fois naïf et conscient des conséquences de ses actes. Ce qui fait qu&#8217;on privilégie sa propre ambition à ses valeurs, ce que l&#8217;on est finalement prêt à faire pour sauver sa peau. L&#8217;arrogance de la jeunesse occidentale face à la violence d&#8217;une Afrique en guerre.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>En cloque, mode d&#8217;emploi</em>, de Judd Apatow – dimanche, 20h50 – 6ter<br />
<em>Supergrave</em>, de Greg Mottola – mardi, 23h15 – M6</h4>
<p>Judd Apatow, réalisateur (<em>En cloque, mode d&#8217;emploi</em>) ou producteur (<em>Supergrave</em>), nouveau nabab de la comédie américaine, a trouvé le parfait dosage entre l&#8217;humour potache et l&#8217;émotion. Finis les bluettes des teen-movies entre la star de foot du lycée et la Prom Queen. Il met en scène des losers, gringalets comme Michael Cera et Christopher Mintz-Plasse ou plus gras comme Jonah Hill et Seth Rogen, certes, mais des losers drôles et attachants. Des antihéros à qui il est enfin temps de rendre justice. Judd Apatow surprend par la finesse qu&#8217;il arrive à insuffler à ses scénarios grivois, un mélange de bêtise et de subtilité. Des dialogues ultra-référencés, hommages incessants à la pop culture, qui donnent naissance à des moments intimes, des relations finement instiguées entre les personnages, sans violons et grande déclaration, mais plus justement, pleines de gêne et de maladresses. La revanche des geeks.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Confessions d&#8217;un homme dangereux</em>, de George Clooney – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Dès sa première réalisation, George Clooney se penche sur la politique et les médias. Avant <em>Good Night and Good Luck</em>, sur le maccarthysme, et <em>Les Marches du pouvoir</em>, au cœur d&#8217;une campagne présidentielle, l&#8217;acteur le plus classe du monde adaptait l&#8217;autobiographie de Chuck Barris, un présentateur de jeux télé qui se dit également tueur à gages pour la CIA. Un peu comme si Patrice Laffont avait une double vie. L&#8217;histoire d&#8217;un homme que personne ne prend au sérieux, y compris quand il confesse avoir tué. Sam Rockwell, acteur bien trop sous-estimé vu par exemple dans le troublant <em>Moon</em> de Duncan Jones, campe ici ce personnage pathétique, et remporte l&#8217;Ours d&#8217;argent à Berlin. Clooney filme cette histoire, écrite par Charlie Kaufman, avec son ironie habituelle, l&#8217;œil amusé (voire moqueur) par ces aventures rocambolesques, entre strass et paillettes et l&#8217;atmosphère plus glaçante de Berlin en pleine guerre froide, sans vraiment déterminer si son personnage dit vrai. A coup sûr, les ambitions d&#8217;un personnage frustré, assouvies ou non.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>In the Loop</em>, d&#8217;Armando Ianucci – mercredi, 22h30 – France 4</h4>
<p>Prolongement de la série de la BBC, <em>The Thick of It</em>, <em>In the Loop</em> plonge dans l&#8217;univers parfois absurde des spin doctors. Ici, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont au bord d&#8217;une invasion en Irak, et tout s&#8217;emballe après un choix de mots malheureux de la part d&#8217;un ministre. Le personnage de Malcolm Tucker, conseiller en communication du Premier ministre, est inspiré d&#8217;Alastair Campbell, le spin doctor de Tony Blair, et interprété par le prochain Doctor Who, Peter Capaldi. Un univers <em>so british</em> donc, où, soyons honnêtes, des rudiments d&#8217;anglais sont un plus pour savourer ces dialogues, forcément ciselés dans un univers où les mots comptent, qui s&#8217;enchaînent à une vitesse impressionnante. Un genre de <em>Borgen</em> sous acide.