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	<title>Grand Écart &#187; Souvenirs de toiles</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Souvenirs de toiles de Bérénice Bejo</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 07:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Fait historique, la comédienne Bérénice Bejo partage la présidence du jury du 30e Festival international du film fantastique de Gérardmer avec Michel Hazanavicius. À son tour de nous faire part...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/berenice-bejo-gerardmer-2023-300x225.jpg" alt="Bérénice Bejo" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-27805" /><strong>Fait historique, la comédienne Bérénice Bejo partage la présidence du jury du <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/1994-2023-30-ans-festival-film-fantastique-gerardmer/" title="1994-2023 : le Festival de Gérardmer, un grand parmi les grands">30e Festival international du film fantastique de Gérardmer</a> avec <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/souvenirs-toiles-cinema/michel-hazanavicius-festival-gerardmer-2023/" title="Souvenirs de toiles de Michel Hazanavicius">Michel Hazanavicius</a>. À son tour de nous faire part de ses souvenirs de toiles, avant de remettre le Grand Prix dans quelques heures&#8230;</strong></p>
<p><strong>Quelle parité incroyable que cette coprésidence !</strong></p>
<p>C’était une belle idée de Bruno Barde ! Nous n’avions jamais vraiment fait de festivals ensemble. On a même reçu un message de Thierry Frémaux qui trouvait aussi que c’était une super idée. Et puis Michel l’a dit : s’il y a égalité, ma voix compte double ! Et je suis d’accord avec lui ! Mais je sais qu’il y aura forcément un film qui obtiendra une majorité.</p>
<p><strong>Vous vous êtes d’ailleurs déjà essayée au film de genre&#8230;</strong></p>
<p>Oui, c’est ma troisième participation au Festival. Je ne regarde pas forcément beaucoup de films de genre, mais je trouve qu’en France, il y a des petites pépites comme <em>Teddy</em> des frères Boukherma que j’avais adoré ou <em>La Nuée</em> de Just Philippot. Je vais bientôt faire un film d’anticipation avec Xavier Gens sur une espèce de requin qui évolue plutôt mal à cause des humains et je viens de tourner un film d’anticipation italien dans lequel, lorsque l’on meurt, on peut louer le corps de quelqu’un et y implanter l’âme de la personne décédée pour quelques jours. Peut-être que ces films viendront à Gérardmer à leur tour ? <span id="more-27804"></span></p>
<p><strong>Premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>Je pense que c’est soit <em>E.T. l’extraterrestre</em> avec ma grande soeur, soit <em>The Party</em> de Blake Edwards où j’étais allée avec mon père. Je me souviens avoir énormément ri, au point de me lever de mon siège et de taper du pied tellement c’était drôle.</p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p><em>Chantons sous la pluie</em>, <em>Hatari !</em>, les films avec Marilyn Monroe, Audrey Hepburn, James Stewart, les Capra. Je les ai beaucoup regardés en boucle.</p>
<p><strong>Premier souvenir de film d’horreur ?</strong></p>
<p><em>Alien</em>, que mon père m’avait montré. J’avais eu super peur, car je me disais que ce genre de chose pouvait être possible, on ne connaît rien de notre univers. J’avais trouvé la bête monstrueuse et j’étais tellement en panique, que mon père m’avait montré un livre sur le film pour m’expliquer comment c’était fait. On la voyait vraiment bien, alors que dans le film, c’est plus caché. Ça m’avait tout de suite rassurée.</p>
<p><strong>Un film qui vous a traumatisée ?</strong></p>
<p><em>Délivrance</em>, que je ne pourrai jamais revoir. J’aime tellement voyager, notamment toute seule ou avec mes enfants, que si je repense à ce film, je ne ferais plus rien. Sinon, récemment, c’est <em>Dernier train pour Busan</em> que Michel m’avait demandé de regarder pour <em>Coupez !</em> et que j’ai adoré. Je l’ai vu en plein après-midi et j’ai dû faire pause plusieurs fois. Je n’étais pas habituée aux films de morts-vivants et j’avais été frappée par le fait qu’ils vont vite, qu’ils mangent beaucoup, qu’ils font beaucoup de bruit… Ils sont terrifiants en fait ! D’autant qu’on venait de sortir de la pandémie et qu’on retrouvait des images avec des gens masqués et si les personnages sont très stéréotypés, c’est extrêmement bien fait. J’ai aussi regardé <em>Kingdom</em> sur Netflix, c’était très beau, mais j’ai sursauté plusieurs fois. Je suis très bonne cliente pour tout ça.</p>
<p><em>Qu’est-ce qui vous effraie au cinéma ?</em></p>
<p>Tout ce qui a trait aux atteintes psychologiques, ce qui peut être possible, ce qui touche à la famille, aux enfants, à la fin du monde… Ça me touche beaucoup. Je ne suis pas touchée par contre par les films de tueurs où les filles vont forcément dans le couloir où il se trouve, sans allumer la lumière, je n’y crois pas, ça m’énerve. Je ne connais pas une seule fille qui ferait ce genre de chose. À l’inverse, <em>Shining</em>, ça me terrifie, car je pense qu’on peut vraiment devenir fou comme ça et vouloir tuer sa famille. <em>Trauma</em> de Dan Curtis aussi, avec cette maison qui prend emprise sur ses habitants et le père qui essaie de tuer son enfant dans la piscine.</p>
<p><strong>Le monstre le plus stylé ?</strong></p>
<p>J’aime bien les vampires, j’ai une petite fascination pour Dracula… Je trouve ça sensuel, avec ce rapport à la peau, mordre le cou qui est comme un baiser. J’aurais adoré jouer dans le <em>Dracula</em> de Coppola, je voulais être avec Gary Oldman quand j’étais petite !</p>
<p><strong>Les premières larmes au cinéma ?</strong></p>
<p>Je pleure tout le temps au cinéma. Je suis très facilement dans l’empathie, c’en est même ridicule. Quand on va voir des films un peu fleur bleue avec Michel, on finit par se regarder avec une larme au coin des yeux.</p>
<p><strong>Derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p><em>Irréductible</em> de et avec Jérôme Commandeur qui me fait beaucoup rire. Tout comme dans <em>Jack Mimoun et les secrets de Val Verde</em> qu’on a regardé avec les enfants. Chaque fois qu’il apparaît, il me fait rire.</p>
<p><strong>Un film culte ?</strong></p>
<p>Si je devais aller sur une île déserte, ce ne serait déjà pas un film de genre ou quelque chose de mélancolique. Ce serait un film positif, qui me fait du bien, un <em>Victor Victoria</em> de Blake Edwards ou un Capra.</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Michel Hazanavicius</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 08:21:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Double actualité pour le réalisateur Michel Hazanavicius : sa dernière comédie, Coupez !, sort en vidéo et il est le co-président de la 30e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/michel-hazanavicius-gerardmer-2023-300x225.jpg" alt="Michel Hazanavicius" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-27781" /><strong>Double actualité pour le réalisateur Michel Hazanavicius : sa dernière comédie, Coupez !, sort en vidéo et il est le coprésident de la 30e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer, aux côtés de sa compagne Bérénice Bujo. On a pu le rencontrer entre deux séances d’angoisses.</strong></p>
<p><strong>Connaissiez-vous le Festival de Gérardmer auparavant ?</strong></p>
<p>J’étais déjà venu en 1995, c’est un festival qui a une très bonne réputation. Je n’ai pas une passion pour les films de genre, mais le spectre est suffisamment large pour qu’on puisse y trouver son compte. Je ne suis pas à la recherche de sensations fortes, même si quand j’ai vu <em>Dernier train pour Busan</em>, j’ai trouvé que c’était un très grand film.</p>
<p><strong>Même si on peut penser que <em>Coupez !</em> en est quand même une sorte d’hommage&#8230;</strong></p>
<p><em>Coupez !</em>, c’est une comédie de tournage sur un film de zombies, mais ça m’a permis de manipuler les codes du genre, à gros traits, même s’il y a en effet un grand travail sur le décor, la lumière… basé sur les grands films du genre des années 1970, qui parlaient d’uniformisation du monde, de surpopulation… Le zombie, dans la catégorie monstres du cinéma, est résolument le plus politique. </p>
