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	<title>Grand Écart &#187; Les films de la section Un Certain Regard</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Harmonium, de Koji Fukada</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2016 18:09:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
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		<description><![CDATA[Le cinéma de Koji Fukada, c’est cette douceur apparente dissimulant de multiples tensions en filigrane. Douceur de vivre, des cadres, des mouvements. Tensions intimes, sociales, écologiques…]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Vies désaccordées</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/harmonium-affiche.jpg" alt="Harmonium, de Fukada Koji" alt="Harmonium, de Fukada Koji" width="209" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23814" />Le cinéma de Koji Fukada, c’est cette douceur apparente dissimulant de multiples tensions en filigrane. Douceur de vivre, des cadres, des mouvements. Tensions intimes, sociales, écologiques… Invisibles, imperceptibles, tels les points chauds qui parsèment, en souterrain, l&#8217;archipel du Japon, elles finissent néanmoins toujours par faire leur chemin pour venir exploser à la surface. Et les dégâts peuvent s’avérer considérables. C’est le cas dans cet <em>Harmonium</em>, le sixième long-métrage de Koji Fukada (<em>Comédie humaine à Tokyo</em>, <em>Hospitalité</em>, <em>Au revoir l’été</em>). Le point de départ est simple : Toshio (Furutachi Kanji) est propriétaire d’un atelier dans une discrète bourgade de la banlieue de Tokyo, où il semble mener une vie ordinaire auprès de son épouse, Akié (Tsutsui Mariko), et de sa petite fille Takashi (Taïga). Un matin, de l’autre côté de la rue, Toshio aperçoit un homme qui l’observe. Chemise blanche proprement rentrée dans un pantalon de costume sombre, les bras raides, le long du corps. Il s’agit de sa vieille connaissance Yasaka (Asano Tadanobu), qui vient tout juste de sortir de prison où il a passé les onze dernières années de sa vie. Toshio décide de l’engager. Un coup de pouce momentané, histoire de lui remettre le pied à l’étrier. Et en guise de rémunération, il lui offre le couvert et le logis. Pas très bavard, Toshio n’en touche pas un mot à sa femme, la mettant face au fait accompli… Koji Fukada filme alors avec beaucoup de simplicité l’installation de ce nouveau quotidien. Les bénédicités d’avant repas, Takashi qui répète son morceau à l’harmonium – le spectacle de l’école approche à grands pas –, le silence habituel du mari et la gêne cérémonieuse de sa femme vis-à-vis de cet inconnu, débarqué soudainement entre les murs de sa maison. <span id="more-23812"></span>Doucement, pourtant, l’ « étranger » s’immisce, prend sa place, apprend un morceau d’harmonium à la fillette, accompagne la famille lors d’une sortie au bord de la rivière et se rapproche d’Akié auprès de laquelle il trouve une confidente compréhensive&#8230; Peu à peu l’embarras s’efface. Et les prémices de la discorde, alors, de se faire sentir. </p>
<p>Tensions sexuelles mais également tensions entre les deux « amis », qui semblent partager un obscur secret. En grand admirateur du cinéma d’Eric Rohmer, Koji Fukada multiplie les scènes de dialogues entre ses personnages, caméra simplement posée. On évoque le passé, ses croyances… Mais comme d’habitude chez le cinéaste, derrière ce qui est dit, il y a ce qui est caché. Au spectateur de l&#8217;imaginer. Fukada filme les relations qui se transforment, explore les non-dits et la banalité d’un quotidien qui se fissure. Il refuse toute frontalité. Il n’y a aucunement de volonté radicale d’imposer un message. Le réalisateur laisse simplement, doucement affleurer ses pistes de réflexion. Le pardon, la rédemption, le droit à la seconde chance (pour Yasaka qui a purgé sa peine, mais aussi pour Akié, quelque peu usée par la routine de son couple), mais aussi la faute, la culpabilité et le droit à la mort… Au spectateur, là encore, de faire son chemin, de construire sa propre vision des choses et d’apporter ses propres réponses aux différentes questions posées. S’il n’a pas la force narrative de son bel <em>Au revoir l’été</em> et s’il souffre peut-être ici ou là de quelques maladresses, cet <em>Harmonium</em> sonne malgré tout assez juste et vient confirmer la grande sensibilité de Koji Fukada qui, avec son cinéma tout en pudeur et honnêteté, s’évertue à ouvrir l’esprit de celui qui le regarde.</p>
<p>Harmonium<em> (Fuchi ni tatsu) de Fukada Koji, avec Asano Tadanobu, Tsutsui Mariko, Furutachi Kanji, Taïga, Japon, 2016. Prix du jury Un Certain Regard 2016. Sortie le 11 janvier 2017</em></p>
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		<title>La Danseuse, de Stéphanie di Giusto</title>