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Cabinet du docteur Caligari</em>, de Robert Wiene – mercredi, 23h35 – Arte</h4>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/palmares-21e-festival-international-film-fantastique-gerardmer-2014/" title="Le palmarès du 21e Festival de Gérardmer" target="_blank">Gérardmer</a> vous a plu ? Retour aux sources en forme de bilan, avec le premier film d&#8217;horreur de l&#8217;histoire du cinéma, présenté ici comme il l&#8217;a été lors de la Berlinale ce dimanche, en version restaurée en 4K avec une nouvelle musique de John Zorn. La modernité au service de l&#8217;expressionnisme allemand des années 1920. Figures fantasmagoriques, décors inquiétants, jeux d&#8217;ombres&#8230; tout est source d&#8217;angoisse, rappelant qu&#8217;il n&#8217;est nul besoin de recourir à moult effets spéciaux et débauche d&#8217;hémoglobine pour évoquer les peurs primaires.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 26 janvier 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jan 2014 17:04:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, on passera vite sur les programmations aberrantes (<em>Joyeuses funérailles</em>, la réjouissante comédie de Frank Oz avec la star de <em>Game of Thrones</em>, Peter Dinklage, en VF, à 0h25 lundi soir...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/virgin-suicides-sofia-coppola-tele-s.jpg" alt="Virgin Suicides, de Sofia Coppola" title="Virgin Suicides, de Sofia Coppola" width="280" height="140" class="alignleft size-full wp-image-15835" />Cette semaine, on passera vite sur les programmations aberrantes (<em>Joyeuses funérailles</em>, la réjouissante comédie de Frank Oz avec la star de <em>Game of Thrones</em>, Peter Dinklage, en VF, à 0h25 lundi soir sur France 2, ou les deux premiers volets de la savoureuse <em>Cornetto Trilogy</em>, – dont le troisième, <em>Le Dernier Pub avant la fin du monde</em> sort en DVD – dans le désordre – <em>Hot Fuzz</em>, puis <em>Shaun of the Dead</em> –, et en VF, jeudi soir sur NT1) pour se plonger, c&#8217;est dans l&#8217;air du temps, dans les affres du romantisme. La désillusion des rapports hommes-femmes dans la ronde <em>Embrassez qui vous voudrez</em>, la mélancolie de la rupture avec le très graphique <em>(500) jours ensemble</em>, le mystère des sœurs Lisbon et leurs <em>Virgin Suicides</em>, et, back to basics, le charme très britannique de <em>Quatre mariages et un enterrement</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Embrassez qui vous voudrez</em>, de Michel Blanc – dimanche, 20h50 – D8</h4>
<p>Des quiproquos, le jeu des apparences, des personnages extrêmes, et, comme toujours, le sens des répliques cinglantes, Michel Blanc réunit tous les ingrédients d&#8217;une comédie efficace, et les confie à des acteurs jamais décevants et parfois trop rares : Karin Viard, Sami Bouajila, Carole Bouquet, Denis Podalydès, Jacques Dutronc&#8230; Certainement parce qu&#8217;il en a l&#8217;expérience, il déjoue les pièges du film choral, ne délaissant aucun de ses personnages ou de ses intrigues. Sous le vernis de la comédie, et le soleil de vacances à la plage, il filme surtout les espoirs déçus et les illusions perdues. L&#8217;humour est la politesse du désespoir, paraît-il. Michel Blanc est un garçon très poli. <span id="more-15828"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>(500) jours ensemble</em>, de Marc Webb – mardi, 20h40 – Numéro 23</h4>
<p>Renouveler le genre de la comédie romantique n&#8217;est jamais facile. Le truc de Marc Webb, c&#8217;est de bousculer la chronologie et de casser les clichés. La rencontre, l&#8217;idylle, la séparation, tout se mélange pour ne se concentrer que sur les moments clés, et ne retenir dans ces 500 jours que ceux qui comptent. Les plus futiles – une joyeuse visite chez Ikea, une discussion d&#8217;ascenseur, devenues par la grâce du temps passé des expériences fortes – comme les plus douloureux – magnifique juxtaposition des espoirs rêvés et de la cruelle réalité. La douceur mélancolique de Joseph Gordon-Levitt ne résiste pas face à l&#8217;énergie, la fantaisie et les fascinants yeux bleus de Zooey Deschanel. De lui, elle ne fait qu&#8217;une bouchée, inversant ainsi les rôles traditionnels de la comédie romantique. <em>(500) jours ensemble</em>, malgré son titre, est le film d&#8217;une séparation. Et c&#8217;est lui, l&#8217;homme, qui est inconsolable, qui se traîne et se plaint à ses potes et à sa petite sœur, pour finir – parce que la morale est quand même sauve et qu&#8217;on a notre happy end – par retrouver sa voie.