<p><strong>Quand on est réalisateur soi-même, est-ce plus difficile pour apprécier les autres films en tant que président d’un jury ?</strong></p>
<p>Je respecte le travail de tous les réalisateurs, même ceux dont les films me laissent moins sensible. Je suis là vraiment en tant que spectateur. Je fais abstraction de la technique, même s’il y a des choses que je vais tout de même capter. <span id="more-27779"></span></p>
<p><strong>Vous pourriez réaliser un film de genre ?</strong></p>
<p>Je me considère plutôt comme un réalisateur de comédies, même si je ne m’interdis pas de travailler sur un autre type de films. Si j’ai une bonne idée ou s’il y a un bon scénario qui m’arrive, pourquoi pas. Le genre n’est pas très important, c’est un passage pour raconter quelque chose. </p>
<p><strong>Votre premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>C’est justement un souvenir de peur, il s’agit de <em>Pinocchio</em>, c’était une grosse terreur pour moi, la scène dans le ventre de la baleine. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>Quand j’étais jeune, on allait voir des films au cinéma, mais on n’allait pas les revoir. Il n’y a donc pas à proprement dit un film qui aurait bercé mon enfance. Il faudra attendre l’ère des VHS pour que je puisse revoir inlassablement des films, comme <em>Rio Bravo</em> et <em>Un éléphant ça trompe énormément</em>. </p>
<p><strong>Un film qui vous a vraiment effrayé ?</strong></p>
<p>Au tout début des VHS, je devais avoir 11-12 ans, un ami à moi m’a fait regarder chez lui <em>Cannibal Holocaust</em>. C’était une grosse frayeur, d’autant avec cette aura sulfureuse, c’était censé être du found footage et le réalisateur avait beaucoup joué là-dessus.</p>
<p><strong>Un monstre trop stylé ?</strong></p>
<p>La créature de <em>Frankenstein</em>, celui de James Whale par Boris Karloff que je trouve beau, poétique, extrêmement touchant.</p>
<p><strong>Vos premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p>Je suis capable d’en avoir très rapidement. J’ai régulièrement des petites larmes au cinéma. Je peux être fort ému devant un film avec Adam Sandler, par exemple, qui arrive toujours à être touchant.</p>
<p><strong>Derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p>La dernière comédie qui m’a vraiment éclaté, c’est <em>L’Innocent</em> de Louis Garrel que j’ai vraiment adoré. Ou ce que peut faire quelqu’un comme Jonathan Cohen. Je ne suis pas très fou rire en général, à me taper sur les cuisses.</p>
<p><strong>Quand on réalise des comédies, on arrive encore à être surpris quand on en voit ?</strong></p>
<p>Oui, si les ficelles sont grosses. Il y a des choses qu’on voit arriver, car on connaît l’envers du décor. Mais je suis bon public, je me laisse porter en général.</p>
<p><strong>Un film culte ?</strong></p>
<p><em>Une vie difficile</em> de Dino Risi. J’en ai plein, ça change tout le temps, mais j’aime beaucoup citer celui-ci, il est encore trop méconnu. Il date du début des années 1960 mais il fonctionne toujours extrêmement bien, grâce notamment à son acteur hallucinant qu’est Alberto Sordi. J’aime les comédies à l’italienne. Ainsi que le cinéma de Billy Wilder comme <em>La Garçonnière</em> ou les films de Lubitsch. </p>
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		<title>Souvenirs de toiles d’Alex Lutz</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 22:35:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Le comédien et réalisateur Alex Lutz est membre du jury au Festival de Gérardmer, où il est également présent hors compétition avec le film <em>En plein feu</em>. Entre deux séances, il a bien voulu nous confier...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le comédien et réalisateur Alex Lutz est membre du jury au Festival de Gérardmer, où il est également présent hors compétition avec le film <em>En plein feu</em>. Entre deux séances, il a bien voulu nous confier quelques-uns de ses souvenirs de toiles&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/alex-lutz-300x225.jpeg" alt="Alex Lutz" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-27772" /><strong>Qu’attendez-vous comme expérience du Festival en tant que membre du jury ?</strong></p>
<p>J’aime ces festivals où on partage avec le public, car il y a ici une sacrée ambiance dans la salle, avec une manière particulière d’accueillir la séance, de faire du bruit. J’espère voir de chouettes films et j’ai hâte de choisir celui que l’on va récompenser tous ensemble.</p>
<p><strong>On va vous retrouver aussi dans <em>En plein feu</em> hors compétition…</strong></p>
<p>Oui, c’est un film à cheval sur le genre, qui empreinte des choses aux films d’anticipation, de frayeur. Je ne suis fermé à aucun genre de film en tout cas.</p>
<p><strong>Vous qui aimez vous métamorphoser de film en film, quelle créature pourriez-vous incarner ?</strong></p>
<p>Une bestiole, j’aimerais beaucoup. J’adore la réinvention de la créature du loup-garou ou quand les humains s’animalisent comme dans <em>La Mouche</em>. Je me souviens de Jack Nicholson qui devenait ce loup incroyable&#8230; J’adorais aussi la série <em>Manimal</em>, j’adorerais en faire un film. <span id="more-27766"></span></p>
<p><strong>Votre premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>J’hésite entre <em>Blanche-Neige</em> et <em>Rox et Rouky</em>. Ma tante nous emmenait souvent aux environs de Noël aux rétrospectives Disney qu’ils faisaient souvent à cette époque-là. C’était au Vox, à Strasbourg, une salle que j’adore. Mais mon premier souvenir vraiment dont je me souviens de tout, c’est <em>E.T. l’extraterrestre</em>. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>J’ai usé la cassette du <em>Cavalier électrique</em> avec Robert Redford et Jane Fonda, que j’adorais. Une histoire de cow-boy alcoolique qui s’en va dans les Rocheuses pour libérer son mustang. Et il y avait <em>Greystoke</em> dont j’ai un souvenir très fort. </p>
<p><strong>Votre premier souvenir de film d’horreur ?</strong></p>
<p><em>Les Oiseaux</em>, qui m’a terrorisé. Mais aussi <em>Thriller</em> de Michael Jackson. Les adultes fumaient des cigarettes entre eux pendant que nous on regardait la télé et qu’on se chiait dessus. Même encore maintenant, j’ai des frissons si j’entends à la radio le gros rire de la fin de la chanson, tellement j’avais eu peur petit.</p>
<p><strong>Le film qui vous a traumatisé ?</strong></p>
<p><em>Deep Water</em>, sur ce couple qui fait de la plongée et qu’on a oublié. J’avais regardé ce film un soir seul et j’avais adoré le côté naturaliste. Ou <em>Blair Witch</em> qui m’avait bien fait peur. C’était novateur pour l’époque.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous effraie, justement au cinéma ?</strong></p>
<p>Je ne suis pas si client de ça. Quand j’ai accepté d’être membre du jury, je me suis dit après coup : <em>« Mais en fait, je vais avoir peur à ce festival ! »</em> Je n’aime pas être traumatisé par ce que je vois, où je vais garder en tête les images, même si ça aide finalement de faire du cinéma, de comprendre comment ça fonctionne. Je n’aime pas ce qui est insidieux, qui met mal à l’aise, qui joue sur des cauchemars psychologiques profonds, nos saletés intérieures. </p>
<p><strong>Le monstre le plus stylé ?</strong></p>
<p>La figure du vampire. Le <em>Dracula</em> de Coppola était sublime par le côté polymorphe du personnage, qui grimpe sur les murs, qui devient un vieillard, mais aussi un dandy vénéneux et sexuel… Ou les figures de loup-garou. Quand elles ne sont pas loupées, elles sont stylées.</p>
<p><strong>Les premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>E.T.</em>, évidemment. Et <em>Rox et Rouky</em>. C’est horrible quand ils ne se reconnaissent pas, alors que c’est les meilleurs amis du monde et que Dorothée le chante.</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p>J’ai un souvenir de Scarlett Johansson dans <em>Match Point</em>, du slow sensuel dans <em>L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux</em>. Ou <em>Love</em> de Gaspar Noé qui est presque un opéra-porno. Il faut tout convoquer, ce n’est pas que la plastique, c’est une ambiance autour des comédiens, une manière de mettre en lumière, une manière de saisir une matière ou de mettre un son particulier.</p>
