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	<title>Grand Écart &#187; Les films de la 56e Semaine de la critique</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Felipe Barbosa</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 06:05:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
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		<description><![CDATA[C’était l’un des films sensations de la Semaine de la critique. Gabriel e a monanha y a d’ailleurs obtenu deux prix ce jeudi 25 mai, le prix Révélation France 4...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/gabriel-montanha-felipe-barbosa-affiche-cannes-2017.jpg" alt="Gabriel et a montanha, de Felipe Barbosa" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25588" />C’était l’un des films sensations de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">Semaine de la critique</a>. <em>Gabriel e a monanha</em> y a d’ailleurs obtenu deux prix ce jeudi 25 mai, le prix Révélation France 4 et le prix Fondation Gan. Son réalisateur, Felipe Barbosa, revient sur la genèse de ce projet ambitieux où il fait revivre son ami d’enfance, Gabriel Buchmann, tragiquement disparu au Malawi, en faisant se télescoper fiction et réalité. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Alors, quelle réaction face aux deux prix que vous venez de remporter ?</strong></p>
<p>J’étais bouleversé, très fier. C’est spécial pour moi d’être reconnu par un tel jury que je remercie encore. Et puis j’ai beaucoup aimé le film qui a obtenu le Grand Prix, <em>Makala</em>. Il y a un pont entre nos deux films qui commencent et se terminent par une prière, où l’Afrique est mise en avant. De manière plus verticale, peut-être&#8230; Et puis pour le Brésil, c’est formidable, car je ne crois pas qu’aucun film brésilien n’avait obtenu un tel prix auparavant. C’est une vraie joie pour moi, ça va nous aider pour une distribution en salles en France. Vive la France !</p>
<p><strong>D’ailleurs, vous parlez très bien français…</strong></p>
<p>Ma mère était prof de français. Elle était aussi la prof de Gabriel d’ailleurs, avec qui j’ai grandi.</p>
<p><strong>Pourquoi revenir sur l’histoire de cet ami justement, Gabriel Buchmann ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/felipe-barbosa-gabriel-montanha-semaine-critique-cannes-2017.jpg" alt="Felipe Barbosa" title="Felipe Barbosa" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-25592" />Parce que j’ai fini par comprendre la joie qui transparaissait de cet e-mail qu’il a envoyé à sa famille et ses amis quand il était en Ouganda et qui a été divulgué et bien relayé par la presse brésilienne au moment de sa disparition, quand les recherches pour le retrouver ont commencé. Je suis allé en Ouganda en 2011, justement, et je m’y suis senti tellement heureux que je ne voulais pas en repartir, j’ai changé plusieurs fois mon billet retour. Lui aussi avait eu cette même volonté inconsciente de rester là pour toujours. Je me suis alors dit que je pouvais m’approprier cette histoire qui avait bouleversé beaucoup de monde au Brésil. C’était une histoire avec beaucoup de questions, de mystère, une histoire très cinématographique. Il y a aussi un côté spirituel, dans cette mort tragique. Gabriel mangeait tellement la vie que je suis sûr qu’il ne pensait pas qu’il allait mourir, que son esprit ignorait qu’il était mort. Il n’a pas eu la chance de se préparer pour cette rencontre tragique. Ce film peut peut-être l’aider à lui montrer ce qui s’est passé. <span id="more-25586"></span></p>
<p><strong>Pourquoi commencer le film directement par sa mort ?</strong></p>
<p>Parce que c’est une histoire tragique, avec un destin fataliste et je voulais l’annoncer tout de suite, car il n’avait pas qu’un seul but, il voulait trop de choses en même temps. C’est difficile de faire un film comme ça, car normalement, on est attaché à un personnage qui n’a qu’une seule chose en tête. Or lui n’avait pas qu’une quête unique. En annonçant sa mort dès le début, ça amène le spectateur à se demander comment il en est arrivé là. C’était plus facile pour moi, en tant que narrateur. C’était une grande question avec mon coscénariste, car lui était contre cette idée. </p>
<p><strong>Le film est un docu-fiction dans lequel les gens qui ont côtoyé Gabriel pendant ce séjour en Afrique revivent cette rencontre avec votre acteur principal. Comment les avez-vous retrouvés ?</strong></p>