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Virgin Suicides</em>, de Sofia Coppola – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Encore une variation sur le romantisme. Pour son premier film, Sofia Coppola plaçait la barre haut. Parce que ce sont les voisins énamourés des sœurs Lisbon qui racontent les mois et semaines qui ont précédé leurs suicides, les cinq filles blondes – dont la jeune Kirsten Dunst – sont filmées comme des créatures étranges, mystérieuses, magnifiques et inaccessibles. Avec la musique envoûtante de Air, Sofia Coppola créait son style aérien, presque éthéré, et dynamitait le teen movie. Les émotions, les maladresses et les obsessions sont les mêmes, la poésie en plus. Comme si tout ce qui tourne autour de l&#8217;un des événements fondamentaux de la vie, comme le bal de fin d&#8217;année, n&#8217;avait jamais été filmé comme ça. Comme si les affres de l&#8217;adolescence, dans leur intensité comme dans leur futilité, étaient enfin pris au sérieux.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Quatre mariages et un enterrement</em>, de Mike Newell – jeudi, 20h50 – 6ter</h4>
<p>On ne peut pas conclure cette semaine dédiée au romantisme et aux détournements du genre sans revenir aux fondamentaux, aux princes de la comédie romantique : le couple improbable formé par Hugh Grant et une actrice américaine – ici, Andie McDowell (si quelqu&#8217;un a de ses nouvelles d&#8217;ailleurs, on est preneur). <em>Quatre mariages et un enterrement</em> est le film-source pour Hugh Grant. Le rôle qu&#8217;il ne cessera de rejouer : timide, maladroit, entouré d&#8217;une bande de copains solidaires, constituée d&#8217;excentriques, de losers, voire des deux, et désespérément amoureux d&#8217;une femme à l&#8217;assurance désarmante et insaisissable. Le tout au son de la chanson des Wet Wet Wet, devenue quelques années plus tard, sous la même plume de Richard Curtis, histoire de boucler la boucle, &#8220;Christmas is All Around&#8221; par le génial Bill Nighy dans <em>Love Actually</em>. C&#8217;est ici que tout a commencé pour la comédie romantique britannique.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 19 janvier 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jan 2014 20:05:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, on aurait pu se perdre dans les méandres du cerveau de Terry Gilliam et Bruce Willis avec <em>L'Armée des douze singes</em>, rendre hommage à la classe de Tom Cruise et de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/plateau-tele-tv-220913-s.jpg" alt="Plateau télé" width="280" height="142" class="alignleft size-full wp-image-14622" />Cette semaine, on aurait pu se perdre dans les méandres du cerveau de Terry Gilliam et Bruce Willis avec <em>L&#8217;Armée des douze singes</em>, rendre hommage à la classe de Tom Cruise et de Val Kilmer dans <em>Top Gun</em>, se révolter avec <em>Braveheart</em> et <em>Ali</em>, regarder d&#8217;un œil avec un certain flegme <em>Mort sur le Nil</em> ou <em>L&#8217;Homme qui murmurait à l&#8217;oreille des chevaux</em>, ou participer à une chasse à l&#8217;homme en compagnie de Jude Law dans <em>Stalingrad</em>. Mais tout cela étant diffusé en VF, il nous restera à nous plonger dans <em>Au coeur du mensonge</em> en Bretagne, à pleurer avec Dustin Hoffman et Meryl Streep en pattes d&#8217;eph, et à rendre hommage aux maîtres, Tarantino, Clouzot et Miyazaki. Finalement, ça va, il y a pire comme programme.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Au coeur du mensonge</em>, de Claude Chabrol – dimanche, 20h50 – D8</h4>