<p><strong>Les derniers fous rires de cinéma ?</strong></p>
<p>Gros rire long, dans le <em>Coupez !</em> de Michel Hazanavicius, d’autant que je ne savais absolument pas ce que j’allais voir. Bérénice Béjo m’en avait parlé au Festival Lumière, mais je n’avais pas du tout fait le rapprochement. J’étais paumé les 25 premières minutes, comme il se doit, mais quand tout s’éclaire, qu’est-ce que j’ai ri ! Et je trouve la fin très émouvante, avec cette image de pyramide humaine que je n’oublierai jamais.</p>
<p><strong>Votre film culte ?</strong></p>
<p><em>La vie est belle</em> de Benigni, <em>Qui a peur de Virginia Wolf ?</em>, <em>La vie est belle</em> de Capra, <em>César et Rosalie</em> mais tous les acteurs le disent, alors j’arrête de le dire, <em>Les Misérables</em> ou <em>Un homme qui me plaît</em> de Lelouch, <em>La Cité de la peur</em>&#8230;</p>
<p><strong>Un film que vous avez honte d’aimer ?</strong></p>
<p>Tous les unitaires de M6 les dimanches après-midi, genre une biographie sur Elizabeth Taylor avec une actrice qui ne lui ressemble absolument pas, j’adore ça ! Il y en avait avec Jaclyn Smith où elle incarnait la première réalisatrice de cinéma, c’était cousu de fil blanc, on lui avait juste mis quelques pattes d’oie et des cheveux blancs pour dire qu’elle avait vieilli. C’est merveilleux.</p>
<p><strong>Votre panthéon du cinéma ?</strong></p>
<p>Elizabeth Taylor, Jean Dujardin, Jack Nicholson, Marina Foïs, François Civil, Jean Gabin, Louis Jouvet, Suzie Delair, Adam Driver, Scarlett Johansson, Robert Redford, Barbra Streisand, Lyna Khoudri, Salim Kechiouche, Jean-Pascal Zadi, Bouli Lanners, Ruben Ostlund&#8230;</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Viktor Vincent</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2016 06:39:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Attention, cet homme peut deviner la moindre de vos pensées ! C&#8217;est du moins que ce Viktor Vincent tente de vous faire croire dans Emprise, son dernier spectacle de mentalisme...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/viktor-vincent-mentaliste.jpg" alt="Viktor Vincent" width="280" height="180" class="alignleft size-full wp-image-24387" />Attention, cet homme peut deviner la moindre de vos pensées ! C&#8217;est du moins que ce Viktor Vincent tente de vous faire croire dans <em>Emprise</em>, son dernier spectacle de mentalisme en tournée dans toute la France jusqu&#8217;en août 2017. Un spectacle à l&#8217;ambiance oppressante, fascinante et forcément cinématographique, qui vous ramène aux séances de spiritisme du XIXe siècle&#8230; Rencontre avec un artiste qui sait déjà quelles questions vous allez lui poser. Ou presque. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p><em>Beetlejuice</em>. La première BO que j&#8217;ai achetée d&#8217;ailleurs, en 33 tours. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>On va plutôt dire adolescence. La trilogie <em>Retour vers le futur</em> (surtout le premier) que j&#8217;avais vue en version française et que je ne peux revoir d&#8217;ailleurs qu&#8217;en version française ! Je l&#8217;ai vue un nombre incalculable de fois, je la connais par cœur. C&#8217;est tellement de nostalgie pour moi, que j&#8217;ai maintenant un peu de mal à la regarder, ça dépasse les films en eux-mêmes. Je ne les regarde plus en entier, juste quelques extraits. C&#8217;est une madeleine de Proust incroyable. </p>
<p><strong>L&#8217;acteur ou l&#8217;actrice disparu(e) avec qui vous pourriez dîner ?</strong></p>
<p>Alfred Hitchcock, Orson Welles qui était un passionné de magie. Pour leur mystère, leur univers. Autant dîner avec des légendes !</p>
<p><strong>Premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>E.T.</em>, bien sûr ! Quand il remonte dans son vaisseau et qu&#8217;Elliott reste tout seul. Je me revois encore pleurer devant ma télé ! <span id="more-24384"></span></p>
<p><strong>Les derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p>Ca, c&#8217;est beaucoup plus rare ! Je ne vais plus trop au cinéma, je n&#8217;ai plus le temps hélas. Mais je ne suis pas un bon spectateur pour les fous rires. En comédies culte, il y aurait <em>La Cité de la peur</em>, mais récemment, c&#8217;est plus difficile à trouver. Quoique, j&#8217;ai bien aimé <em>Date limite</em> avec Robert Downey Jr et Zach Galifianakis que j&#8217;avais trouvé plutôt bien fait, tout en décalage. C&#8217;est un road movie où on ne s&#8217;ennuie pas, qui est très inventif. </p>
<p><strong>Le film le plus effrayant ?</strong></p>
<p>Ma mère adorait les films d&#8217;horreur, donc j&#8217;en ai vu plein quand j&#8217;étais gosse qui n&#8217;étaient pas du tout de mon âge. Je suis assez blindé maintenant. Je pourrais plus citer des films de guerre comme <em>Platoon</em>, <em>Apocalypse Now</em>. Je les ai vus vers 14-15 ans et j&#8217;ai l&#8217;impression que ces films-là sont dix fois plus puissants que ceux que l&#8217;on fait aujourd&#8217;hui. Ou alors c&#8217;est parce que je ne suis plus ado et que mon regard a changé. Tous les souvenirs de bons films ont pour moi plus de vingt ans&#8230;</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>Basic Instinct</em> avec Sharon Stone et son pic à glace et parce que j&#8217;adore Michael Douglas.</p>
<p><strong>Le film culte que vous gardez précieusement ?</strong></p>
<p><em>Le Prestige</em>, de Christopher Nolan. Un film qui traite de ce que je fais, par un réalisateur que j&#8217;adore, dans une narration très complexe. Je peux le regarder vingt fois sans me lasser. Je me remets des séquences dans ma tête dans l&#8217;ordre que je veux. </p>
<p><strong>Un film que vous auriez aimé réaliser ?</strong></p>
<p>Il y en a plus d&#8217;un ! <em>Tout sur ma mère</em>, car c&#8217;est l&#8217;un des films qui m&#8217;a donné envie de devenir metteur en scène. Il y a des séquences et des répliques incroyables comme « Cette femme, c&#8217;est ton père ! » et j&#8217;adore les histoires d&#8217;Almodovar avec leur côté liens particuliers, très sexuels, androgynes, travestis, le mélange de vrai et de faux, je suis très fan !</p>
<p><strong>Vous mettriez qui dans votre Panthéon du cinéma ?</strong></p>
<p>Woody Allen, Pedro Almodovar, Tim Burton, Christopher Nolan, Wong Kar-wai qui, je trouve, a un très gros rapport avec Almodovar, trop gros pour que ce ne soit pas involontaire. Truffaut aussi, même s&#8217;il y a des films qui m&#8217;ont ennuyé, mais <em>Les 400 Coups</em> me rappelle une époque où je voulais apprendre la mise en scène et on y revoit le Paris des années 1950 où les pierres étaient encore noires. Ce film est très triste. J&#8217;aime les films tristes. </p>
<p><strong>Vous regrettez de ne plus réaliser ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai réalisé huit courts-métrages, mais je ne pense pas que je sois fait pour ça. J&#8217;aurais peut-être dû réaliser des films écrits par d&#8217;autres que moi. Je me suis rendu compte que je n&#8217;avais pas tant de choses à raconter, ni le talent pour ça. Je suis très heureux dans mon métier et maintenant, je mets en scène mes spectacles et j&#8217;en suis très fier. Je réutilise ce que j&#8217;ai appris, notamment pour les petits films qu&#8217;on retrouve dans <em>Emprise</em> et que j&#8217;ai réalisés. J&#8217;ai fait aussi des vidéos promotionnelles pour les réseaux sociaux, dont le but est de surprendre et d&#8217;être amusantes. Je me sens un peu largué par rapport à tout ça avec les Youtubeurs qui se filment dans leur chambre et qui passionnent des millions de personnes. Godard disait qu&#8217;il faut regarder une ou deux vidéos de ce que font les autres et faire tout l&#8217;inverse. C&#8217;est ce que j&#8217;ai essayé avec les miennes. Ca me rappelle l&#8217;époque où je voulais faire du cinéma. Mais tout change trop vite, j&#8217;ai raté mon siècle ! Heureusement, tout reste à faire dans le domaine du mentalisme : je peux encore essayer d&#8217;être moderne sur scène, voire de paraître en avance ! </p>
<p><strong>Il y a une vraie ambiance cinématographique pendant ce spectacle, justement&#8230;</strong></p>