<p>Par des photos qu’il avait faites, des numéros de téléphone, son carnet, des e-mails où il décrivait les gens qui l’avaient marqué. Je savais donc qui étaient les personnes les plus importantes. Son ex-compagne aussi, Cristine, m’a été d’une grande aide, car elle a fait partie de ce voyage pendant quelques semaines. En 2015, je suis reparti sur les traces de Gabriel pendant presque quatre mois après ma première expédition en 2011, avec notamment ma femme et ma coproductrice. On a fait des repérages et des recherches. C’était difficile, car parfois je n’avais que des photos que je montrais aux gens. Mais il y avait plein de personnes que je voulais retrouver comme Lenny, le guerrier masaï, Luke le chauffeur routier ou Goodluck. J’ai fait le Kilimandjaro, le Kenya, la Tanzanie… J’ai fini par les rencontrer, même s’il y a eu parfois des fausses pistes. La plus belle histoire reste celle de Tony à Zanzibar, que Gabriel et Cristine n’ont connu que deux heures. Je ne l’avais pas trouvé, j’étais prêt à supprimer cette scène. Mais le premier jour que nous tournions à Zanzibar, la comédienne est tombée malade et alors que j’étais en train de réfléchir aux plans suivants, je vois un homme qui s’approche de moi, en train de pleurer et il m’a dit venir du Niger, qu’il connaissait Gabriel. Je pensais qu’il mentait et en fait non, c’était Tony. Une coïncidence envoyée par Dieu. J’ai alors tourné la scène qui ne faisait plus partie du scénario.</p>
<p><strong>C’était difficile pour ces personnes de revivre ce qu’elles avaient fait avec Gabriel, mais avec un acteur de cinéma ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/gabriel-montanha-felipe-barbosa-2.jpg" alt="Gabriel et a montanha, de Felipe Barbosa" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25591" />Non, c’était un moment de joie pour eux. Vous savez, ils ont une vie très répétitive, là ils avaient l’opportunité de jouer, avec de beaux souvenirs en tête. Et là-bas, ils ont un rapport différent avec la mort, plus naturel. Ce n’est pas un grand tabou. </p>
<p><strong>Quelle est la part de fiction, alors ?</strong></p>
<p>Il y en a partout : j’ai beaucoup synthétisé pour la dramaturgie. J’ai donné plus d’importance à certaines choses. Et il y a des détails qui diffèrent. Par exemple, quand on montre la main droite plus faible de Gabriel, en fait, il s’agit de celle du comédien. Et puis Gabriel reste un narrateur avec un point d’interrogation. Peut-on faire confiance à tout ce qu’il a écrit ? Par exemple, il a dit certaines choses contradictoires par rapport à ce que les gens qu’il a rencontrés m’ont rapporté ensuite. A son guide du Malawi, il affirme par exemple que son visa va expirer le lendemain pour aller plus vite au mont Mulanje, alors qu’il semblerait que non. </p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi Joao Pedro Zappa ?</strong></p>
<p>J’ai vu une quinzaine de comédiens, dont quelques non-professionnels. Mais je voulais quelqu’un avec une vraie technique et qui m’aiderait à me guider dans les scènes. Joao est un excellent acteur de théâtre, il est magnifique sur scène et il me rappelait Gabriel dans son regard, à la fois doux et profond. C’est son regard qui m’a conquis. </p>
<p><strong>Y-a-t-il eu une grande préparation physique ? Ce qu’il fait est assez intense…</strong></p>
<p>Pas vraiment, car il a été choisi quinze jours avant le tournage. Je l’ai fait travailler avec un professeur de capoeira. On a fait des exercices physiques, des randonnées notamment avec un masque pour simuler le manque d’oxygène… C’était un cauchemar pour Joao de monter le Kilimandjaro, c’était très dur pour lui, car c’est un garçon un peu fragile, mais je trouvais que c’était intéressant pour le personnage. D’autant que le Gabriel de mon enfance était comme ça, fragile, timide, observateur…<br />
Au fur et à mesure du film, on découvre un autre Gabriel. Au début, on est très dans l’empathie avec lui, car il est toujours souriant et optimiste. Mais vers la fin, on découvre un autre visage, plus arrogant et prétentieux… Je ne voulais pas faire le portrait d’un saint, mais celui d’un vrai homme avec ses défauts. Il faut confronter ceux qu’on aime à leur part de noirceur. L’amour, ce n’est pas la caresse, c’est la confrontation et aimer l’autre quand même. </p>