<p>30 ans après <em>Que la bête meure</em>, Chabrol revient en Bretagne pour une histoire de meurtre d&#8217;enfant. Mais cette fois-ci, ce n&#8217;est pas la vengeance du père et la froideur du monstre qui l&#8217;intéressent, mais la suspicion. Celle qui entoure le principal accusé, la rumeur qui court dans un petit village, et le doute et la distance qui s&#8217;immiscent dans un couple. « <em>Pour réussir, un film, c&#8217;est pas compliqué, il faut mettre Jacques Gamblin dedans</em> », me disait un ami pas plus tard qu&#8217;hier soir. Démonstration aujourd&#8217;hui avec ce personnage énigmatique et fascinant. <span id="more-15750"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Sex Crimes</em>, de John McNaughton – dimanche, 20h40 – Numéro 23</h4>
<p>Ceux qui ont vu <em>Les Diaboliques</em> pourront passer leur chemin, tant ils verront clair dans ce qui se trame sous leurs yeux. Les autres pourront se laisser embarquer dans les méandres de la manipulation, entre les jalousies des uns et les ébats des autres, et inversement. Tout le monde accuse tout le monde, les morts disparaissent et réapparaissent, et le soupçon est généralisé entre Kevin Bacon, Matt Dillon, Denise Richards et Neve Campbell. On pourra aussi y lire une étude sociologique des années 1990, qui en étaient les stars, quelle en était la mode, quels en étaient les fantasmes. On pourra aussi revoir <em>Les Diaboliques</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Jackie Brown</em>, de Quentin Tarantino – mardi, 22h40 – D8</h4>
<p>Parmi tous les genres auxquels Tarantino a rendu hommage, la leçon de cinéma cette semaine se penche sur la <em>blaxploitation</em>, avec la figure fière de Pam Grier – icône du genre et dont l&#8217;image alors qu&#8217;elle défile sur un tapis roulant est restée dans les mémoires – en hôtesse de l&#8217;air qui double tout le monde dans ses trafics de mallettes remplies de biftons. Sorti après <em>Pulp Fiction</em>, <em>Jackie Brown</em> a surpris. Plus linéaire, plus lent, moins violent (quoique). Tarantino prend son temps, et s&#8217;autorise bien sûr des digressions. Il fait dans le romantisme avec la relation entre Pam Grier et Robert Forster, n&#8217;oublie pas de s&#8217;en éloigner avec le couple Robert De Niro / Bridget Fonda, et n&#8217;évite pas les dialogues à n&#8217;en plus finir sur des détails comme sur des sujets essentiels de la pop culture. <em>Reservoir Dogs</em> et <em>Pulp Fiction</em> avaient imposé un style. <em>Jackie Brown</em> démontrait que Tarantino peut tout faire.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Kramer contre Kramer</em>, de Robert Benton – mardi, 22h50 – HD1</h4>
<p>Sortez les mouchoirs. On a beau trouver que cette histoire de divorce date un peu (la mère quitte enfant et mari, fatiguée de n&#8217;être que mère, pour retrouver la femme en elle ; le père, seul face à son gamin, sait à peine faire cuire un œuf, et découvre les joies de combiner vie de famille et vie professionnelle – ce qui, apparemment, est impossible dans le New York des années 1980), on marche toujours. Certainement grâce à Dustin Hoffman, à la fois drôle et émouvant, sans jamais tomber dans la mièvrerie, puisqu&#8217;il n&#8217;en a pas le temps, débordé et agacé qu&#8217;il est par son fils, têtu et renfrogné, ou par son boss, qui ne comprend pas qu&#8217;on doive aller chercher son gamin à l&#8217;école à 17h. Grâce aussi à Meryl Streep, dont on partage toutes les émotions, quelles qu&#8217;elles soient, dans n&#8217;importe quel film – même quand il s&#8217;agit de chanter à tue-tête en salopette, perceuse à la main, dans <em>Mamma Mia !</em>, c&#8217;est dire.