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		<pubDate>Sat, 14 May 2016 15:28:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>« Loïe Fuller : l’icône de la Belle Epoque »</em>… C’est à la lecture de cette simple note apposée au bas d’une photographie noir &#038; blanc que Stéphanie di Giusto a eu envie d’en savoir plus sur cette jeune fille...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Des rêves dansants</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/ladanseuse-affiche.jpg" alt="La Danseuse, de Stéphanie di Giusto" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23739" /><em>« Loïe Fuller : l’icône de la Belle Epoque »</em>… C’est à la lecture de cette simple note apposée au bas d’une photographie noir &#038; blanc que Stéphanie di Giusto a eu envie d’en savoir plus sur le destin méconnu et pourtant insensé de cette jeune fille, née dans un petit village de l’Illinois un jour de 1862 et devenue, quelque trente années plus tard, la <em>Fée Lumière</em> des Folies Bergère, dans un Paris Belle Epoque sous le charme. Sa création la plus célèbre reste la <em>Danse serpentine</em>. Dissimulée dans une ample robe de soie qu’elle animait aux moyens de grands bâtons tenus à bout de bras, Loïe Fuller tournoyait à un rythme frénétique, se perdant dans son impressionnant amas d’étoffe et donnant à voir à son assistance un spectacle irréel. <em>« Un papillon !&#8230; Une orchidée !&#8230; »</em>, s’exclame un public ébahi en voyant virevolter pour la première fois cette <em>« mystérieuse fleur de rêve »</em>. A l’affut des progrès scientifiques de son époque (elle rencontre notamment Edison, Pierre et Marie Curie), Loïe Fuller décuple la magie de ses spectacles au moyen de savants jeux d’éclairages et d’illusions d’optiques (d’où la <em>Fée Lumière</em>). Une audace qui lui vaut d’être considérée aujourd’hui comme une pionnière en matière d’art technologique et d’effets spéciaux. Une révolution ! <span id="more-23736"></span><br />
&nbsp;<br />
<center><iframe width="420" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/fIrnFrDXjlk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
&nbsp;<br />
C’est cette trajectoire lumineuse, exubérante, à contre-courant de son époque que la photographe de métier et jeune réalisatrice Stéphanie di Giusto a choisi d’explorer avec curiosité et passion. Des premiers pas au théâtre, outre-Atlantique, à la <em>Danse des miroirs</em> offerte à un parterre corseté mais émerveillé à l’Opéra de Paris, en passant par les triomphes aux Folies Bergère, la cinéaste suit l’ascension de celle qui fut érigée par le grand Mallarmé comme l’incarnation même de l’utopie symboliste. C’est à la jeune et généreuse Soko (<em>A l’origine</em>, <em>Augustine</em>&#8230;) que di Giusto a choisi de confier le corps et l’esprit de sa Loïe Fuller. Un corps que l’actrice a accepté d’entraîner six heures par jour pendant un mois afin d’encaisser les nombreuses et exigeantes séances de danse. Des séances de danse physiquement traumatisantes et impressionnantes à l’écran que la cinéaste cadre au plus près comme autant de combats dont la danseuse ressort à chaque fois un peu plus abîmée. Ca se sent, ça se voit : Loïe Fuller ne s’aime pas et préfère autant que possible se noyer dans ses flots de tissus. Sauvée par la danse, l’artiste ne survivra malheureusement pas à sa rencontre avec la toute jeune Isadora Duncan, à laquelle la gracile Lily-Rose Depp prête son joli minois. Discrète – trop –, elle signe malgré tout ici des premiers pas au cinéma plutôt prometteurs, déjà pleins d’assurance. A la volonté rageuse et au talent laborieux de Soko/Loïe, Stéphanie di Giusto oppose donc la gracieuse désinvolture et le talent naturel de Lily-Rose/Isadora. Entre la prof et l’élève, entre l’industrieuse bouillonnante et la oisive insouciante, la cinéaste place une Mélanie Thierry tout en retenue. Elle est la manageuse, la coach, la confidente de Loïe. Elle est Gabrielle, l’ange guidant dans l’ombre sa protégée vers les feux ardents de la rampe. Mais elle est aussi l’actrice intuitive rompue aux coulisses du monde du spectacle et tenant la main de la jeune et fougueuse Soko. Au beau milieu de toutes ces femmes, des hommes discrets… Denis Ménochet, François Damiens, Louis-Do de Lencquesaing et Gaspard Ulliel, le plus intéressant, en mystérieux aristocrate désenchanté et suicidaire. </p>
<p>Art et sciences, création et révolution, estime de soi, féminité enfin assumée… Il est un peu question de tout cela dans <em>La Danseuse</em> de Stéphanie di Giusto. Et sans être exempt de tout reproche (on pourrait en réprouver sa construction narrative trop académique, mal commun à bon nombre de biopics), le film brille néanmoins par l’implication aveugle de son interprète principale, par la puissance visuelle de sa photographie signée Benoit Debie (<em>Love</em>, <em>Lost River</em>, <em>Innocense</em> de Lucile Hadzihalilovic), baignant le récit de ce destin insensé dans une douce folie romantique.</p>
<p>&nbsp;<br />
La Danseuse<em> de Stéphanie di Giusto, avec Soko, Lily-Rose Depp, Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel&#8230; France, 2016. Présenté dans la sélection Un Certain regard 2016.</em></p>
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