<p>Oui, je ne veux pas qu&#8217;on s&#8217;ennuie. Le théâtre, c&#8217;est cher, trois fois plus cher que le cinéma, même si on propose du spectacle vivant, différent, mais il faut rivaliser avec Peter Jackson et ses trois milliards de budget et ses effets spéciaux. Il faut que je sois trois fois meilleur que lui car les spectateurs vont payer trois fois le prix pour venir me voir. J&#8217;ai l&#8217;avantage que les gens vivent ce qu&#8217;ils voient. J&#8217;essaie donc de construire une mise en scène comme dans le cinéma que j&#8217;aime, avec une rupture toutes les cinq minutes et on passe par plein d&#8217;émotions. On doit pouvoir tout ressentir, la surprise, le rire, le mystère, le suspense, la tension dramatique&#8230;</p>
<p><strong>Les personnes que vous faites monter sur scène sont un peu des comédiens que vous dirigez ?</strong></p>
<p>Un peu, oui. Ils sont ma matière. Mon but est de deviner ce qu&#8217;ils pensent et de leur faire faire ce que je souhaite. Je les oriente donc jusque dans leurs choix, sans qu&#8217;ils ne s&#8217;en rendent compte. Le gros avantage sur le cinéma, qu&#8217;il n&#8217;offrira jamais, c&#8217;est que le spectacle est partout : sur scène, mais également dans la salle. Le cinéma est une expérience reconductible. Au théâtre, c&#8217;est perméable, il peut y avoir des ratés, on ne fait jamais le même spectacle tous les soirs, les gens montent sur scène, je descends jusqu&#8217;à eux, je leur parle&#8230; C&#8217;est ça qui est plus puissant que ce que l&#8217;on peut vivre au cinéma.</p>
<p><strong>L&#8217;ambiance du spectacle rappelle Méliès. Une de vos références ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/viktor-vincent-emprise.jpg" alt="Viktor Vincent" width="187" height="280" class="alignright size-full wp-image-24389" />Non, je n&#8217;avais pas vraiment de référence, si ce n&#8217;est que je voulais du noir et blanc, de l&#8217;animation, car j&#8217;aborde le XIXe siècle. Je ne me suis pas inspiré de réalisateur en particulier. Mais Méliès c&#8217;est un peu notre père à tous, nous les illusionnistes. Son spectre est forcément là. Je ferai peut-être un jour un spectacle sur lui. </p>
<p><strong>Vous incarnez également un personnage sur scène&#8230;</strong></p>
<p>Je ne me considère pas comme un acteur, mais maintenant que je suis passé de ce côté-ci de la scène, je pense que je dirigerais différemment des comédiens. Je ne pense pas pouvoir tout jouer, même si j&#8217;aimerais essayer. Pour ce spectacle, mon co-metteur en scène, Nikola Carton, me donne les intentions de jeu, fait en sorte que je ne m&#8217;éloigne pas de mon intention première. Sur scène, je ne suis pas loin de ce que je suis, j&#8217;ai composé à partir de ce que je suis, même si c&#8217;est en plus froid et plus posé. Mon prochain spectacle aura tout de même une ambiance moins anxiogène&#8230;</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Sage</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jun 2016 06:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[musique de films]]></category>
		<category><![CDATA[Stanley Kubrick]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>

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		<description><![CDATA[Ex-leader du groupe Revolver, Ambroise Willaume, alias Sage, sort son premier album solo éponyme, après un EP très réussi, In Between, où flottent des images cinématographiques entre spleen et apaisement....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/sage-copy-ismael-moumin-2.jpg" alt="Sage" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24377" /><strong>Ex-leader du groupe Revolver, Ambroise Willaume, alias Sage, sort son premier album solo éponyme, après un EP très réussi, <em>In Between</em>, où flottent des images cinématographiques entre spleen et apaisement. Rencontre avec un artiste touche-à-tout aux goûts ciné pas toujours très&#8230; sages !</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>Je crois que c&#8217;est <em>Jurassic Park</em>. J&#8217;avais huit ans et j&#8217;étais fan de dinosaures à l&#8217;époque. C&#8217;est sans doute le film le plus extraordinaire que je pouvais voir alors ! C&#8217;est la première fois que je suis allé au cinéma et la première cassette vidéo que je me suis acheté avec mon argent de poche. J&#8217;avais dû économiser plusieurs mois pour me l&#8217;offrir, car ça coûtait 200 francs ! </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>C&#8217;est le tout premier film que j&#8217;ai vu, à la télé, <em>Brisby et le Secret de Nimh</em> [de Don Bluth, ndlr]. Je le trouvais super beau, mais aussi très dur et triste. Mais sinon, un de mes films préférés reste <em>Edward aux mains d&#8217;argent</em>. La musique est magnifique et j&#8217;aime la dichotomie entre le côté sombre et fragile de Johnny Depp et du château et l&#8217;univers très coloré, cartoonesque et parfait de la petite ville. Winona Ryder y est un idéal féminin absolu. <span id="more-24373"></span></p>
<p><strong>Un acteur &#8211; ou une actrice &#8211; disparu avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Une actrice ! Marilyn Monroe, puisqu&#8217;on est dans l&#8217;ordre de l&#8217;impossible. C&#8217;est un personnage hyper-complexe dans son ultra-superficialité. Quelqu&#8217;un qu&#8217;on a envie d&#8217;aimer énormément, même cinquante ans après sa mort. Elle dégage une fragilité et un paradoxe touchants. C&#8217;était une icône tellement extraordinaire !</p>
<p><strong>Premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>Forrest Gump</em>. C&#8217;est un film que j&#8217;ai vu jeune, le premier pas complètement pour enfants que j&#8217;ai vu, même si c&#8217;est grand public. Il y a un côté épopée de vie assez incroyable. J&#8217;avais du coup l&#8217;impression d&#8217;avoir accès à plein de facettes de la vie que je n&#8217;avais jamais pu voir auparavant, soit au cinéma, soit dans la vraie vie, avec plein d&#8217;émotions que je n&#8217;étais pas forcément prêt à recevoir. C&#8217;est un souvenir vraiment marquant. Mais je l&#8217;ai revu récemment et j&#8217;étais un peu déçu. </p>
<p><strong>Derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p>Je crois que c&#8217;est <em>Légendes vivantes 2</em>, que j&#8217;ai trouvé très drôle. Je suis client de la plupart des films avec Will Ferrell. C&#8217;est un type d&#8217;humour différent de ce que l&#8217;on connaît en France, mais une fois qu&#8217;on a adopté ce langage-là, ça devient très addictif. </p>
<p><strong>Le film le plus effrayant ?</strong></p>
<p><em>Take shelter</em> de Mike Nichols, car il y a une atmosphère très pesante. Sinon, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/stanley-kubrick-cinematheque/" title="Voir et revoir Kubrick">Shining</a></em>, évidemment.</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/sage-copy-ismael-moumin.jpg" alt="Sage" width="280" height="280" class="alignright size-full wp-image-24378" />Ca fait bien longtemps que je n&#8217;ai pas vu une scène érotique intéressante au cinéma ! Je vais alors citer <em>Mulholland Drive</em> car j&#8217;ai vu ce film à un âge où je n&#8217;avais jamais vu de scènes lesbiennes et j&#8217;avais trouvé que c&#8217;était une bonne idée !</p>
<p><strong>Un film culte que vous gardez précieusement ?</strong></p>
<p><em>Edward aux mains d&#8217;argent</em> ou <em>The Hook</em>. J&#8217;adore les films des années 1990, époque où j&#8217;allais au cinéma et il y avait alors une vraie dimension magique. Mon imaginaire était réceptif au cinéma, pour m&#8217;en imprégner, car je ne faisais pas encore de musique. Depuis que je compose, le cinéma a plus une dimension de détente que réellement artistique, même si je peux apprécier un bon film. Je vois surtout des blockbusters, comme <em>Les Gardiens de la galaxie</em>. C&#8217;est un sujet de débat fréquent avec ma copine&#8230; </p>
<p><strong>La BO qui vous a le plus marqué ?</strong><br />
<em>There Will be Blood</em>.</p>
<p><strong>Qui mettriez-vous dans votre Panthéon du cinéma ?</strong></p>