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Ponyo sur la falaise</em>, d&#8217;Hayao Miyazaki – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Hayao Miyazaki, sans qui, peut-être, l&#8217;animation japonaise serait restée confidentielle, tire sa révérence. <em>Le vent se lève</em> – à ne pas confondre avec <em>Le vent se lève</em> de Ken Loach – sort cette semaine, et restera comme son dernier film. L&#8217;occasion de revoir son précédent film, histoire de se mettre dans l&#8217;ambiance des adieux. La simplicité du trait et de l&#8217;animation, s&#8217;opposant ainsi aux exploits techniques toujours plus poussés de l&#8217;animation américaine, est au service d&#8217;histoires toujours magiques, et merveilleuses, où l&#8217;on traite, à hauteur d&#8217;enfants, des thèmes de l&#8217;écologie, de la tolérance, de l&#8217;amour ou de la féminité. Rien que ça.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Easy Money</em>, de Daniel Espinosa – jeudi, 22h50 – Arte</h4>
<p>A sa sortie, <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/easy-money-daniel-espinosa/" target="_blank">Mathieu Menossi</a> conseillait déjà ce polar suédois asphyxiant et tendu. Séance de rattrapage. </p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 12 janvier 2014</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jan 2014 15:04:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Godard]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est un vent de liberté qui souffle sur la télé cette semaine. La révolte des mineurs de <em>Germinal</em>, la provocation de Whoopi Goldberg en planque chez les bonnes sœurs, la figure iconoclaste de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/old-fashioned-tv-plateau-tele-2014-s.jpg" alt="Un bon vieux plateau télé" title="Un bon vieux plateau télé" width="280" height="148" class="alignleft size-full wp-image-15686" />C&#8217;est un vent de liberté qui souffle sur la télé cette semaine. La révolte des mineurs de <em>Germinal</em>, la provocation de Whoopi Goldberg en planque chez les bonnes sœurs, la figure iconoclaste de Sharon Stone dans un western signé Sam Raimi (<em>Mort ou vif</em>)&#8230; ok. Mais c&#8217;est surtout la fuite en avant de Belmondo dans <em>A bout de souffle</em> et la naissance de la Nouvelle Vague ou le souffle du jazz et du Swinging London à venir dans <em>Une Education</em> qui nous feront allumer la télé. <span id="more-15679"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Hors de prix</em>, de Pierre Salvadori – dimanche, 20h45 – France 2</h4>
<p>Parce que Pierre Salvadori a donné à Jean Rochefort l&#8217;un de ses plus savoureux rôles (<em>&#8220;His name is Victor Meynard, and he is a professional killer&#8221;</em>), et à Guillaume Depardieu une troublante déclaration d&#8217;amour (&#8220;<em>Tu m&#8217;émeus </em>(…)<em> quand je suis à côté de toi, j&#8217;me dis qu&#8217;il faudrait que je prenne un bain</em>&#8220;), on est prêt à tout lui pardonner. Même si <em>Hors de prix</em> n&#8217;atteint jamais les cimes de <em>Cible émouvante</em> et des <em>Apprentis</em>. Même s&#8217;il semble avoir perdu en route son talent pour les dialogues cyniques et percutants, pourtant parfaitement adaptés à ces deux personnages qui se vendent pour une vie de luxe. Pierre Salvadori a tout de même conservé son sens du rythme, enlevé et efficace, et surtout son sens du casting. La gouaille d&#8217;Audrey Tautou et la timidité maladroite de Gad Elmaleh se mêlent avec bonheur. Mais sans faire les étincelles qu&#8217;on attendait.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Casque d&#8217;or</em>, de Jacques Becker – dimanche, 20h45 – Arte</h4>
<p>Arte conclut son week-end consacré à la Belle Epoque avec une plongée entre Belleville et les guinguettes de Joinville-le-Pont, en compagnie des Apaches, ces malfrats des faubourgs parisiens, pour une passion dévastatrice entre Simone Signoret et Serge Reggiani. Des rivalités, des stratagèmes, un nombre conséquent de gifles, tout ça pour les beaux yeux de Casque d&#8217;or, et sous le regard impressionniste de Jacques Becker.<br />