<p><strong>Vous avez montré le film à ses proches ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/gabriel-montanha-felipe-barbosa-1.jpg" alt="Gabriel et a montanha, de Felipe Barbosa" width="280" height="117" class="alignright size-full wp-image-25590" />Oui. A sa mère et ses sœurs. C’était très émouvant pour elles. Mais je sais que sa mère est plus légère, plus apaisée, depuis qu’elle l’a vu. </p>
<p><strong>Le film fait aussi penser à <em>Into the wild</em>…</strong></p>
<p>Oui, j’ai pensé à ce film, mais la différence c’est que Christopher McCandless voulait s’isoler du monde, dans une fuite très claire. Il voulait être seul dans la nature. Gabriel, lui, voulait être avec les gens et avait beaucoup de buts dans sa vie. </p>
<p>&nbsp;<br />
Gabriel e a Montanha <em>de Felipe Barbosa, avec Joao Pedro Zappa, Caroline Abras, Luke Mpata…  Brésil, 2017. Prix Révélation France 4 et prix Fondation Gan de la 56e Semaine de la critique. Sortie le 16 août 2017. </em></p>
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		<title>Oh Lucy !, d&#8217;Atsuko Hirayanagi</title>
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		<pubDate>Thu, 25 May 2017 14:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Lucy’s not in the sky</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/oh-lucy-atsuko-hirayanagi-semaine-critique-cannes-2017.jpg" alt="Oh Lucy ! d&#039;Atsuko Hirayanagi" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25333" />Comme le chantait Pascal Obispo, <em>« Lucy, il y a des soirs comme ça où tout s’écroule autour de vous sans trop savoir pourquoi toujours. »</em> Une poésie qui sied parfaitement au film d’Atsuko Hirayanagi où Setsuko, alias Lucy donc, va de Charybde en Scylla. Entre le mal et le pis, elle sera tombée amoureuse d’un professeur d’anglais, sera partie à la recherche de sa nièce envolée avec ledit professeur à Los Angeles, se sera fait faire tatouer le mot « amour » en japonais et aura débattu avec sa sœur à coups de poings quand les mots ne suffisent plus. Ca, c’est pour le sommet de l’iceberg de cette Nippone pas comme les autres, qui a épousé la solitude faute de l’amour de sa vie parti se marier avec son aînée. </p>
<p>Version longue d’un court-métrage éponyme, <em>Oh Lucy !</em> traite du désespoir sans s’apitoyer, montrant à la fois le yin et le yang. Setsuko a un appartement jonché d’immondices reflétant le chaos intérieur de son occupante ? Au travail, elle se montre exemplaire et sans failles, même si elle n’éprouve pas une grande empathie pour ses collègues. Setsuko refuse qu’un homme la touche ? Elle se laisse pourtant prendre au jeu des câlins de John, son professeur si amical. Trop amical pour être honnête, peut-être. Mais suffisamment pour que Setsuko accepte de se faire rebaptiser Lucy pour plus de facilités et de porter une perruque blonde pour faire plus américaine. Lasse de sa carcasse qu’elle traîne sans y réfléchir, elle s’empresse de prendre le premier avion pour retrouver sa nièce. Ou plutôt John qui, décidément, occupe ses pensées, même si pour cela, elle doit subir sa sœur qu’elle déteste viscéralement (et réciproquement). <span id="more-25314"></span></p>
<p>A Los Angeles, elle se heurte à la réalité. Le jeu de masques est tombé. Lucy perd pied et contenance. Et même, parfois, le respect des spectateurs. D’héroïne à laquelle on s’identifie, on en vient parfois, comme les autres protagonistes du film, à la détester et la conspuer par la pensée, elle qui refuse de se relever après avoir tant chuté. Une prouesse de la part de la comédienne Shinobu Terajima, visage méconnu dans nos contrées et qui livre ici une performance toute en finesse et subtilité, sans jamais verser dans le ridicule. Elle donne la réplique à un revenant, Josh Hartnett, qui se rachète une crédibilité d’acteur après les blockbusters américains dans lesquels il a versé au début de sa carrière. L’âge lui va bien. Il épaissit son jeu autant que sa carrure. Malgré des situations absurdes (notamment celles qui concernent le choc des cultures entre Japonais et Américains), <em>Oh Lucy !</em> n’a rien de la petite bulle pop acidulée à laquelle on s’attendait. C’est une tragicomédie qui ne tient pas toutes ses promesses, mais qui a le mérite de révéler une autre réalisatrice japonaise que Naomi Kawase. Et c’est déjà un événement en soi. </p>
<p>&nbsp;<br />