<p>Spielberg, car il a réalisé un bon paquet de films qui m&#8217;ont marqué. Il y aurait aussi Danny Elfman pour la musique et j&#8217;hésite entre Brad Pitt et Leonardo DiCaprio. Allez, une petite préférence pour Brad Pitt que je trouve plus simple, il me fait plus rire. DiCaprio peut avoir tendance à me fatiguer.</p>
<p><strong>Vous avez composé avec le groupe Revolver la BO du film <em>Comme des frères</em>. Que gardez-vous de cette expérience ?</strong></p>
<p>C&#8217;était assez particulier car c&#8217;était la première fois qu&#8217;on faisait ça. On avait rencontré Hugo Gélin, le réalisateur, avant même qu&#8217;il ne tourne ses images. On s&#8217;était donc projeté sur sa première intention de départ, ce qui était plutôt intéressant. Il avait flashé sur un de nos morceaux sorti sur un EP à l&#8217;époque, <em>Parallel Lives</em> et il avait construit tout l&#8217;imaginaire de la BO de son film à partir de ce titre. L&#8217;exercice était alors de faire comme une sorte d&#8217;album qui partirait de cette chanson-là. On venait de finir notre deuxième opus et c&#8217;était comme si on faisait un album alternatif, car il y avait beaucoup de chansons à écrire. Une très bonne expérience. J&#8217;aimerais beaucoup le retenter. C&#8217;est une façon de composer qui est très différente, car la musique n&#8217;a pas besoin d&#8217;être signifiante, elle peut juste être un jeu d&#8217;atmosphère, avec des structures étirées. Ce ne sont pas les mêmes codes et formats qu&#8217;en chanson. C&#8217;est aussi l&#8217;occasion d&#8217;expérimenter énormément. J&#8217;en ai beaucoup discuté avec Rob qui compose pour des films des musiques complètement folles, avec des expérimentations hyper-osées, car il y a une écoute différente au cinéma, presque subliminale. </p>
<p><strong>Un type de films pour lequel vous pourriez composer ?</strong></p>
<p>J&#8217;adore les BO de Jonny Greenwood, le guitariste de Radiohead. A chaque fois, il invente un nouveau style de musique de film. J&#8217;aimerais essayer de développer ce genre-là, pas faire quelque chose à la John Williams, même si j&#8217;en suis un grand fan. J&#8217;aimerais écrire quelque chose qui soit à la fois posé et en décalage avec le style de film, ce que je ne peux pas me permettre en chanson. J&#8217;aime quand la musique détonne par rapport aux images. </p>
<p><strong>Il y a une cohérence entre la musique que vous proposez et l&#8217;univers visuel qu&#8217;il y a autour&#8230;</strong></p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression en effet que ma musique a une dimension très visuelle, mais c&#8217;est involontaire. Je ne me figure pas, quand j&#8217;écris, quelque chose de visuel. J&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il y a des éléments cinématographiques qui se dégagent, mais je ne pars pas d&#8217;images pour écrire ma musique. Je pars de la musique en elle-même, de notes, de sons, je me laisse complètement errer par la musique. Si je devais aborder la musique de manière visuelle, ce serait des images très abstraites, des formes, des couleurs, des atmosphères, des constructions géométriques. Pour moi, le clip est un travail à part, une interprétation de ma musique. Je trouve ça intéressant qu&#8217;un réalisateur puisse lui apporter quelque chose en plus. </p>
<p><strong>Justement, votre premier clip, <em>In Between</em>, est très abstrait et géométrique&#8230;</strong></p>
<p>Oui, ce fut une rencontre incroyable avec Ismaël Moumin, le réalisateur, également photographe de la pochette de mon EP. La veille de rentrer en studio pour le tournage, il voulait qu&#8217;on parle du thème de la chanson, de ce que ça voulait dire pour moi. Et en fait, il avait écrit des semaines auparavant, sans qu&#8217;on ne se consulte, des métaphores très précises du texte. Il avait réussi à le traduire visuellement et c&#8217;était étonnant de précision et de justesse. </p>
<p><strong>Vous évoluez désormais en solo. Une manière de travailler identique, différente ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/sage-album-musique.jpg" alt="Sage" width="280" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24375" />C&#8217;est différent, car être seul est à la fois plus facile et difficile. Plus facile car on va plus vite, il n&#8217;y a pas besoin de défendre ses idées, de convaincre d&#8217;autres personnes, on peut aller là où on le souhaite. Le plus ardu, c&#8217;est qu&#8217;on est seul à pouvoir le faire, il faut donc avoir beaucoup d&#8217;énergie et de motivation. C&#8217;est un métier incroyable, mais très dur. L&#8217;avantage du groupe est de pouvoir se soutenir. Mais pour cet album, j&#8217;ai beaucoup travaillé avec Benjamin Lebeau du groupe The Shoes qui l&#8217;a réalisé et ce qui était agréable, c&#8217;est qu&#8217;il était au service de ma musique et s&#8217;appropriait le projet. Il y avait une logique dans notre façon de fonctionner qui était plus simple que dans un groupe. C&#8217;était à moi d&#8217;avoir le dernier mot et dans un groupe, c&#8217;est dur de trouver le compromis en permanence. Etre seul permet d&#8217;aller plus loin artistiquement.</p>
<p><strong>Qu&#8217;en pensent alors vos anciens acolytes de Revolver ?</strong></p>
<p>Ils ont écouté. On est resté très proches. Le groupe s&#8217;est arrêté, mais ça ne veut pas dire qu&#8217;on ne travaillera plus jamais ensemble. On est redevenus meilleurs amis car à la fin du groupe, on en avait marre des uns des autres après cinq ans à vivre toujours ensemble. On a sauvé notre amitié en mettant un terme à cette aventure. </p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Jonathan Lambert</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jan 2016 07:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[Alfred Hitchcock]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Il a impressionné l’an dernier dans Réalité de Quentin Dupieux, présenté au 22e Festival du film fantastique de Gérardmer. Il revient sur les lieux du crime, en tant que membre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/jonathan-lambert-2.jpg" alt="Jonathan Lambert" width="186" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22855" />Il a impressionné l’an dernier dans <em>Réalité</em> de Quentin Dupieux, présenté au 22e Festival du film fantastique de Gérardmer. Il revient sur les lieux du crime, en tant que membre du jury pour <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/festival-film-fantastique-gerardmer-2016/" title="27/01-31/01 : 23e Festival du film fantastique de Gérardmer">l’édition 2016</a>. Nous l’avons rencontré et il en a profité pour nous livrer quelques souvenirs cinéphiles… </p>
<p><strong>Votre premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>J’ai un souvenir très marquant de ma mère m’emmenant au cinéma voir <em>Amarcord</em> de Fellini et d’une scène très particulière, où l’actrice principale ouvrait son corset et montrait une poitrine démesurée. C’était fou, insolite, drôle et excitant à la fois. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>Les Tex Avery. Et quand je tombe dessus, encore aujourd’hui, je reste bloqué devant. C’était l’anti-Disney, avec de la folie, des sous-entendus érotiques, des idées incroyables. C’était <em>Y-a-t-il un pilote dans l’avion</em> avant l’heure… <span id="more-22847"></span></p>
<p><strong>Le film fantastique qui vous a traumatisé à l’époque ?</strong></p>
<p><em>Psychose</em>, notamment pour la scène du travestissement de Norman Bates en sa mère et parce qu’Alfred Hitchcock mettait de l’humour pince-sans-rire pendant tout le film.</p>
<p><strong>Quel comédien disparu inviteriez-vous à dîner ?</strong></p>
<p>Michel Serrault et Jean Carmet. C’étaient deux excellents acteurs, très bons même dans les films mauvais, qui pouvaient tout jouer, du film grave aux comédies. Des géants de cinéma, avec une vraie humanité qui se dégageait d’eux, de la force et de la vérité. </p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>Le sexe qui parle</em> de Claude Mulot, qui était incroyable. Je défie quiconque de me dire pourquoi il regarde vraiment ce film : pour se masturber ou rire, tellement c’est drôle. C’est l’histoire d’une femme qui a un vagin qui parle, avec une voix à la Muppet Show. </p>
