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	<title>Grand Écart &#187; Billets d&#8217;humeur du 65e Festival de Cannes</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Souvenir de Cannes #4 : Back to Razorback</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 22:27:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand je n’étais pas enchaînée par le quotidien, je fréquentais beaucoup le Marché du film du Festival de Cannes. Je voyais des séries B et ou Z et tombais parfois...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/razorback-russell-mulcahy.jpg" alt="Le Razorback de Russel Mulcahy" title="Le Razorback de Russel Mulcahy" width="214" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7811" />Quand je n’étais pas enchaînée par le quotidien, je fréquentais beaucoup le Marché du film du Festival de Cannes. Je voyais des séries B et ou Z et tombais parfois sur un futur classique sans le faire exprès. C’est ainsi que j’ai découvert <em>Razorback</em> de Russell Mulcahy, film inconnu d’un réalisateur qui ne l’était pas moins. Ce thriller horrifique bénéficiait d’une bonne réputation. Aujourd’hui, nous parlerions de « buzz ». Un public de fans (qu’on nommerait « geeks ») s’était déplacé en masse. Le film commence. Une créature attaque un pauvre gars. Tout se passe dans la pénombre. J’écarquille les yeux. Mon voisin se penche vers moi : <em>« C’est quoi ? »</em> J’étais bien incapable de lui répondre. D’après ce que j’avais pu entrevoir, il pouvait aussi bien s’agir d’une armoire normande que d’un tigre du Bengale ou d’un déménageur breton. Deuxième mort violente. Là, ça se précise : c’est un animal. Le voile n’a été enfin levé que quand un vieux chasseur a désigné la tête d’un très gros sanglier en annonçant qu’il avait tué ce « razorback » et qu’il n’en était pas peu fier. On a entendu un <em>« Aaaah ! »</em> soulagé de tout le public francophone. Le film a failli être distribué sous le titre : « Le Phacochère de la mort »,  mais il a finalement gardé son petit nom de <em>Razorback</em>.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #3 : Le sourire d&#8217;Alain Resnais</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 11:20:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai croisé Alain Resnais cette année. C’était à une soirée et il avait l’air fatigué. Je l’ai complimenté parce que j’ai beaucoup aimé Vous n’avez encore rien vu. Il m’a...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/harry-dickson-bande-dessinee.jpg" alt="Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain" title="Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain" width="209" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7807" />J’ai croisé Alain Resnais cette année. C’était à une soirée et il avait l’air fatigué. Je l’ai complimenté parce que j’ai beaucoup aimé <em>Vous n’avez encore rien vu</em>. Il m’a souri et je me suis souvenue de notre première rencontre. C’était dans un cinéma Action où l’adolescente que j’étais alors n’a pas hésité à aborder le grand cinéaste qu’il était déjà. Nous étions là pour voir <em>Le crime était presque parfait</em> en relief. Je ne doutais de rien, un point qui permet d’identifier les gentilles crétines qui osent tout. J’avais lu qu’Alain Resnais rêvait de porter à l’écran <em>Harry Dickson</em>, l’une de mes séries d’aventures favorites signée Jean Ray. J’avais aussi découvert qu’il comptait engager Laurence Olivier pour incarner le rôle principal et je n’ai pas hésité. <em>« Monsieur Resnais, </em>lui ai-je dis car j’étais polie à défaut d’être finaude.<em> Harry Dickson est américain. Laurence Olivier étant anglais, il ne saurait convenir. »</em> Alain Resnais, exquis, n’a pas envoyé aux fraises la petite étudiante que j’étais. Il m’a expliqué gentiment que les accents, ça se travaillait puis nous avons parlé d’Harry Dickson. Il n’a jamais trouvé l’argent pour tourner ce film, ni avec Laurence Olivier, ni sans. En le revoyant tant d’années plus tard,  j’ai repensé à ce moment. Je l’ai félicité pour son film et quand je lui ai dit <em>« Merci monsieur Resnais »</em>, ce n’est pas seulement à son dernier opus que je pensais. Quand il m’a souri d’un air de gamin malicieux, j’ai eu l’impression brève de voyager dans le temps et de redevenir la mademoiselle « je-sais-tout »  d’antan qui  n’avait pas honte de donner des conseils à un maître du septième art à la classe de gentleman et au regard d’enfant.