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<h4><em>Une éducation</em>, de Lone Scherfig – lundi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Habitué des adaptations littéraires – on attend d&#8217;ailleurs cette année celle de <em>A Long Way Down</em> (<em>Vous descendez ?</em> en VF), avec notamment Aaron Paul, l&#8217;inoubliable Jesse Pinkman de <em>Breaking Bad</em> –,  l&#8217;écrivain Nick Hornby, auteur entre autres de <em>High Fidelity</em>, se lance ici lui-même dans l&#8217;adaptation d&#8217;une nouvelle. L&#8217;histoire autobiographique d&#8217;une jeune femme qui tombe amoureuse dans l&#8217;Angleterre corsetée des années 1960. L&#8217;occasion de mêler son talent pour la description des sentiments et son regard amusé sur une société à l&#8217;aube de la révolution culturelle qu&#8217;elle connaîtra quelques années plus tard. Un conflit de génération conté avec un humour subtil et sarcastique, et une légère dose de discours féministe. Le tout bercé par le jazz, la voix de Juliette Gréco, le regard mutin de Carey Mulligan et le charme de Peter Sarsgaard.<br />
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<h4><em>A bout de souffle</em>, de Jean-Luc Godard – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Jean Seberg, les cheveux courts, arpente les Champs-Elysées en vendant l&#8217;International Herald Tribune à la criée, avec son délicieux accent américain. Une séquence qui appartient résolument au passé, le journal ayant récemment troqué son titre pour un nom plus proche de la maison mère, l&#8217;International New York Times. Le charme d&#8217;<em>A bout de souffle</em> n&#8217;en est que plus renforcé. La liberté de Belmondo, jeune loubard en fuite, est aussi celle de Godard. Qui ambitionne, avec succès, de révolutionner le cinéma, simplement en descendant dans la rue, sans filet et avec l&#8217;insolence du débutant. La simplicité de la démarche alliée aux effets d&#8217;un montage plus complexe et, sans doute, la classe inégalable de Jean-Paul Belmondo déclamant les aphorismes, dont on sait depuis Godard amateur, ont fait le reste. L&#8217;élégance, c&#8217;est de terminer un film sur cette question entêtante : <em>Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est dégueulasse ?</em></p>
<p>Et <strong>profitez du week-end</strong> pour retourner voir les <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/palmares-films-top-13-annee-2013/" title="Le Top 13 de 2013">meilleurs films de 2013</a>, et ceux sortis pendant les vacances : <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/tel-pere-fils-hirokazu-kore-eda/" title="Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-eda">Tel père, tel fils</a></em> et <a href="/portraits/interview-used-to-be-darker-matt-porterfield/"><em>I Used to be Darker</em></a>, qui ne sont pas moins bons.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 5 janvier 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jan 2014 14:11:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est l'heure des bonnes résolutions : on tombera amoureux, de Marius ou de Jeannette, on défendra la veuve et l'orphelin tel un Robin des Bois des temps modernes, on se souviendra que la drogue...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/tele-bonne-annee-guirlande-s.jpg" alt="Bonne année télé !" title="Bonne année télé !" width="280" height="124" class="alignleft size-full wp-image-15594" />C&#8217;est l&#8217;heure des bonnes résolutions : on tombera amoureux, de Marius ou de Jeannette, on défendra la veuve et l&#8217;orphelin tel un Robin des Bois des temps modernes, on se souviendra que la drogue, c&#8217;est mal (on finit dans des prisons turques de <em>Midnight Express</em> ou cela se termine dans un bain de sang à la <em>Pulp Fiction</em>), on révisera ses classiques (de Kurosawa à Tarantino), on ne sera pas pris au dépourvu et on attend déjà 2015 de pied ferme en revoyant l&#8217;épisode I de <em>Star Wars</em>, avant le VII de JJ Abrams, on se souvient que les <a href="http://www.grand-ecart.fr/top-5/plans-sequences-antonioni-sokourov-welles-park-johnnie-to/">plans-séquences</a>, c&#8217;est mieux quand ça veut dire quelque chose, devant <em>Snake Eyes</em>, on se conduit bien sur la route et on n&#8217;énerve pas les autres automobilistes avec <em>Duel</em>, on ne couche pas avec ses profs (ou on ne fait pas de détournement de mineur, question de point de vue) avec <em>Noce blanche</em>, et enfin, tel Leonardo DiCaprio dans <em>Attrape-moi si tu peux</em>, on ne se lance pas dans l&#8217;usurpation d&#8217;identité mais on profitera de la vie, et de chaque occasion. Bonne année. <span id="more-15591"></span><br />