<p><strong>Les premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>Peter et Elliott le dragon</em>. Je me souviens parfaitement de ce moment. Je l’avais vu avec ma tante et ma sœur, au cinéma Napoléon aujourd’hui disparu, sur l’avenue de la Grande Armée. Dès qu’on est sortis de la salle, j’ai fondu en larmes et on m’a emmené manger une glace Mystère pour me réconforter. Je ne l’ai jamais revu, mais ça m’avait marqué, cette incrustation entre animation et film en prises de vues réelles.</p>
<p><strong>Les derniers fous rires ?</strong></p>
<p><em>Team America</em> par les créateurs de <em>South Park</em> que je n’avais pas vu au cinéma, mais que je viens de découvrir. J’en ai pleuré de rire.</p>
<p><strong>Votre film culte ?</strong></p>
<p><em>Le Magnifique</em> avec Belmondo qui rassemble tous les genres : c’est fort, gore et drôle à la fois.</p>
<p><strong>Votre panthéon du cinéma ?</strong></p>
<p>David Lynch, Alfred Hitchcock, François Ozon, les frères Farrelly, Benoît Mariage, Pedro Almodovar&#8230;</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Vérino</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2015 10:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis qu’il a participé avec succès chez Ruquier à <em>On n’demande qu’à en rire</em>, Vérino écume les scènes de plus en plus grandes avec son spectacle de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/verino-s-installe-scene-1.jpg" alt="Vérino s&#039;installe au Grand Point Virgule" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-22490" /><strong>Depuis qu’il a participé avec succès chez Laurent Ruquier à <em>On n’demande qu’à en rire</em>, Vérino écume les scènes de plus en plus grandes avec son spectacle de stand up nouvelle génération, <em>Vérino s’installe</em>. L’humoriste au bagou intarissable est actuellement et jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;année au Grand Point Virgule (il faut y aller, c’est un ordre !) et pour Grand Écart, il nous cause de cinéma en débit mitraillette&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ? </strong></p>
<p><em>Cyrano de Bergerac</em> avec Depardieu. Je ne comprenais rien du tout ! Mon père le regardait et comme j&#8217;étais malade, il m&#8217;avait laissé voir le film avec lui.</p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>On allait peu au cinéma, j&#8217;ai donc plus de souvenirs de films vus à la télé. Donc, je crois que c&#8217;est <em>Le Père Noël est une ordure</em> que tu rererevois tout le temps. Puis, plus grand, ça a été <em>La Cité de la peur</em>.</p>
<p><strong>Une réplique culte de ce film ? </strong></p>
<p><em>« Et on n’attend pas votre sœur ? »</em> J’adore cette scène ! <span id="more-22463"></span></p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice disparu(e) avec qui vous aimeriez dîner ? </strong></p>
<p>Charlie Chaplin. La question ne se pose même pas ! C&#8217;était un génie absolu, jusqu&#8217;au-boutiste. Le stand up, c&#8217;est ma vie, je fais tout pour le vivre au quotidien et lui, il avait réussi à faire tout ce qu&#8217;il souhaitait. J&#8217;aimerais un jour être aussi précis et inventif. Il allait tellement plus loin que la vanne qu&#8217;on attendait de lui ! C&#8217;est déjà incroyable de nos jours, ce devait être hallucinant à l&#8217;époque.</p>
<p><strong>Les premières larmes devant un film ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/verino-stand-up-show-ange.jpg" alt="Vérino s&#039;installe au Grand Point Virgule" width="187" height="280" class="alignright size-full wp-image-22491" />Je pleure devant tous les Pixar. En fait, je pleure dès qu&#8217;il y a un violon dans un film !</p>
<p><strong>Les derniers fous rires au cinéma ? </strong></p>
<p>C&#8217;était pendant <em>La Personne aux deux personnes</em> de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine. J&#8217;ai eu un vrai fou rire qui m&#8217;a tiré les larmes, je ne pouvais plus m&#8217;arrêter. Dans ce film, on touche au génie d&#8217;Alain Chabat dont je suis fan.</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ? </strong></p>
<p>Adolescent, c&#8217;était <em>Angélique marquise des anges</em>. Maintenant, ce serait plutôt <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/" title="La Vie d’Adèle – Chapitre 1 &amp; 2 de Abdellatif Kechiche">La Vie d&#8217;Adèle</a>.</em></p>
<p><strong>Le film culte que l’on garde précieusement ? </strong></p>
<p>Forcément un Pixar, ils sont tous merveilleux. Allez, je vais dire <em>Toy Story 3. </em></p>
<p><strong>Le film interdit qu’on essaie de se procurer par tous les moyens ? </strong></p>
<p>J&#8217;aimerais beaucoup revoir <em>Requiem for a Dream.</em></p>
<p><strong>Qui mettriez-vous dans votre Panthéon du septième art ? </strong></p>
<p>José Garcia qui est un acteur hyper-généreux et Alain Chabat qui est tellement excellent !</p>
<p><strong>Le film que vous auriez aimer réaliser ? </strong></p>
<p>Il n&#8217;y en a pas. Je suis un véritable spectateur ! Le seul film que j&#8217;aimerais réaliser, c&#8217;est celui que je vais écrire prochainement et qui est encore dans ma tête.</p>
<p><strong>Que gardez-vous de votre expérience ciné dans <em>Fonzy</em> d’Isabelle Doval ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/verino-s-installe-grand-point-virgule-spectacle-2015.jpg" alt="Vérino s&#039;installe au Grand Point Virgule" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22489" />J&#8217;en garde un excellent souvenir, notamment parce que je tournais avec José Garcia qui ne m&#8217;a pas déçu. C&#8217;est un comédien adorable, il a été à mon écoute pendant mes jours de tournage. C&#8217;est quelqu&#8217;un qui aime jouer pour s&#8217;amuser et qui a su garder ça. Et j&#8217;espère que je serai toujours dans cette optique dans quelques années.</p>
<p><strong>Quel rôle aimeriez-vous interpréter au cinéma ? </strong></p>
<p>Ce ne serait pas un premier rôle. Je n&#8217;aimerais pas avoir un film qui reposerait sur mes épaules. Je ne pense pas être fait pour ça. Je préférerais être un second couteau, un antihéros qui est là pour passer les balles aux autres. Ou alors, il faudrait que ce soit un film de science-fiction dont je suis fan, de type <em>Avatar</em> ou <em>Star Wars</em>, ne serait-ce que pour impressionner mes enfants.</p>
<p><strong>Quels humoristes appréciez-vous de retrouver sur grand écran ? </strong></p>
<p>J&#8217;aime beaucoup ce que font des gens comme Baptiste Lecaplain, Kheiron, Arnaud Tsamère ou encore Thibaut Evrard, mon metteur en scène, qui a joué dans plusieurs séries et qui est dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mon-roi-maiwenn-le-besco/" title="Mon roi, de Maïwenn">Mon roi</a></em>, le dernier film de Maïwenn.</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Boulevard des Airs</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 20:22:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[musique de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Boulevard des Airs n’en finit plus de souffler sa musique faussement festive mais réellement ancrée dans le réel, avec la sortie de son troisième album, <em>Bruxelles</em>, chez Columbia...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-22194" alt="Boulevard des Airs" title="Boulevard des Airs" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/boulevarddesairspochette.jpg" width="280" height="280" />Boulevard des Airs n’en finit plus de souffler sa musique faussement festive mais réellement ancrée dans le réel, avec la sortie de son troisième album, <em>Bruxelles</em>, chez Columbia. Un groupe qui ne prend pas l’image à la légère en proposant à chaque fois des clips de plus en plus cinématographiques. Rencontre avec le chanteur et guitariste Florent Dasque.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ?</strong></p>
<p><em>Un Indien dans la ville</em>. J’y suis allé avec ma famille. Mais si les dessins animés comptent, alors mon premier film devait être <em>La petite Sirène</em> de Disney. J’avais 4 ans, c’est mon premier souvenir de cinéma.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Le film qui a bercé votre adolescence ?</strong></p>