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #2 : Rire avec Haneke</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 12:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en regardant <em>Amour</em> de Michael Haneke, vrai film romantique qui n’a rien d’une comédie. Sacré Michael ! Il n’a pas son pareil pour vous remuer les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/funny-games-haneke.jpg" alt="Funny Games, de Michael Haneke" title="Funny Games, de Michael Haneke" width="280" height="159" class="alignleft size-full wp-image-7231" />Hier, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en regardant <em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke, vrai film romantique qui n’a rien d’une comédie. Sacré Michael ! Il n’a pas son pareil pour vous remuer les tripes avec une férocité badine et vous laisser pantelant comme après une douche au karcher. C’est à Cannes que je me suis frottée à son cinéma pour la première fois avec <em>Funny Games</em>, vrai film ludique qui n’a rien de drôle. Il devait être 17 heures. La salle était comble. On aurait entendu une mouche voler… Puis ce sont les sièges qui ont claqué, annonçant un exode massif de spectateurs après la mort d’un chien que certains n’ont pas supportée. Puis, plus rien. Ceux qui avaient survécu au toutou sont restés collés, bouche bée, sur leur fauteuil. Je sentais le malaise monter. J’essayais de cacher mon trouble. <span id="more-7218"></span>J’étais encore – un peu – jeune et je craignais de montrer mes émotions à mon voisin. Au moment où j’ai cru étouffer d’angoisse, il a murmuré, avec un bel accent marseillais devenu grelottant : <em>« Je ne me sens pas très bien. »</em> Moi non plus. Après, j’ai rencontré Michael Haneke, qui m’a dit chercher à dégoûter les spectateurs du cinéma d’horreur. Je lui ai répondu que <em>Funny Games</em> était raté, puisque je le considérais comme l’un des meilleurs films d’horreur que j’ai jamais vus. Il m’a traitée de « grande malade » avec son délicieux accent autrichien. Il plaisantait. Michael est très drôle même si ses films ne le sont pas. <em>Funny Games</em> a été le dernier film à me donner des cauchemars. J’ai vu les types aux gants blancs sonner à la porte de mon pavillon de banlieue. Je ne pensais pas que Michael Haneke pourrait me secouer encore davantage. Il l’a fait hier, avec <em>Amour</em>. Peut-être parce que le cauchemar qu’il y décrit, vieillesse et dépendances, est proche de mon passé mais aussi d’un futur qui me terrifie.</p>
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		<title>Cannes : le mouroir aux alouettes</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 21:48:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Cannes sous la pluie : la météo ambiante rappelle la cité balnéaire à son premier office, à savoir offrir aux vieux riches un cadre décent pour y agoniser. Mais tandis que déferle sur la ville une cohorte... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/septieme-sceau.jpg" alt="Scène d&#039;échecs du Septième Sceau, d&#039;Ingmar Bergman" title="Scène d&#039;échecs du Septième Sceau, d&#039;Ingmar Bergman" width="280" height="162" class="alignleft size-full wp-image-7281" />Cannes sous la pluie : la météo ambiante rappelle la cité balnéaire à son premier office, à savoir offrir aux vieux riches un cadre décent pour y agoniser. Mais tandis que déferle sur la ville une cohorte juvénile prête à se la coller sous le prétexte d&#8217;être cousin au troisième degré avec une seconde assistante maquilleuse en alternance, les salles du Festival préfèrent marteler une réalité physiologique : la courte durée d&#8217;une existence humaine.<br />
Michael Haneke côté agonie bourgeoise, Bruno Podalydès pour les formalités funèbres, voire le film uruguayen <em>3</em> (présenté à la Quinzaine des réalisateurs) et ses râles hors champ d&#8217;une mourante invisible&#8230; Dans les différentes sections de Cannes, la mort plane ; tantôt invitée surprise d&#8217;une fête blindée, tantôt échappatoire à une vie trop lourde, la Faucheuse est en pleine moisson.<br />
Façon vote des morts aux Municipales à Paris, les décédés se sont mêmes invités : feu Claude Miller et son adaptation de Mauriac ou Raoul Ruiz et sa <em>Nuit d&#8217;en face</em>, l&#8217;un de ses deux films posthumes. Question mort-vivant, le <em>Dracula</em> d&#8217;Argento n&#8217;était pas l&#8217;unique représentant de ce pan du cinéma de genre.<span id="more-7249"></span></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="320" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x167k9?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>A Cannes, on aime les classiques, à tel point que Manoel de Oliveira et Alain Resnais reviennent régulièrement sur la Croisette, faisant valoir que l&#8217;édition 199X puis 200X puis 201X, et bientôt 202X, sera leur dernière, mais leur obstination à vivre leur permet de défier et les comités de sélection se sentant obligés et la Camarde, par la même occasion.<br />