Oh Lucy !<em> d’Atsuko Hirayanagi, avec Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami, Koji Yakusho… Japon, 2016. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Petit paysan, d&#8217;Hubert Charuel</title>
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		<pubDate>Thu, 25 May 2017 13:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Petit paysan deviendra grand</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Petit-Paysan.jpg" alt="Petit paysan" title="Petit paysan" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25349" />Comme le petit paysan du titre, le premier film d&#8217;Hubert Charuel démarre sur la bonne voie puis dérive en cours de route. Il lui tient manifestement à cœur de rendre hommage au monde paysan dont il est issu, en commençant par tourner dans la ferme de ses parents. Il brosse le portrait de Pierre (Swann Arlaud), trentenaire, qui reprend avec succès l&#8217;exploitation de vaches laitières familiale alors que sa sœur, Pascale (Sara Giraudeau), en est la vétérinaire attitrée. Hubert Charuel souligne la dévotion du jeune éleveur à son métier, au bien-être de ses vaches, mais aussi la présence écrasante de sa mère et le favoritisme dont bénéficie le fils par rapport à sa fille. C&#8217;est lorsque l&#8217;une de ses vaches est frappée par une maladie type vache folle que le film prend son envol. Car Pierre enchaîne les mauvaises décisions, jusqu&#8217;à se mettre dans une situation inextricable. Hubert Charuel a, à ce stade, imprimé un ton, entre humour et inquiétude, qui laisse entrevoir tous les possibles. Thriller sanglant, comédie noire ou fantastique, on se met à imaginer dans quelle direction le réalisateur va nous emmener. Mais c&#8217;est finalement, après un détour par la Belgique un peu vain, malgré tout l&#8217;amour que l&#8217;on porte à Bouli Lanners, vers la conclusion la plus sage et la plus classique que l&#8217;on s&#8217;achemine. Parce qu&#8217;il est cependant prometteur, on gardera un œil sur le jeune cinéaste.</p>
<p>&nbsp;<br />
Petit paysan<em> d&#8217;Hubert Charuel, avec Swann Arlaud, Sara Giraudeau, Isabelle Candelier, Bouli Lanners&#8230; France, 2017. Présenté en séance spéciale à la 56e Semaine de la critique. Sortie le 30 août 2017.</em></p>
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		<title>Brigsby bear, de Dave McCary</title>
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		<pubDate>Thu, 25 May 2017 10:52:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Brigsby le magnifique </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/brigsby-bear-dave-mccary.jpg" alt="Brigsby Bear, de Dave McCary" title="Brigsby Bear, de Dave McCary" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25696" />Difficile de raconter <em>Brigsby Bear</em> sans spoiler quoi que ce soit. Car ce serait gâcher le plaisir immense de la découverte. Disons qu’il s’agit de l’histoire de James, 25 ans. Et de sa passion dévorante pour l’émission de télé <em>Les Aventures de Brigsby Bear</em> dont il possède tous les épisodes et les produits dérivés. Mais que tout ceci n’est qu’un vaste mensonge créé par amour pour lui. Que la réalité est plus doucereuse. Et qu’il aimerait bien se replonger dans ce mensonge protecteur, tout en incluant ce qu’il vient de découvrir du monde extérieur. Car oui, on est ici, au début du moins, dans le petit monde de James, autarcique et barricadé de verrières, de mathématiques et d’ours pelucheux. Un peu comme si Forrest Gump vivait dans le <em>Truman Show</em> ou dans <em>Room</em> et qu’il bricolait façon Gondry. Mais qu’on rirait davantage. Et qu’on serait touchés tout autant. </p>
<p>Coscénarisé par l’acteur principal (la découverte de l’échevelé Kyle Mooney, lunaire et provoquant une empathie immédiate), <em>Brigsby Bear</em> est une ode à l’enfance. James ne la quitte pas vraiment, même s’il sait qu’il a désormais un corps d’adulte, avec les pulsions sexuelles qui vont avec. Mais son obsession pour le personnage fictif avec lequel il a grandi et acquis toutes ses bases, aurait pu faire basculer le film dans le thriller et le drame. Il n’en est rien. C’est vers la tendresse que le réalisateur Dave McCary emmène son petit monde composé entre autres de Mark Hamill (oui, oui, Mark Hamill, s’il vous plaît), Claire Danes, Greg Kinnear ou Andy Samberg. Né dans les années 1980, le réalisateur signe pour son premier long-métrage un film culte, aux références