<p><em>Un dîner de cons</em> que j’ai vu de nombreuses fois.</p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice décédé(e) avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Jacques Villeret. J’aurais adoré le rencontrer.</p>
<p><strong>Votre DVD culte ?</strong></p>
<p>Je pense qu’il n’y en a pas. Mais s’il faut en citer un, ce sera <em>Un prophète</em> de Jacques Audiard.</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>Mulholland Drive</em> de David Lynch !</p>
<p><strong>Les premières larmes au cinéma ?</strong></p>
<p>Je ne pleure pas devant les films. J’y ai des émotions, oui, mais aucune larme. <span id="more-22189"></span></p>
<p><strong>Le film qui vous fait le plus rire ?</strong></p>
<p><em>Le Dîner de cons</em>, définitivement !</p>
<p><strong>Qui serait dans votre Panthéon du septième art ?</strong></p>
<p>Lynch, Almodovar et Audiard. Les trois ensemble, ça ferait un super film !</p>
<p><strong>Boulevard des Airs a enregistré une bande originale, <em>eMotion</em>. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-22198" alt="Boulevard des Airs" title="Boulevard des Airs" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/boulevarddesairsextraitclip.jpg" width="269" height="280" />Ce fut avec Guilhem Machenaud, le réalisateur du clip d’<em>Emmène-moi</em>. Il voulait faire un film sur l’esprit des sports de glisse, le freeride, que nous pratiquons avec le groupe. Ce film a obtenu le Prix du public lors du Festival international du film freeride de 2009. On a signé une dizaine de morceaux. Ce fut une très belle expérience et nous aimerions continuer de mettre de la musique sur des images.</p>
<p><strong>Quelles sont justement les images qui vous touchent ? </strong></p>
<p>Ma sensibilité va vers tout ce qui est triste, que ce soit pour la composition ou tout ce qui est visuel. Il y a d’ailleurs de la mélancolie dans notre musique qui est considérée comme festive et participative. Mais j’aime écrire de la musique empreinte d’émotions fortes et mélancoliques. Un peu comme ce que fait Hans Zimmer qui est pour moi celui qui sait mêler le mieux toutes ses connaissances en musique. Il donne un pouvoir incroyable aux images, il me transporte rien qu’avec sa musique.</p>
<p><strong>Avec le clip d’<em>Emmène-moi</em> et son format carré comme dans le film <em>Mommy</em> de Xavier Dolan, on a l’impression que l’image est quelque chose de très important pour votre groupe…</strong></p>
<p>Oui, beaucoup. Tout d’abord, on connaît bien les réalisateurs de nos clips qui mettent en vie toutes nos envies. On voulait absolument qu’il y ait un travail sur l’image. Notre groupe est producteur de tout ce qu’il crée, que ce soit musique, photos, vidéos, ce qui fait que l’on peut s’autoriser tout ce qu’on veut. Notamment pour le clip d’<em>Emmène-moi</em>, au concept original qui trompe les gens visuellement avec ce format carré qui finit par s’étirer au fur et à mesure de la chanson. Peu de monde avait osé le faire auparavant. Nous voulions absolument tourner quelque chose d’original pour cette chanson. Notre prochain single, <em>Bruxelles</em>, aura également un clip très esthétique. On a choisi un lieu fort pour coller au texte. On va tourner dans un théâtre dans le Sud, avec un danseur chorégraphe contemporain et un éclairagiste de cinéma. Le frère de notre bassiste travaille d’ailleurs chez EuropaCorp. Il y a vraiment des fans de ciné dans le groupe !</p>
<p><strong>Un mot sur Zaz qui partage avec vous un duo sur le titre <em>Demain de bon matin</em> ?</strong></p>
<p>On a rencontré Zaz lors d’une promo télévisée. Elle était montée spontanément sur scène avec nous. On a sympathisé, on s’est recroisés lors de festivals et elle a accepté de faire un duo avec nous pour cet album. On aime son discours. C’est une artiste que l’on apprécie beaucoup.</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Vianney</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 10:20:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis bientôt un an, Vianney apporte un brin de poésie acidulée et bien troussée dans la pop française, avec son album <em>Idées blanches</em> paru chez Tôt ou Tard. Auteur, compositeur et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/vianney-copy-jean-marc-lubrano.jpg" alt="Vianney" title="Vianney" width="280" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22163" />Depuis bientôt un an, Vianney apporte un brin de poésie acidulée et bien troussée dans la pop française, avec son album <em>Idées blanches</em> paru chez Tôt ou Tard. Auteur, compositeur et interprète, le jeune homme est également une bête de scène et très soucieux de son image qu’il cultive avec finesse et intelligence. Alors Vianney, t’es où ? Mais là, sur Grand Écart bien sûr !</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ?</strong></p>
<p><em>Pocahontas</em>, c’est la première séance de ciné dans une salle dont je me souvienne, c’était en famille. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p><em>Mary Poppins</em>, que j’ai énormément regardé avec mes frères. Je m’en souviens encore très bien.</p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice disparu(e) avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Ingrid Bergman. J’ai adoré le film <em>Casablanca</em> dans lequel elle joue admirablement bien. Elle avait une classe folle. Comme Audrey Hepburn, mais Ingrid Bergman se rapproche davantage de mes fantasmes. Peut-être parce qu’elle était suédoise et que j’ai un rapport tout particulier avec la Suède. <span id="more-22161"></span></p>
<p><strong>Les premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>Le Roi Lion</em>, pour une scène précise, que je redoutais et voulais voir en même temps, celle où Simba voit son père décédé dans les nuages, s’apitoie sur son sort et crie que tout ceci est de sa faute. Cette culpabilité qu’il exprimait ainsi me mettait en larmes. </p>
<p><strong>Les derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p>Le premier <em>OSS 117</em>, qui est génial. Je le comprendrai encore mieux en vieillissant avec toutes ses références dont je prends conscience au fur et à mesure. J’ai d’ailleurs déjà programmé une prochaine séance de visionnage de ce film. </p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>J’ai tué ma mère</em> de Xavier Dolan. Ca m’a pas mal travaillé quand je l’ai découvert, avec cette intensité passionnelle et la complicité entre les deux garçons, même s’il n’y a qu’une scène plus ou moins érotique entre eux. Et je crois d’ailleurs que c’est exacerbé par la relation conflictuelle entre la mère et son fils qui dissimulent leurs sentiments. </p>
<p><strong>Le film culte que l’on garde précieusement ?</strong></p>
<p><em>Les Barbouzes</em> de Georges Lautner. Ce film est excellent, très drôle, avec un vrai niveau d’écriture et de jeu d’acteurs. Je trouve ça génial qu’un film aussi « vieux » puisse me séduire autant, moi qui suis dans la vingtaine. Du coup, je pense qu’il plaira aussi à mes futurs enfants. Mais j’aurais pu aussi citer <em>Calmos</em> de Bertrand Blier.</p>
<p><strong>Le film que vous auriez aimer réaliser ?</strong></p>
<p>J’avoue faire moins attention à la réalisation qu’au jeu des acteurs. Et comme j’aime énormément Gene Kelly, je dirais alors <em>Singing in the Rain</em>, pour sa légèreté profonde.</p>
<p><strong>Qui mettriez-vous dans votre Panthéon du septième art ?</strong></p>
<p>Il y aurait Terrence Malick, Bernard Blier, Wes Anderson, Audrey Hepburn et Leonardo DiCaprio qui est de plus en plus fascinant dans la conviction qu’il met dans son jeu. </p>
<p><strong>Pourriez-vous composer une bande originale de film ?</strong></p>
<p>J’adorerais faire ça ! Ce serait pour un drame, au piano, en me concentrant sur un vrai thème musical, avec un gimmick reconnaissable. C’est ce qui manque je trouve, en ce moment au cinéma. Il y a de belles nappes de violon, mais on n’en retient rien. Et moi, j’aime quand on peut associer un thème à un film.</p>
<p><strong>Vous semblez très soucieux de votre image. De la pochette de votre album à votre dernier clip, tout semble très cohérent…</strong></p>