Coïncidant avec la présence massive du cinéma latino-américain, lointain héritier de l&#8217;art maya annonciateur d&#8217;apocalypse, cette odeur de mort répandue du Carlton au Bunker en passant par l&#8217;hospice de Cannes pourrait bien être le présage de la fin du monde à venir, et, plus grave encore, d&#8217;un ajournement de l&#8217;édition 2013 du Festival.</p>
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		<title>Billet d&#8217;humeur #3 : La liste, c&#8217;est la vie&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 08:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;La liste, c&#8217;est la vie.&#8221; Oskar Schindler ne mentait pas (sauf aux commanditaires de son usine), tant l&#8217;actualité cannoise, urbi et orbi, se résume en liste. Mais aussi au paradigme...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/programme-journalistes-croisette.jpg" alt="Programme d&#039;un journaliste à Cannes" title="Programme d&#039;un journaliste à Cannes" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-7132" /><strong><em>&#8220;La liste, c&#8217;est la vie.&#8221;</em> Oskar Schindler ne mentait pas (sauf aux commanditaires de son usine), tant l&#8217;actualité cannoise, urbi et orbi, se résume en liste. Mais aussi au paradigme du catalogue : certains sont dessus, et d&#8217;autres, plus nombreux encore, n&#8217;y figurent point.</strong></p>
<p>Les absents notoires de ce joli mai : Martine Aubry, Olivier Assayas, Rio Mavuba. Trois êtres soumis au même désarroi que le gamin toujours choisi en dernier lors des parties de foot, et que l&#8217;on retrouvait aux buts (enfin derrière les filets). Il en va de même pour les déceptions liées aux portefeuilles ministériels ; se retrouver rue de Grenelle quand on voulait une suite à l&#8217;hôtel Matignon, puis sur liste complémentaire a de quoi jeter n&#8217;importe quelle mairesse de Lille dans le désarroi.<span id="more-7126"></span><br />
Dans les Alpes-Maritimes, la deuxième quinzaine de ce mois, les sélections ont lieu à tous les étages : dans le bureau de Thierry Frémaux, roi de la rature et des plans de table pour festin festivalier, dans le sous-sol du Palais, où le numerus clausus des journalistes accrédités oblige les folliculaires les plus humbles à se contenter d&#8217;aller voir <em><a href="/cinema/avengers-joss-whedon/" target="_blank">The Avengers</a></em> en VF au CGR de La Bocca. Et puis, la nuit tombée, la seule énumération qui compte fait loi : un patronyme griffonné sur un post-it, et c&#8217;est un Cerbère musclé qui vous ouvre les bras vers la cellule qu&#8217;il garde, où anciennes vedettes de téléréalité et troisième assistant stagiaire régisseur se côtoient sur le dance-floor.<br />
Ainsi parlent les petits papiers aux environs de la Croisette, qui comme partout ailleurs sont appelés à devenir de plus petites sélections encore. On ne retient d&#8217;un gouvernement que les quelques ténors qui en ont marqué la politique ; si <em>L’Équipe</em> donne tant de place à la liste des 23, seuls les titulaires auront droit à leurs colonnes en une, puis les buteurs ; quant à Cannes, la joie toute printanière d&#8217;être sélectionné cède rapidement la place, pour 99 % des cinéastes, à la déception éternelle de ne pas figurer sur la seule liste apprise par cœur : les palmés en or. Serait-elle faite pour être rayée ?</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #1 : Joe, William et Maniac</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 09:24:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[Au début des années 1980, je me souviens de William Lustig débarquant sur la Croisette avec <em>Vigilante</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/maniac-franck-khalfoun.jpg" alt="Elijah Wood dans Maniac de Franck Khalfoun" title="Elijah Wood dans Maniac de Franck Khalfoun" width="270" height="178" class="alignleft size-full wp-image-6926" />Au début des années 1980, je me souviens de William Lustig débarquant sur la Croisette avec <em>Vigilante</em>. Peu de temps auparavant, il avait fait sensation avec <em>Maniac</em>, film gore sur un tueur trouvant distrayant de scalper des dames pour exposer leur chevelure sur des mannequins. Bill Lustig