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<h4><em>Marius et Jeannette</em>, de Robert Guédiguian – dimanche, 20h30 – LCP</h4>
<p>La queue de cheval rebondissante d&#8217;Ariane Ascaride, la douceur de Gérard Meylan, les cuites de Jean-Pierre Darroussin et les fous rires dans une cour de l&#8217;Estaque sous le soleil marseillais. Autant de raisons de revoir <em>Marius et Jeannette</em> et de commencer ainsi cette année dans la bonne humeur. Alors que Robert Guédiguian faisait déjà des films depuis une vingtaine d&#8217;années, il éclate soudain au grand jour avec cette petite troupe à la fin des années 1990. Une histoire simple, des dialogues savoureux, et le témoignage, toujours, de la classe ouvrière, de son énergie et de ses blessures, de ses pudeurs et de ses fiertés. La preuve que le cinéma sincère et politique n&#8217;a pas besoin de grands effets ni de grands discours pour toucher juste.<br />
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<h4><em>Robin des Bois</em>, de Ridley Scott – dimanche, 20h50 – HD1</h4>
<p>Le duo de <em>Gladiator</em> se reforme pour l&#8217;épopée d&#8217;un autre rebelle légendaire. Et c&#8217;est en effet un portrait loin des collants d&#8217;Errol Flynn et du brushing de Kevin Costner, mais plus proche de la jupette de Maximus, que brossent Ridley Scott et Russell Crowe de Robin des Bois. On passera sur la reconstitution parfois hasardeuse du Nottingham du Moyen Age (par exemple, il y a une auberge dans cette charmante petite ville depuis 1189, censée être la plus vieille d&#8217;Angleterre, figurez-vous), ainsi que sur les plans de Russell Crowe allongé sur une peau de bête devant la cheminée, en marcel, pour se concentrer sur la naissance de la légende de Robin des Bois et sur le personnage de Marianne, Cate Blanchett en surprenante femme forte, indépendante et déterminée. On s&#8217;attache donc plus aux jeux de cour et de pouvoirs, à la conscience politique du couple Robin/Marianne, et à la peinture de la misère sociale de l&#8217;Angleterre du XIIIe siècle qu&#8217;au folklore à base de vielle à roue, le tout pour se terminer dans une bataille épique les pieds dans l&#8217;eau, dans une lumière éclatante.<br />
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<h4><em>Midnight Express</em>, d&#8217;Alan Parker – dimanche, 22h35 – D8</h4>
<p>« <em>Tu as déjà visité une prison turque ?</em> » demandait le pilote encore conscient de l&#8217;avion des ZAZ (<em>Y a-t-il un pilote dans l&#8217;avion</em>, donc). Eh bien, c&#8217;est l&#8217;occasion. <em>Midnight Express</em> et sa musique entêtante, c&#8217;est une plongée dans l&#8217;enfer carcéral, crade, cruel et violent, et une bataille perdue d&#8217;avance contre un système corrompu. Un film sombre et dur pourtant baigné de la lumière éclatante de la Turquie. S&#8217;il est adapté d&#8217;une histoire vraie, le film est écrit par Oliver Stone, alors inconnu, mais dont on connaît maintenant le sens de la mesure. Le résultat n&#8217;est pas bien subtil, et volontairement choquant, mais les acteurs, Brad Davis et John Hurt – qui ne se serait pas lavé pendant le tournage, pour rester au plus près de son personnage –, sont fascinants.<br />
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<h4><em>Pulp Fiction</em>, de Quentin Tarantino – lundi, 20h50 – W9</h4>