<p>Il faut que ce soit un vrai travail d’équipe. Mon petit rôle est de donner une directive, comme ça, c’est clair pour tout le monde. Par exemple, pour la pochette de l’album, je voulais absolument des couleurs précises. Et ensuite, c’est à l’équipe de créatifs d’œuvrer. Idem pour mon dernier clip, <em>Veronica</em>. Il s’agit de mon histoire, car j’ai beaucoup voyagé en vélo. Mais une fois que le cadre est donné, je laisse les autres s’exprimer. </p>
<p><strong><em>Veronica</em> est d’ailleurs un petit film&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/cover-vianney-idees-blanches.jpg" alt="Idées blanches, de Vianney" width="280" height="280" class="alignright size-full wp-image-22168" />Oui, pour <em>Veronica</em>, on a réalisé une sorte de road movie, sur une semaine. On est partis de Paris pour aller jusqu’à la frontière suédoise, en reproduisant un voyage à vélo similaire que j’avais fait il y a trois ans. On a emprunté les mêmes grands axes qu’à l’époque.</p>
<p><strong>Cette expérience vous donne-t-elle envie de commencer une carrière de comédien ?</strong></p>
<p>Je n’avais jamais imaginé que je pourrais faire un truc pareil. Mais grâce au réalisateur Matthieu Mantovani et au chef opérateur, j’ai pu entrevoir à quoi ressemblait le travail de comédien, car pour ce clip, ce n’était pas aussi léger que pour les précédents. J’ai aimé jouer l’acteur amateur, même si je ne me vois absolument pas comédien plus tard !</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Rose</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 08:35:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Lelouch]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après déjà dix ans de carrière, la chanteuse Rose continue d’éclore avec <em>Pink Lady</em>, à paraître chez Columbia le 15 juin. Un album qui distille un véritable parfum cinématographique...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Rose-artiste.jpg" alt="Rose artiste" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22074" />Après déjà dix ans de carrière, la chanteuse Rose continue d’éclore avec <em>Pink Lady</em>, à paraître chez Columbia le 15 juin. Un album qui se savoure pétale après pétale et distille un véritable parfum cinématographique… </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ?</strong></p>
<p>J’ai été élevée à Louis de Funès. J’ai donc grandi avec des comédies comme <em>Rabbi Jacob</em>, mais aussi d’autres, comme <em>Les Compères</em>, de Francis Veber. On ne regardait la télévision que le dimanche soir, quand il y avait ce genre de films. Je n’ai pas grandi avec des films d’auteurs, mais avec du cinéma pour rire. A l’adolescence, le cinéma, c’était surtout pour pécho… On allait voir les films que les garçons choisissaient, comme <em>58 minutes pour vivre</em>. Mais bon, pour ce qu’on voyait du film…</p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>Avec mon frère, on regardait en boucle <em>Itinéraire d’un enfant gâté</em>, de Claude Lelouch. Mais je peux citer aussi <em>La Boum</em>, <em>L’Etudiante</em>, la trilogie <em>Fantômas</em> ou <em>Les Bronzés font du ski</em> (1979). Dès que ça passe à la télé, je regarde !</p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice disparu(e) avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Romy Schneider. C’était le sosie de ma mère. Pour moi, c’était la beauté à l’état pur, la classe incarnée. </p>
<p><strong>La VHS que vous conservez précieusement ?</strong></p>
<p>Ce sera définitivement <em>Itinéraire d’un enfant gâté</em>. Mon père a d’ailleurs toujours la cassette, en version enregistrée à la télé et donc en piteux état, ainsi qu’un magnétoscope ! <span id="more-22073"></span></p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p>Des films comme <em>Eyes Wide Shut</em> ou <em>Basic Instinct</em> qu’on regardait en cachette. Mais j’avoue ne pas trop m’y connaître dans ce domaine. Sinon, il y a <em>Mulholland Drive</em> aussi !</p>
<p><strong>Le film interdit qu’on essaie de se procurer par tous les moyens ?</strong></p>
<p><em>La Folle Journée de Ferris Bueller</em>, de John Hugues <em>[1986, avec Jennifer Gray et Matthew Broderick, ndlr]</em>. C’est un film culte pour moi, que je recherche activement. Impossible de le retrouver. C’est un film dingue et fin en même temps, qui vaut toutes les comédies américaines actuelles.</p>
<p><strong>Les premières grosses larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>La Liste de Schindler</em>, en 1993. Je n’ai pas arrêté de pleurer !</p>
<p><strong>Et les derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p><em>Tellement proches</em>, d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Je l’ai vu deux milliards de fois ! Mais récemment, j’ai revu <em>Un éléphant ça trompe énormément</em> et j’ai beaucoup ri avec cette scène géniale où Guy Bedos, qui interprète un médecin, face à un patient atteint d’une maladie grave, ne prend pas de gants avec lui et se plaint même de sa tendinite qu’il a eue au tennis !</p>
<p><strong>Il y aurait qui dans votre Panthéon ciné ?</strong></p>
<p>Michèle Mercier pour les souvenirs d’Angélique. Elle est au Panthéon direct ! Sinon il y aurait Julianne Moore que j’adore, Catherine Deneuve qui est incroyablissime, Depardieu, Bette Midler, DiCaprio, Sharon Stone…</p>
<p><strong>Votre pseudonyme vient du film <em>The Rose</em>, de Mark Rydell. Pourquoi ce choix ?</strong></p>
<p>Ca vient de Janis Joplin, dont je suis fan. Je l’ai réellement découverte grâce au film <em>Janis et John</em>, de Samuel Benchetrit. Ca a été une révélation pour moi. Je me suis alors littéralement passionnée pour elle. Et quand je cherchais un pseudonyme qui me correspondrait, j’avais d’abord songé à « Pearl » <em>[surnom de Janis Joplin, ndlr]</em>, mais j’ai repensé au film <em>The Rose</em> que j’avais vu et dans lequel Bette Midler interprète une chanteuse inspirée de Janis Joplin. Et j’ai trouvé que Rose m’allait plutôt bien. Pour la petite histoire, la chanteuse Pink a choisi ce pseudo pour les mêmes raisons !</p>
<p><strong>Pourriez-vous composer pour le cinéma ?</strong></p>
<p>Je verrais bien mes chansons dans un film. Je les écris parfois dans ce sens. J’aimerais beaucoup qu’au moins l’une d’entre elles fasse partie d’une bande originale. Je demande d’ailleurs à des amis qui font du cinéma de prendre un de mes titres. Bon, ce n’est pas encore le cas, mais ça viendra peut-être !</p>
<p><strong>Quel est votre type de cinéma ?</strong></p>
<p>J’adore les films français, surtout les comédies, les comédies dramatiques, avec de bons dialogues, de bons acteurs. Dès les premières minutes, je sais si ce sera un navet ou non. Mais parfois, il peut y avoir de bonnes surprises comme pour <em>Les Souvenirs</em>, de Jean-Paul Rouve qui commence bizarrement et qui en fait est très beau, avec de jolies répliques, qu’on a envie de garder en mémoire comme dans un bon livre dont on surligne les belles phrases. </p>
<p><strong>Dans votre dernier album, <em>Pink Lady</em>, vous écrivez des histoires qui pourraient donner lieu à des films…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Cover-album-Pink-Lady-de-Rose.jpg" alt="Couverture album Pink Lady de Rose" width="280" height="280" class="alignright size-full wp-image-22075" />J’essaie en effet de me diriger vers ce qui me ressemble le plus, de m’éloigner des étiquettes qu’on m’a collées, notamment avec mon album précédent. Je me dirige donc petit à petit vers ce que fait mon maître, Alain Souchon. Par exemple, avec le titre <em>Partie remise</em>, je parle de la vie d’un pompiste. En fait, je n’invente rien, mais j’essaie de cinématographier ma musique, sans aller vers un côté trop réaliste. Ca, je n’y arrive pas. </p>
<p><strong>Vous fêtez vos dix ans de carrière. Comment a évolué la Rose d’alors à celle d’aujourd’hui ?</strong></p>
<p>C’est un vrai film ! J’ai l’impression d’avoir eu dix vies. J’ai mûri, tout en gardant une âme d’enfant. La même que Le Petit Prince que je lis à mon fils chaque soir. Je deviens plus concrète, moins rêveuse, je fantasme moins la vie et l’appréhende plus concrètement. Toutefois, c’est un grand écart perpétuel dans ma tête et dans ce que je fais et écoute. Je suis quelque part entre chaque chose de la vie qui est un bonheur à vivre et une certaine folie qui ne me quitte pas…</p>
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