multiples, forcément geek (de <em>Star Trek</em> au <em>Réveil de la Force</em>), mais toujours distillées savamment. Tout reste en clin d’œil, sans s’imposer, sans venir gâcher une histoire suffisamment forte. Passage de l’enfance à l&#8217;âge adulte en accéléré, <em>Brigsby Bear</em> se savoure comme un gâteau au chocolat qui ne serait pas écœurant, avec suffisamment de sucre pour faire passer l’amertume du cacao. La mélancolie, toujours en toile de fond, reste à sa place et observe la joie l’emporter, l’espoir la supplanter, l’amour (filial, fraternel, amical…) faire son nid, petit à petit. Et tout ceci, grâce à un mensonge qui aurait pu ruiner une vie en éclatant au grand jour et qui au contraire, contribue à construire James toujours un peu plus. Comme quoi, tous les mensonges ne sont pas mauvais à entendre. </p>
<p>&nbsp;<br />
Brigsby Bear <em>de Dave McCary, avec Kyle Mooney, Greg Kinnear, Mark Hamill, Claire Danes, Andy Samberg…  Etats-Unis, 2017. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Sicilian Ghost Story, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza</title>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2017 15:09:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce fut le premier moment d’émotion du Festival de Cannes : toute l’équipe de <em>Sicilian Ghost Story</em> qui s’enlace et fond en larmes au moment du générique de fin, des larmes écloses après...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Conte de faits</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/sicilian-ghost-story-cannes-2017.jpg" alt="Sicilian Ghost Story, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza" title="Sicilian Ghost Story, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza" width="280" height="154" class="alignleft size-full wp-image-25299" />Ce fut le premier moment d’émotion du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Festival de Cannes</a> : toute l’équipe de <em>Sicilian Ghost Story</em> qui s’enlace et fond en larmes au moment du générique de fin, des larmes écloses après cette toute première projection en ouverture de la Semaine de la critique, des larmes soutenues par une standing ovation interminable. Les lumières rallumées, personne ne veut quitter la salle. Il faut dire que pour leur deuxième réalisation après <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/salvo-fabio-grassadonia-antonio-piazza/" title="Salvo, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza">Salvo</a></em> en 2013, les réalisateurs Fabio Grassadonia et Antonio Piazza ont créé là une œuvre atypique et esthétique qu’il sera difficile d’oublier. Le renouveau du cinéma européen vient peut-être de l’Italie… </p>
<p>Dans la mouvance d’un Paolo Sorrentino, <em>Sicilian Ghost Story</em> prend son temps pour distiller une atmosphère soyeuse et délétère en même temps. Le film est un mélange des genres dont les ingrédients ont été savamment choisis : un tiers de conte, un tiers de chronique amoureuse adolescente, un tiers de faits divers et quelques soupçons de thriller pour saupoudrer le tout. On a parfois l’impression de revivre un nouveau <em>Labyrinthe de Pan</em>. Car l’onirisme s’entremêle au réel pour masquer la cruauté et donner des bribes d’espoir. Soit l’histoire de Luna, amoureuse de Giuseppe. Ils sont beaux, ont 13 ans et vivent leurs premiers émois amoureux avec le sourire. Mais Giuseppe, fils d’un mafieux en train de livrer ses anciens camarades de braquage à la police, est enlevé pour faire chanter ce père aussi traitre qu’absent. Le film suit alors le destin de ces deux enfants qui deviennent adultes par la force de cette séparation : Luna qui veut tout faire pour retrouver son aimé, quitte à se perdre ; Giuseppe qui subit son destin dans des geôles dénuées de fenêtres. Sa seule distraction, son unique lien avec l’extérieur : relire une lettre d’amour que lui avait donné Luna avant son enlèvement. <span id="more-25163"></span></p>