<p>2013 avait débuté par le réjouissant <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/django-unchained-quentin-tarantino-western-esclavage/" title="Django Unchained, de Quentin Tarantino">Django Unchained</a></em>. Pour débuter 2014, un petit retour vers <em>Pulp Fiction</em> ne fait pas de mal. Tout Tarantino était déjà là, il y a vingt ans, dès son deuxième film : cet alliage si particulier de l&#8217;humour détaché et de la violence outrancière, cette fascination égalée pour le sang, la pop culture et les femmes aux pieds nus. Ces narrations alambiquées qui prennent leur temps pour arriver au but, chérissant les digressions multiples, les débats sans fin et les éclats jouissifs. Une fois n&#8217;est pas coutume, la Palme d&#8217;or a récompensé le film le plus essentiel de la filmographie d&#8217;un auteur, car il est la matrice de tous les autres. <em>Pulp fiction</em>, malgré sa forme éclatée, n&#8217;est pas un film somme. Il est l&#8217;équation de départ, qui met tous les éléments en place.<br />
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<h4><em>Rashômon</em>, d&#8217;Akira Kurosawa – lundi, 22h40 – Arte</h4>
<p>Un crime, quatre versions des faits. Est-il question d&#8217;honneur ou d&#8217;intérêt bassement personnel ? En 1950, avec une histoire de samouraï située au Xe siècle, Kurosawa introduit la complexité des personnages au cinéma avec une modernité qui ne vieillit pas. L&#8217;idée que la vérité n&#8217;est pas unique, mais que chacun peut en donner un éclairage différent. Une leçon de mise en scène, chaque flash-back épousant un point de vue sur l&#8217;action et les motivations des personnages, par des jeux de lumière et de cadrages. Des détails qui prennent une importance différente à chaque témoignage, formant ainsi un puzzle qu&#8217;il revient au spectateur de résoudre. Une vision aussi assez sombre de l&#8217;être humain jusqu&#8217;à ce que la pluie cesse et que le soleil accompagne une foi retrouvée en l&#8217;humanité.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 22 décembre 2013</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Dec 2013 13:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Plusieurs catégories dans les films de la semaine, chacun répondant à sa propre tradition. Nous avons les Disney et associés (Ratatouille, Raiponce, et même, en VF, La Petite Sirène, Monstres...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/joyeux-noel-s.jpg" alt="Joyeux Noël !" width="280" height="157" class="alignleft size-full wp-image-10419" />Plusieurs catégories dans les films de la semaine, chacun répondant à sa propre tradition. Nous avons les Disney et associés (<em>Ratatouille</em>, <em>Raiponce</em>, et même, en VF, <em>La Petite Sirène</em>, <em>Monstres et Cie</em>, <em>Shrek</em> et <em>L&#8217;Age de glace</em>), les <em>Astérix</em> (sur M6, tous les jours), les classiques (<em>Chantons sous la pluie</em>, et en VF, <em>Le Magicien d&#8217;Oz</em>, encore), et les bons vieux films des années 1970 et 1980 (Etienne Chatiliez, Francis Veber, Yves Robert, <em>Jean de Florette</em> ou la saga Sophie Marceau de <em>La Boum</em> à <em>L&#8217;Etudiante</em>, James Bond et <em>E.T.</em> en VF). En revanche, pas de films de Noël, à l&#8217;exception de TMC, qui fait un effort en passant, dans l&#8217;ordre, <em>Maman j&#8217;ai raté l&#8217;avion</em>, et <em>Maman, j&#8217;ai encore raté l&#8217;avion</em>, mais en VF et le lendemain de Noël. Personne pour se plonger dans la belle vie de George Bailey à Bedford Falls (<em>It&#8217;s a Wonderful Life</em>), pas de procès du Père Noël de Macy&#8217;s (<em>Miracle sur la 34e rue</em>), et encore moins d&#8217;Ebenezer Scrooge, sous toutes ses formes (<em>Le Drôle de Noël de Scrooge</em>, <em>Noël chez les Muppets</em>, <em>Le Noël de Mickey</em>, et autres <em>Fantômes en fête</em>) si ce n&#8217;est sous celle de Tori Spelling dans un piteux téléfilm diffusé tous les ans sur une chaîne du groupe M6 (cette année, W9). <em>Bah ! Humbug !</em> (mais joyeux Noël quand même).<br />
Reprise du plateau télé le 5 janvier 2014 !</p>
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