était un chic type. Il l’est toujours aujourd’hui. Mais il préfère produire des Blu-Ray de films plutôt que de réaliser les siens. Lustig est un vrai fan de cinéma d’horreur, pas de ceux qui se servent du genre comme tremplin en espérant passer ensuite à un cinéma plus « noble ». <span id="more-6923"></span>Il partage sa passion pour ce qu’il aime et gagne des sous en le faisant &#8211; ce que je trouve malin. Il a dû fameusement s’entendre avec Alexandre Aja, producteur de la nouvelle version de <em>Maniac</em> présentée en séance spéciale cette année. Comme lui, Aja est un fou de longs-métrages sanglants parfaitement décomplexé. Il y a trente ans, le premier <em>Maniac</em> se voyait presque sous le manteau, au Marché du film. Aujourd’hui, le second  passe à minuit mais en sélection officielle. L’imposant Joe Spinell a été remplacé à l’ex-Hobbit Elijah Wood. C’est peut-être une bonne idée. Quand la lumière s’éteindra je sais que, pendant quelques secondes, j’aurai de nouveau moins de 20 ans et je penserai à Joe, l’un des plus chics types de l’univers, parti trop tôt. Il rêvait d’un <em>Maniac 2</em>. Si je croyais au Ciel et à l’Enfer, je l’imaginerais regarder la Croisette avec un petit sourire en se disant que, par procuration, il a concrétisé son vœu.</p>
<p><strong>La bande-annonce de <em>Maniac</em> de William Lustig :</strong><br />
<center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/S-UHzcNYlGo?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ouverture du 65e Festival de Cannes, allegro ma non troppo, à gauche toute !</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:21:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Rappel de la théorie du chaos : une femme de ménage bat des cils à New York, et la Corrèze envoie...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/nanni-moretti-president-jury-cannes-2012.jpg" alt="Nanni Moretti, le président sympa du 65e Festival de Cannes" title="Nanni Moretti, le président sympa du 65e Festival de Cannes" width="280" height="184" class="alignleft size-full wp-image-6492" /><strong>Rappel de la théorie du chaos : une femme de ménage bat des cils à New York, et la Corrèze envoie un deuxième président à l’Elysée. Oui, l’anniversaire de l’affaire DSK coïncide avec l’ouverture du Festival.</strong> </p>
<p>C’est avec un sens de l’à-propos particulièrement notable que Wes Anderson, réalisateur à la propreté photographique incontestable (oserait-on dire que son esthétique est au plumeau ?), aura pour tâche de dépoussiérer les strapontins de la salle Lumière, suppléé là par les séants synchrones des festivaliers gloussants. Des zygomatiques au postérieur, <em><a href="/cinema/moonrise-kingdom-wes-anderson/" target="_blank">Moonrise Kingdom</a></em> sera une expérience anatomique, réconciliant l’humour et le corps, comme l’a si bien fait Julien Dray. <span id="more-6459"></span></p>
<p>A gauche toujours, mais loin de New York et de la rue Saint-Denis, Nanni Moretti réhabilite la fonction de président. En face des deux plombiers du libéralisme que sont Super-Mario Monti et Super-Mario Draghi, l’auteur de <em>Palombella Rossa</em> prouve qu’on peut tout à la fois être italien et sympathique, sans nécessairement avoir travaillé pour Goldman Sachs.</p>
<p>Interrogé par fax sur le président qu’il comptait être, Moretti a réalisé une déclaration d’intention exemplaire : </p>
<p>&nbsp;<br />
<em>« Moi président du jury cannois, je ne serai pas le chef de la compétition. Je ne recevrai aucun des cinéastes impétrants au Bunker.</p>
<p>Moi président du jury cannois, je ne traiterai pas Thierry Frémaux de collaborateur.</p>
<p>Moi président du jury cannois, je ne participerai pas à une collecte de fonds pour mon prochain film dans un hôtel de la Croisette.</p>
<p>Moi président du jury cannois, je considérerai la Quinzaine et la Semaine comme des partenaires incontournables.</p>
<p>Moi président du jury cannois, j’essaierai d’avoir une hauteur de vue, notamment parce qu’Ewan McGregor m’empêche de voir l’écran, quand il a mis du gel. »</em></p>
<p>&nbsp;<br />
Voilà, la Gauche est au pouvoir, et c’en est fini pour Cannes de sa traditionnelle cohorte bling-bling n’ayant rien à voir avec les personnages des frères Dardenne, de ses affreuses fêtes gratinées sur des terrasses à mille lieues des décors de Michael Haneke, et du <em>storytelling</em> façon presse people fort éloigné des schémas narratifs de Naomi Kawase.</p>
<p>Il était temps, camarades !</p>
]]></content:encoded>
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