<p>Conte sur l’amour et la mort, <em>Sicilian Ghost Story</em> en emprunte tous les codes : la forêt, tantôt étrange et maléfique, tantôt sublime et protectrice ; la marâtre (la mère de Luna, stricte et peu câline qui revêt les oripeaux et le chignon serré de la Holly Hunter version <em>Leçon de piano</em>) ; le père trop tolérant qui passe tous ses caprices à Luna ; les animaux qui veillent sur les deux adolescents de près ou de loin. Mais ici, c’est le prince charmant qui est en captivité et sa belle qui tente de le délivrer. Il y a du <em>Roméo et Juliette</em> aussi, entre ces deux jeunes gens qui s’aiment sans pouvoir se l’avouer face à face. Ils sont issus de deux milieux différents. L’un d’un père malfrat, l’autre d’un monde ouvrier. Aucune des deux familles ne tolère qu’ils se voient en dehors de l’école. Mais leur amour les relie malgré la distance qui les sépare, malgré l’enfermement qui les confine, lui dans sa prison de fortune, elle dans sa chambre et sa dépression. Alors qu’ils s’étiolent simultanément, ils se retrouvent, pleins de vie, dans leurs rêves aussi beaux que funestes. S’il y a parfois des respirations humoristiques, <em>Sicilian Ghost Story</em> est comme un doux poison que l’on ne saurait s’empêcher de boire : c’est aussi bon que douloureux. Une beauté vénéneuse qu’il serait dommage de se priver d’admirer.</p>
<p>&nbsp;<br />
Sicilian Ghost Story<em> de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, avec Julia Jedikowska, Gaetano Fernandez, Corinne Musaralli… Italie, France, Suisse, 2016. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Ava, de Léa Mysius</title>
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		<pubDate>Mon, 22 May 2017 15:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Quand l’amour rend aveugle</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/ava-lea-mysius-s.jpg" alt="Ava, de Léa Mysius" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-25204" />Ava est en vacances en Gironde avec sa mère et sa petite sœur encore poupon. Elle bronze, fait du char à voile et mange des banana splits. Elle veut un chien, aussi, depuis qu’elle a aperçu ce beau Gitan qui en promenait un et qu’elle n’a pas quitté des yeux, à la plage. Si possible, elle aimerait changer de génitrice, tant qu’à faire, tant cette dernière l’embarrasse. Il faut dire qu’elle parle essentiellement de sexe et de plaisirs intimes et qu’elle joint souvent le geste à la parole, dénuée de toute pudeur. Mais le souci principal d’Ava, ce sont ses yeux. Elle perd la vue, petit à petit. L’obscurité l’environne, alors elle veut vivre, coûte que coûte, en profiter au maximum et si possible, avec le beau Gitan, Juan, qu’elle entreprend d’apprivoiser comme un animal sauvage…</p>
<p>Chronique adolescente, comédie, drame… Léa Mysius mêle plusieurs genres dans son film. Un <em>Diabolo menthe</em> version trash où Ava n’hésite pas à se mettre à nue dans tous les sens du terme pour décupler ses sensations avant le néant. Film charnel et sensuel, <em>Ava</em> ose tous les interdits, jusqu’à montrer l’inavouable au cours des cauchemars récurrents de la jeune fille qui étonnent et détonnent. Portée par un grand sens des dialogues, entre absurde et cruauté (Ava ne ménage pas sa mère : quand cette dernière lui demande comment elle la trouve, l’adolescente répond simplement, sans état d’âme et du tac au tac : « médiocre »), la première heure du film se déroule sans encombres. <em>Ava</em> bien, <em>Ava</em> même très bien. On est un peu plus mesurés sur la seconde, lorsque Ava décide de fuir avec Juan. Le film se transforme alors en road trip et ne semble plus savoir où il se dirige réellement. <span id="more-25176"></span>Restent des scènes fortes comme un mariage gitan sous la pluie ou celle où Ava et Juan, déguisés en sauvages et maquillés d’argile, détroussent des touristes nudistes sur la plage. <em>Ava</em> montre alors la folie dont cette toute jeune fille est capable, révélant par la même une personnalité qui risque d’être bridée par sa future cécité. Pour porter ce film, Léa Mysius a fait appel à des comédiens peu farouches et d’un naturel confondant, telle Laure Calamy, nouveau second rôle que tout le monde s’arrache (de <em>Victoria</em> à la série <em>Dix pour cent</em>). Et pour incarner Ava, la réalisatrice révèle un nouveau talent. C’est peu dire que Noée Abita est extraordinaire. Elle n’a peur de rien et dégage un charisme évident qui fera d’elle, si elle poursuit dans cette voie, un nouvel espoir du cinéma français. <em>Ava</em> pas si mal, dans le fond !</p>
<p>&nbsp;<br />
Ava <em>de Léa Mysius, avec Noée Abita, Laure Calamy, Juan Cano, Tamara Cano, Baptiste Archimbaud… France, 2017. En compétition à la Semaine de la critique 2017. Sortie le 21 juin 2017.</em></p>
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		<title>Tehran Taboo, d’Ali Soozandeh</title>
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		<pubDate>Mon, 22 May 2017 10:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
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		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
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		<description><![CDATA[Sea, sex and no fun Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sea, sex and no fun</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/tehran-taboo-ali-soozandeh.jpg" alt="Tehran Taboo, d&#039;Ali Soozandeh" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25690" />Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au Moyen-Orient. En Iran, plus précisément où ces trois femmes sont loin d’avoir des préoccupations métaphysiques. Le mari de Pari est en prison et refuse de divorcer. Alors, cette jeune mère de famille en vient à se prostituer devant son fils. Sara vit chez ses beaux-parents où elle leur sert de manante, est enceinte et aimerait travailler. Mais son mari refuse. Donya vient de perdre sa virginité dans les toilettes d’une boîte de nuit et doit reconstituer son hymen avant son mariage la semaine suivante. Mais son amant d’un soir, Elias, étudiant et musicien sans le sou, n’a pas les moyens de l’aider. </p>
<p>Pour rendre compte de cette trinité dramatique, Ali Soozandeh a utilisé la technique de la rotoscopie. C’est-à-dire qu’il a filmé ses comédiens sur un fond vert et les a ensuite transformés en personnages animés qui s’amalgament à des décors dessinés. Le résultat est bluffant. Surtout, il permet de montrer l’impossible dans un pays où la religion est un carcan trop lourd à porter, où il est interdit aux femmes de s’émanciper sans un homme, où un couple qui se tient par la main sans être marié peut être emmené en prison, où l’on ne peut avoir un prêt dans une banque si l’on est étudiant, où la virginité avant le mariage est obligatoire… Ici, le film commence par une fellation dans un taxi avec un petit garçon qui s’oblige à regarder ailleurs, pour ne pas voir ce que sa mère est en train de prodiguer. Là, des pendaisons publiques. Là encore, une scène de sexe dans une discothèque. Ou ici, un ayatollah qui échange ses services de juge moral contre une partie de jambes en l’air peu délicate. Dans <em>Tehran Taboo</em>, on baise, on jure, on se drogue et on craint à tout instant d’être arrêté par la police pour un destin funeste. Tout le monde agit en cachette, comme dans une section parallèle, loin du regard des autorités qui n’hésitent pas elles-mêmes à briser les tabous et user des pires exactions. <span id="more-25636"></span></p>
<p>Le film est pessimiste, sans espoir, sans échappatoire ou presque pour ses personnages. Teinté d’humour noir et d’un cynisme tellement assumé, <em>Tehran Taboo</em> nous rend admiratif de cette bravoure somptueuse d’Ali Soozandeh. Le réalisateur habite en Allemagne, lui permettant une telle liberté de ton. On a peine à imaginer la réaction des Iraniens devant un tel brûlot qui brise toutes les conventions. A coup sûr, le film n’y sera jamais projeté, ou alors sous le manteau. Raison de plus pour aller le voir en salles, comme un acte politique, pour que la création demeure sans contraintes. Sans tabou. Surtout venant de Téhéran.</p>
<p>&nbsp;<br />
Tehran Taboo <em>d’Ali Soozandeh, avec Elmira Rafizadeh, Zar Amir Ebrahimi, Arash Marandi, Bilal Yasar… Allemagne, Autriche, 2017. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 09 May 2017 13:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’année dernière, c’est à la Semaine de la critique qu’on a pu voir Virginie Efira incarner une avocate borderline, des végétariens devenir carnivores, une famille turque prête à tout pour...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-24923" alt="Semaine de la critique 2017" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/semaine-critique-56-2017.jpg" width="280" height="187" /><strong>L’année dernière, c’est à la Semaine de la critique qu’on a pu voir Virginie Efira <a title="Victoria, de Justine Triet" href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/victoria-justine-triet/">incarner une avocate borderline</a>, des <a title="Grave, de Julia Ducournau" href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/grave-julia-ducournau/">végétariens devenir carnivores</a>, une <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/album-mehmet-can-mertoglu/" title="Albüm, de Mehmet Can Mertoglu">famille turque prête à tout</a> pour que personne ne sache qu&#8217;elle a adopté un enfant, le <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-diamond-island-rencontre-davy-chou/" title="Rencontre avec Davy Chou">désenchantement de la jeunesse cambodgienne</a> ou encore, dans un autre style, Laetitia Casta présenter un défilé de vagins. Bref, on en aura vu des choses ! Et cette année, ça risque également de valoir son pesant. Voici de bonnes raisons de vous rendre à la Semaine de la critique cannoise du 18 au 26 mai 2017.</strong><br />
&nbsp;</p>
<h3>Parce que l’affiche…</h3>
<p>Séquence émotion pour l’affiche de cette 56<sup>e</sup> édition avec ce baiser échangé entre la comédienne Garance Marillier et la réalisatrice de <em>Grave</em>, Julia Ducourneau. Ou les prémices de la grande aventure d&#8217;un film au succès international qui n’a laissé personne indifférent. <span id="more-24919"></span></p>
<h3>Parce que 9 ça suffit…</h3>
<p>Sept films en compétition et deux hors compétition (sans compter les séances spéciales) pour cette nouvelle sélection. Le comité en avait reçu quelque 1250…</p>
<h3>Parce qu’on fait le tour du monde sans bouger</h3>
<p>La Semaine de la critique nous emmène aux quatre coins du globe, à la découverte de réalisateurs qui ne foulent pas souvent nos salles obscures. On part ainsi à Caracas avec <em>La Familia</em>, au Chili avec <em>Los Perros</em>, à Tokyo avec <em>Oh Lucy !</em>, au Malawi avec <em>Gabriel e a Montanha</em>, en plein cœur de l’océan Pacifique avec <em>Ava</em>, à Téhéran avec <em>Tehran Taboo</em>, au Congo avec <em>Makala</em>, en Sicile avec <em>Sicilian Ghost Story</em> ou encore dans les plaines américaines avec <em>Brigsby Bear</em>.</p>
<h3>Parce qu’il y aura de la star</h3>
<p>Si la plupart de ces films se sont montés sans têtes d’affiche, certains ont tout de même attiré de la star internationale : Josh Hartnett dans <em>Oh Lucy !</em>, d’ailleurs produit par Will Ferrell ; Claire Danes ou Mark &#8220;Luke Skywalker&#8221; Hamill dans <em>Brigsby Bear</em>. Et du côté des francophones, on retrouvera Swann Arlaud, Bouli Lanners et Sara Giraudeau dans <em>Petit paysan</em>.</p>
<h3>Parce que vive les premiers films !</h3>
<p>Pas moins de six premiers films sont attendus, dont le film de clôture, <em>Brigsby Bear</em> (et en plus, c’est une comédie !) et un film en séance spéciale, <em>Petit paysan</em>. Les autres sont des seconds longs-métrages, comme le veut cette tradition qui fait la part belle aux réalisateurs de demain.</p>
<h3>Parce qu’enfin l’Afrique est mise en avant</h3>
<p>Deux films apportent un regard neuf sur le continent africain, même si les réalisateurs n’en sont pas issus : <em>Makala</em> du Français Emmanuel Gras raconte l’épopée d’un jeune Congolais pour dépasser sa vie de labeur pour atteindre ses rêves ; <em>Gabriel et a Montanha</em> narre les tribulations d’un jeune Américain au Kenya, puis au Malawi avant d’intégrer une prestigieuse université.</p>
<h3>Parce qu’on aime les courts-métrages</h3>
<p>1700 films courts ont été visionnés par le comité de sélection pour n’en garder que 13. C’est la section parallèle de Cannes qui met le plus en avant ce genre de films trop oubliés, qui sont pourtant comme autant de petits cailloux semés en direction du grand écran. Certains sont présentés ici pour la première fois aux yeux scrutateurs des journalistes et du public.</p>
<h3>La sélection :</h3>
<p><strong>Compétition :</strong><br />
<em>La Familia</em> de Gustavo Ronon Cordova<br />
<em>Los Perros</em> de Marcela Said<br />
<em>Oh Lucy !</em> de Atsuko Hirayanagi<br />
<em>Gabriel e a Montanha</em> de Felipe Gamarano Barbosa<br />
<em>Ava</em> de Léa Mysiu<br />
<em>Tehran Taboo</em> d’Ali Soozandeh<br />
<em>Makala</em> d’Emmanuel Gras</p>
<p><strong>Film d’ouverture :</strong><br />
<em>Sicilian Ghost Story</em> de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza</p>
<p><strong>Film de clôture :</strong><br />
<em>Brigsby Bear</em> de Dave McCary</p>
<p><strong>Séances spéciales :</strong><br />
<em>Une vie violente</em> de Thierry de Peretti<br />
<em>Petit paysan</em> de Hubert Charuel</p>
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